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7 questions sur les flexi-jobs

Les flexi-jobs : bien pratiques pour les employeurs pour faire face aux périodes de pointe, et une manière avantageuse (car non imposable) pour les salariés de se faire un peu d’argent sur le côté. Rien d’étonnant à ce que le nombre de flexi-jobbers ne cesse d’augmenter. À partir du 1er juillet 2026, le système sera étendu à tous les secteurs. La législation n’est pas encore définitive, mais voici ce que nous savons déjà.

    1. Quelles entreprises et quels secteurs peuvent recourir aux flexi-jobs ?

    L’autorisation ou non de recourir aux flexi-jobs dépend de votre activité principale (commission paritaire, code NACE, secteur). Vous trouverez la liste actuelle dans notre FAQ. Lors de l’introduction en 2015, les flexi-jobs étaient uniquement destinés à l’horeca. En 2018, ils ont notamment été étendus au commerce de détail et, depuis le 1er janvier 2024, à des secteurs tels que les garages, les auto-écoles et le secteur des pompes funèbres. À partir de 2025, les compagnies maritimes (pour le personnel à terre) et les entrepôts des minques de la côte pourront également recourir aux flexi-jobs.

    L’accord de gouvernement fédéral 2025-2029 prévoit une nouvelle extension à tous les secteurs. La mise en œuvre concrète de ce projet se fait encore attendre, mais il semble que les flexi-jobs seront généralisés à partir du 1er juillet 2026, tant dans le secteur privé que public, y compris dans les soins de santé. Dans le secteur public, les ministres fédéraux et régionaux ou les autorités administratives compétentes pourront décider d’exclure totalement ou partiellement les flexi-jobs. Seule l’exception pour les fonctions artistiques, technico-artistiques et de soutien artistique serait maintenue. 

    Attention : les secteurs de la liste peuvent également décider de ne pas autoriser les flexi-jobs via un opt-out. Les secteurs suivants ont déjà fait usage de cette possibilité :

    • CP 144 (agriculture)
    • CP 145 (horticulture, sauf SCP 145.04 (aménagement et entretien de parcs et jardins))
    • CP 323 (gestion d’immeubles, agents immobiliers et personnel domestique – opt-out uniquement pour le personnel domestique)
    • CP 320 (entreprises des pompes funèbres, à l’exception des travailleurs exerçant des fonctions occasionnelles, comme les porteurs ou les agents de cérémonie)

      2. Les flexi-jobs sont-ils autorisés pour toutes les fonctions ?

      Non. Même si les flexi-jobs sont déjà autorisés dans votre secteur, vous ne pouvez pas y recourir pour des fonctions artistiques, technico-artistiques et de soutien artistique. Cette exclusion reste d’application. Actuellement, les professions de soins de santé sont également exclues. Un infirmier à la retraite ne peut donc pas exercer un flexi-job comme infirmier, mais bien comme collaborateur administratif dans un hôpital. 

      Dans le futur système, les professions de soins ne seraient plus exclues. Les secteurs pourraient toutefois décider de limiter le volume de flexi-jobs à un certain pourcentage du volume total de travail chez un employeur du secteur des soins de santé. Aujourd’hui déjà, une limite de maximum 20 % s’applique dans le secteur de l’accueil de l’enfance de la Communauté flamande (CP 331).

        3. Quels travailleurs peuvent exercer un flexi job ?

        Les retraités âgés de 65 ans et plus peuvent exercer un flexi-job lorsqu’ils sont pensionnés depuis plus d’un trimestre. Les retraités de moins de 65 ans doivent avoir perçu une pension au cours du 2e trimestre précédant le flexi-job (T-2).

        Cela changera également. Dans le futur système, tous les retraités pourront exercer un flexi-job durant le même trimestre que celui au cours duquel ils perçoivent leur pension.

        Les non-retraités doivent avoir été actifs à au moins 80 % chez un autre employeur au cours du 3e  trimestre précédant le flexi-job (T-3). Attention : il ne s’agit pas d’une condition d’accès unique. Tant que le travailleur souhaite poursuivre son activité en flexi-job, le contrôle du T-3 sera à nouveau effectué au début de chaque nouveau trimestre.

          Période d’attente pour les salariés passant d’un temps plein à un 4/5

          Les travailleurs qui passent d’un temps plein à un 4/5 ne peuvent pas exercer de flexi-job pendant deux trimestres (trimestre T et trimestre T+1). Cette nouvelle mesure est en vigueur depuis le 1er janvier 2024.

          Exemple :
          Pierre (non pensionné) travaillera à 100 % en janvier 2024 (T-4)
          Il passera à 80 % en avril 2024 (T-3)
          Il ne peut pas exercer de flexi-job pendant la première moitié de 2025 (trimestres T et T+1). 

            4. Quelle est la rémunération minimale des flexi-jobbers ?

            Dans l’horeca, le salaire horaire minimum de 11,64 euros reste d’application. Dans les autres secteurs, depuis le 1er janvier 2024, vous devez appliquer le barème sectoriel correspondant à la fonction exercée par le flexi-jobber. Vous devez tenir compte des conditions de barémisation, telles que l’expérience acquise, les tâches exercées ou l’ancienneté. Si votre secteur ne prévoit pas de barèmes, le flexi-jobber a au minimum droit au salaire minimum garanti.

              5. Quel est le plafond de rémunération des flexi-jobbers ?

              Outre le salaire minimum, un salaire maximum s’applique également depuis 2024 : 150 % du salaire de base minimum, y compris les indemnités, primes et avantages. Cette mesure vise à préserver le caractère de revenu complémentaire des flexi-jobs.

              Dans le futur système, les indemnités, primes et avantages seraient exclus de ce plafond.

              Dans certaines situations exceptionnelles, ce plafond peut toutefois poser problème. Lorsque des primes élevées sont obligatoires dans votre secteur (par exemple, pour le travail du dimanche ou le travail en équipe), vous pouvez tout de même dépasser les 150 %. En pratique, cela pourrait empêcher le recours à des flexi-jobbers. Les partenaires sociaux peuvent néanmoins fixer un plafond différent au niveau sectoriel via une convention collective de travail. Reste à voir s’ils feront usage de cette possibilité.

                Plafond pour le flexi-jobber

                Les rémunérations perçues dans le cadre d’un contrat de travail flexi-job sont exonérées d’impôts sur les revenus.

                Toutefois, lorsque le travailleur n’est pas pensionné, cette exonération n’est accordée que jusqu’à un certain plafond. En 2025, le montant maximal exonéré d’impôts s’élève à 18.000 euros. Ce montant sera indexé chaque année.

                Pour l’année de revenus 2026, le plafond sera porté à 18.440 euros. Dans l’horeca, le salaire horaire maximal passera de 17 à 21 euros.

                Il n’existe pas de plafond pour les salariés légalement pensionnés. Les prépensionnés doivent toutefois rester attentifs. La législation sur les pensions prévoit une limite spécifique concernant le cumul d’un salaire et la pension. Vous trouverez plus d’informations ici.

                  6. Puis-je également permettre à mes travailleurs fixes d’exercer un flexi-job au sein de mon entreprise ?

                  Non. La combinaison d’un emploi fixe et d’un flexi-job chez le même employeur n’est pas autorisée. La législation a encore été renforcée le 1er janvier 2024 : votre salarié fixe ne peut pas non plus exercer un flexi-job dans une « entreprise liée ». Il s’agit, entre autres, d’une société qui exerce un pouvoir de contrôle sur une autre société ou est elle-même contrôlée par une autre société. 

                  Ce durcissement disparaîtrait toutefois dans le futur système : les travailleurs à temps plein pourraient alors exercer un flexi-job dans une entreprise liée.

                  Par ailleurs, les flexi-jobs restent soumis à la condition générale suivante, à vérifier au cours de chaque trimestre durant lequel le flexi-job est exercé : le flexi-jobber ne peut pas être en période de préavis ou de licenciement chez vous ou dans une entreprise liée.

                  Si vous employez un flexi-jobber, vous pouvez néanmoins lui proposer un emploi fixe. Une véritable évolution dans votre collaboration professionnelle.

                  Dès que la législation sera adoptée, les agences d’intérim pourront également employer une même personne à la fois comme intérimaire et comme flexi-jobber, à condition que ce ne soit pas chez le même client.
                   

                    7. Quelles cotisations patronales dois-je payer pour un flexi-jobber ?

                    Depuis le 1er janvier 2024, la cotisation patronale ONSS s’élève à 28 %, tant pour les profils ouvriers que pour les profils employés en flexi-job.

                    Pour être complet : le travailleur en flexi-job ne paie pas de cotisations ONSS.

                      Vous voulez vous lancer dans les flexi-jobs ?

                        Contactez-nous, nous nous ferons un plaisir de vous aider.
                        Anneleen Verstraeten

                        Anneleen Verstraeten

                        Consultante juridique

                        Anneleen Verstraeten a obtenu un Master en droit en 2002. Elle a rejoint SD Worx en tant que consultante juridique en 2003. Dans cette fonction, elle a pris en charge les multiples problèmes socio-juridiques rencontrés par les PME et les grandes entreprises en Flandre. Depuis plusieurs années maintenant, elle se dévoue corps et âme pour le département PME. Elle y est active sur plusieurs fronts en tant que conseillère juridique, consultante légale pour les PME et formatrice interne et externe.