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7 questions sur les flexi-jobs

Les flexi-jobs : bien pratiques pour les employeurs pour faire face aux périodes de pointe, et une manière avantageuse (car non imposable) pour les salariés de se faire un peu d’argent sur le côté. Rien d’étonnant à ce que le nombre de flexi-jobbers ne cesse d’augmenter. Depuis le 1er juillet 2026, le système est étendu à tous les secteurs.

    1. Quelles entreprises et quels secteurs peuvent recourir aux flexi-jobs ?

    Depuis le 1er juillet 2026, les flexi-jobs sont généralisés aux secteurs privé et public, y compris au secteur des soins de santé (attention : les diplômes ou qualifications requis restent d’application). Dans le secteur public, les ministres fédéraux et régionaux ou les autorités administratives compétentes pourront décider d’exclure totalement ou partiellement les flexi-jobs. Seules les exceptions pour le travail du sexe ansi que pour les fonctions artistiques, technico-artistiques et de soutien artistique restent maintenues.

    Attention : les secteurs peuvent également décider de ne pas autoriser les flexi-jobs, ou de ne les autoriser que partiellement, via un mécanisme d'opt-out. Les secteurs suivants ont déjà fait usage de cette possibilité :

    • CP 143 (pêche maritime, à l’exception des catégories d’employeurs 019 et 086) 
    • CP 144 (agriculture – catégories d’employeurs 193 et 293) 
    • CP 145 (horticulture – catégories d’employeurs 194, 494 et 594), sauf la SCP 145.04 (aménagement et entretien de jardins) 
    • CP 323 (gestion d’immeubles, agents immobiliers et personnel domestique - opt-out uniquement pour le personnel domestique (catégorie d’employeurs 037))
    • CP 320 (entreprises de pompes funèbres (catégorie d’employeurs 320), à l’exception des travailleurs exerçant des fonctions occasionnelles, comme les porteurs ou les agents de cérémonie)

    Attention : d’autres opt-out sont encore à prévoir. Les secteurs suivants ont annoncé leur intention d’introduire un opt-out, total ou partiel :

    • industrie du verre (CP 115) 
    • construction (CP 124) 
    • transport et logistique – sous-secteur de l’assistance aéroportuaire (CP 140.04) 
    • courtage et secteur des assurances (CP 307) 
    • secteur non marchand (CP 337) 
    • intermédiation en services bancaires et d’investissement (CP 341)

    Les secteurs peuvent également décider de limiter le volume de flexi-jobs au sein de l’entreprise, généralement à un pourcentage du nombre de collaborateurs fixes. À l’heure actuelle, un plafond de 20% est déjà d’application dans le secteur de l’accueil de la petite enfance de la Communauté flamande (CP 331).

    Par ailleurs, certains secteurs ont conclu d’autres accords spécifiques. Pour être certain des règles applicables, consultez la fiche de votre secteur sur Ella.
     

      2. Les flexi-jobs sont-ils autorisés pour toutes les fonctions ?

      Non. Même si les flexi-jobs sont déjà autorisés dans votre secteur, vous ne pouvez pas y recourir pour le travail du sexe ni pour des fonctions artistiques, technico-artistiques et de soutien artistique. Cette exclusion reste d’application. 

      Les professions des soins de santé ne sont plus exclues, à condition que les flexi-jobbers disposent des diplômes et qualifications requis.

        3. Quels travailleurs peuvent exercer un flexi job ?

        Désormais, tous les retraités peuvent exercer un flexi-job au cours du même trimestre que celui durant lequel ils perçoivent leur pension.

        Les non-retraités doivent avoir été actifs à au moins 80 % chez un autre employeur au cours du 3e trimestre précédant le flexi-job (T-3). Attention : il ne s’agit pas d’une condition d’accès unique. Tant que le travailleur souhaite poursuivre son activité en flexi-job, le contrôle du T-3 est effectué à nouveau au début de chaque trimestre.

          Période d’attente pour les salariés passant d’un temps plein à un 4/5

          Les travailleurs qui passent d’un temps plein à un 4/5 ne peuvent pas exercer de flexi-job pendant deux trimestres (trimestre T et trimestre T+1). Cette nouvelle mesure est en vigueur depuis le 1er janvier 2024.

          Exemple :
          Pierre (non pensionné) travaillera à 100 % en janvier 2025 (T-4)
          Il passera à 80 % en avril 2025 (T-3)
          Il ne peut pas exercer de flexi-job pendant la première moitié de 2026 (trimestres T et T+1). 

            4. Quelle est la rémunération minimale des flexi-jobbers ?

            Dans l’horeca, le salaire horaire minimum de 11,64 euros reste d’application. Dans les autres secteurs, vous devez appliquer, depuis le 1er janvier 2024, le barème sectoriel correspondant à la fonction exercée par le flexi-jobber. Pour déterminer le barème applicable, tenez compte des critères de classification tels que l’expérience, les tâches exercées et l’ancienneté. Si votre secteur ne prévoit pas de barèmes, le flexi-jobber a au moins droit au salaire minimum garanti.

              5. Quel est le plafond de rémunération des flexi-jobbers ?

              Outre le salaire minimum, un salaire maximum s’applique également depuis 2024 : 150 % du salaire de base minimum, à l'exclusion des indemnités, primes et avantages prévus par la loi ou par une convention collective de travail (CCT). Cette mesure vise à préserver le caractère de revenu complémentaire des flexi-jobs.

                Autres plafonds pour le flexi-jobber

                Les rémunérations perçues dans le cadre d’un contrat de travail flexi-job sont exonérées d’impôts sur les revenus.

                Toutefois, lorsque le travailleur n’est pas pensionné, cette exonération n’est accordée que jusqu’à un certain plafond. En 2025, le montant maximal exonéré d’impôts s’élève à 18.000 euros. Ce montant est indexé chaque année.

                Pour l’année de revenus 2026, le plafond s'élève à 18.440 euros. Dans l’horeca, le salaire horaire maximal passe de 17 à 21 euros.

                Il n’existe pas de plafond pour les salariés bénéficiant d'une pension légale. Les prépensionnés doivent toutefois rester attentifs. La législation sur les pensions prévoit une limite spécifique concernant le cumul d’un salaire et la pension. Vous trouverez plus d’informations ici.

                  6. Puis-je également permettre à mes travailleurs fixes d’exercer un flexi-job au sein de mon entreprise ?

                  Non. La combinaison d’un emploi fixe et d’un flexi-job chez le même employeur n’est pas autorisée. Désormais, les travailleurs à temps plein peuvent toutefois exercer un flexi-job dans une entreprise liée.

                  Par ailleurs, les flexi-jobs restent soumis à la condition générale suivante, à vérifier au cours de chaque trimestre durant lequel le flexi-job est exercé : le flexi-jobber ne peut pas être en période de préavis ou de licenciement chez l’employeur auprès duquel il exerce son flexi-job.

                  Si vous employez un flexi-jobber, vous pouvez néanmoins lui proposer un emploi fixe. Une véritable évolution dans votre collaboration professionnelle.

                  Désormais, les agences d’intérim peuvent également employer une même personne à la fois comme intérimaire et comme flexi-jobber, à condition que ce ne soit pas chez le même client.

                    7. Quelles cotisations patronales dois-je payer pour un flexi-jobber ?

                    Depuis le 1er janvier 2024, la cotisation patronale ONSS s’élève à 28 %, tant pour les profils ouvriers que pour les profils employés en flexi-job.

                    Pour être complet : le travailleur en flexi-job ne paie pas de cotisations ONSS.

                      Vous voulez vous lancer dans les flexi-jobs ?

                        Contactez-nous, nous nous ferons un plaisir de vous aider.
                        Anneleen Verstraeten

                        Anneleen Verstraeten

                        Consultante juridique

                        Anneleen Verstraeten a obtenu un Master en droit en 2002. Elle a rejoint SD Worx en tant que consultante juridique en 2003. Dans cette fonction, elle a pris en charge les multiples problèmes socio-juridiques rencontrés par les PME et les grandes entreprises en Flandre. Depuis plusieurs années maintenant, elle se dévoue corps et âme pour le département PME. Elle y est active sur plusieurs fronts en tant que conseillère juridique, consultante légale pour les PME et formatrice interne et externe.