L’interdiction légale de demander un certificat médical pour le premier jour de maladie (dans les entreprises de plus de 50 travailleurs) a été adaptée : elle est désormais limitée à deux fois par an, au lieu de trois auparavant. Les employeurs comptant moins de 50 travailleurs peuvent toujours y déroger — par exemple en exigeant systématiquement un certificat médical — via une CCT ou le règlement de travail.
Le certificat médical électronique (Mult-eMediatt), qui permettrait au médecin de transmettre immédiatement le certificat à l’employeur via l’e-Box, n’est pas encore disponible. L’INAMI centralisera toutefois ces données dans une nouvelle base (GAOCIT) afin de suivre et, le cas échéant, corriger les pratiques de prescription. Les médecins fraudeurs pourront être identifiés et sanctionnés.
Lorsqu’un travailleur est en incapacité avec salaire garanti (les 30 premiers jours calendrier à charge de l’employeur), il ne bénéficiera désormais d’un nouveau droit au salaire garanti qu’après 8 semaines de reprise du travail en cas de rechute. Avant 2026, ce délai n’était que de 14 jours calendrier.
Enfin, une dernière modification joue en faveur de l’employeur en cas de maladie pendant une reprise progressive du travail. Si un travailleur tombe malade durant une telle reprise, il n’a plus droit au salaire garanti — à partir du 1er janvier 2026 — pour les heures durant lesquelles il était autorisé à travailler. La mutualité intervient donc immédiatement. Cette règle s’applique pendant toute la durée de la reprise progressive.