1. Home>
  2. Espace presse SD Worx>

Les PME lèvent le pied : des intentions d’embauche en recul et des plans de licenciement élevés

Les projets de recrutement des PME reculent pour le quatrième trimestre consécutif

Job barometer

Les perspectives d’emploi au sein des PME belges continuent de se dégrader à l’approche du troisième trimestre 2026. D’après le dernier Baromètre de l’emploi PME de SD Worx, une enquête menée auprès de 448 PME en juin 2026, seules 25% déclarent encore avoir des projets de recrutement, tandis que les intentions de licenciement augmentent légèrement pour atteindre 15%. Parallèlement, la part des PME qui s’attendent à une hausse de la charge de travail recule nettement. Cette combinaison traduit un pessimisme économique croissant chez les PME.

SD Worx suit ces évolutions de près depuis de nombreuses années. Depuis 2010, le Baromètre de l’emploi PME de SD Worx mesure, chaque trimestre, les intentions de recrutement des PME. Depuis la mi-2017, le baromètre analyse également les intentions de licenciement pour le trimestre à venir.

Des intentions d’embauche toujours sous pression

La volonté d’embaucher chez les PME recule encore, à 25% (contre 27%), soit une quatrième baisse consécutive, à un niveau nettement inférieur à celui de juin de l’an dernier (40%). Il faut remonter à décembre 2024 (et 2020) pour retrouver un niveau d’intentions d’embauche aussi bas. Les trois Régions sont en recul, la baisse la plus marquée étant observée en Flandre. Par rapport au trimestre précédent, ce sont surtout les PME de plus de 20 travailleurs qui réduisent leurs projets de recrutement.

    Ce trimestre, le top 3 des secteurs avec les intentions d’emploi les plus élevées est : l’Horeca (49%), les services financiers (38%) et l’industrie et la production (33%). Les intentions les plus faibles se retrouvent dans l’exploitation de biens immobiliers (7%) et l’enseignement (13%.
    SD Worx_Georges Verleyen

    Georges Verleyen

    Directeur PME Wallonie-Bruxelles

    SD Worx

    Des plans de licenciement qui restent élevés

    Dans le même temps, les intentions de licenciement progressent légèrement à 15%, en hausse tant en Flandre qu’en Wallonie. Elles sont les plus élevées dans les PME de taille moyenne, comptant entre 20 et 100 travailleurs : 22% envisagent de licencier. Dans les PME de plus de 100 travailleurs, ce chiffre retombe à 8%. Autre signal : les licenciements sont plus souvent définitifs, puisque seules 23% des PME prévoient un remplacement après un licenciement (contre 32% le trimestre dernier).

    Au niveau régional, les écarts restent limités, mais l’écart entre embauches et licenciements se remarque clairement par Région :

    • Wallonie : 21% veulent embaucher (vs 22%) – 16% envisagent de licencier
    • Bruxelles : 32% veulent embaucher (vs 34%) – 10% envisagent de licencier, une tendance similaire au trimestre précédent
    • Flandre : 25% veulent embaucher (vs 29%) – 16% envisagent de licencier, une légère hausse par rapport au trimestre dernier, avec 15 %

    Le pessimisme s’accentue : une baisse du volume de travail est anticipée

    Les attentes concernant le volume de travail se sont dégradées. La part des PME optimistes recule nettement :

    • 22% s'attendent à davantage de travail (vs 27% le trimestre dernier)
    • 15% s'attendent à moins de travail (vs 13% le trimestre dernier)
    • Près de deux tiers (64%) des PME s'attendent à un statu quo (vs 60% le trimestre dernier)

    Le lien avec l’emploi est très marqué :

    • Parmi les PME qui souhaitent embaucher, près de la moitié (49%) s’attendent à une hausse de la charge de travail
    • Parmi celles qui n’ont pas de projets de recrutement, seules 13% anticipent davantage de travail
      Nous constatons que les PME freinent clairement. La combinaison d’une charge de travail attendue en baisse, de projets de recrutement réduits et d’intentions de licenciement élevées reflète une incertitude croissante. Les entreprises continuent à recruter là où c’est nécessaire, mais de manière beaucoup plus sélective aujourd’hui. Au niveau des régions, Bruxelles résiste pour l’instant mieux, avec une dynamique d’embauche toujours plus forte et des intentions de licenciement plus faibles. En Flandre et en Wallonie, par contre, nous voyons les PME se replier plus rapidement : elles ressentent plus fortement l’incertitude économique dans leur planification des effectifs.
      SD Worx_Georges Verleyen

      Georges Verleyen

      Directeur PME Wallonie-Bruxelles

      SD Worx

      « La baisse des intentions de recrutement ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait plus de besoins en personnel. Durant l’été, lorsque les collaborateurs fixes prennent leurs congés, les flexi-jobbers offrent aussi une bouffée d’oxygène aux PMEDepuis le 1er juillet, ils peuvent être mobilisés plus largement. Quatre PME sur dix souhaitent y recourir comme remplacement temporaire pendant les vacances, afin de combler les absences sur une courte période », explique Georges Verleyen, Directeur PME pour la Wallonie et Bruxelles.

            Les PME passent clairement la vitesse inférieure au troisième trimestre. En juillet, août et septembre, SD Worx s’attend à moins d’embauches, davantage de licenciements et une charge de travail en recul.
            SD Worx_Georges Verleyen

            Georges Verleyen

            Directeur PME Wallonie-Bruxelles

            SD Worx

            À propos de l’étude trimestrielle PME

            Pour la 65ème fois, la prévision trimestrielle d’emploi de SD Worx a interrogé un nombre de PME représentatif pour la Belgique au sujet de leurs attentes en matière d’emploi. 448 entreprises de 1 à 250 travailleurs y ont participé, entre le 2 et le 22 juin 2026. Les répondants sont principalement des chefs d’entreprise (63%) ou des responsables RH (15%), ainsi que 15% d’employés administratifs ou d’assistants de direction/management. Il s’agit d’une enquête en ligne menée auprès de PME belges, sur la base d’un échantillon représentatif : le bureau d’études DataD.be contacte les répondants par e-mail. L’étude est répétée chaque trimestre. Une pondération est appliquée selon la Région et la taille de l’organisation, en fonction de la répartition réelle des PME en Belgique. Les résultats sont représentatifs de l’ensemble des PME belges. Les pondérations ne dépassent jamais 3 (et sont même inférieures à 2 pour la Flandre). Pour l’échantillon complet de 448 PME, la marge d’erreur est de 4,63% (intervalle de confiance de 95%).

              A propos de SD Worx

              Pour SD Worx, le succès repose avant tout sur les personnes. Des collaborateurs engagés ne sont pas seulement le moteur de la croissance de l’entreprise, ils contribuent aussi à la société. En collaboration avec ses clients, SD Worx conçoit des solutions RH efficaces qui améliorent le travail, la qualité de vie et l’impact sociétal.

              En tant que partenaire européen de référence pour les solutions RH adaptées à toutes les organisations et à tous les travailleurs, SD Worx propose des solutions logicielles, des services et une expertise en gestion de la paie, de la rémunération, du capital humain et des ressources humaines. Fortement implanté à travers l’Europe, SD Worx accompagne depuis plus de 80 ans des entreprises de toutes tailles pour renforcer l’engagement des travailleurs et assurer leur succès.

              En Europe, environ 105 000 organisations, de toutes tailles, font confiance à SD Worx. L’entreprise compte 10 000 collaborateurs répartis dans 27 pays. Chaque mois, SD Worx gère la paie d’environ 6 millions de travailleurs et fait partie des cinq leaders mondiaux du secteur. En 2025, son chiffre d’affaires s’élevait à 1,307 milliard euros.

              Plus d’informations sur www.sdworx.com / Suivez-nous sur LinkedIn

              Contact presse

              Eva de Schryver
              Eva De SchryverPR Manager+32 (0)496 02 67 08