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Les PME veulent davantage recourir aux flexi-jobs grâce à l’élargissement à tous les secteurs

En moyenne, un flexi-jobiste gagne 446 euros nets complémentaires par mois : de 300 € chez les moins de 25 ans à 720 € chez les 65+

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L’extension des flexi-jobs à tous les secteurs à partir de cet été est accueillie de manière majoritairement positive par les PME belges. C’est ce qui ressort de l’enquête de SD Worx menée auprès de 627 PME en mars 2026. Parmi les PME qui n’emploient actuellement pas encore de flexi-jobistes, près d’une sur six (15 %) déclare vouloir se lancer concrètement dès cet été, dès que cela sera possible. En outre, une sur trois (30 %) étudie activement cette possibilité. Les PME voient le plus grand potentiel dans les fonctions administratives (39 %), suivies des fonctions de services comme l’horeca et le nettoyage (34 %) et des emplois opérationnels en production, logistique et technique (28 %). Les flexi-jobs sont surtout perçus comme un soutien temporaire pour alléger la charge de travail des équipes fixes, et non comme un remplacement de l’emploi fixe. SD Worx a également analysé les chiffres les plus récents de l’ONSS et dresse le profil des flexi-jobistes : où ils travaillent, combien d’heures ils prestent et combien ils gagnent en moyenne en complément.

    Les PME sont plus nombreuses à y être favorables qu’à s’y opposer

    À partir de cet été, tous les secteurs pourront recourir aux flexi-jobs.

    • 55 % ont une attitude (plutôt) positive ou curieuse vis-à-vis de l’extension. 4 % y voient encore quelques obstacles.
    • 30 % jugent cela non pertinent et n’en feront pas usage.
    • 16 % n’ont pas encore d’avis ou manquent encore d’informations.
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        Il est logique que les réactions soient partagées. Le paysage des PME est particulièrement divers et chaque secteur a des besoins différents. Ce qui frappe toutefois, c’est que les PME envisagent surtout les flexi-jobs de manière pragmatique, à savoir comme une solution temporaire pour soulager leurs équipes fixes. La nouveauté, c’est qu’elles pensent également de plus en plus souvent à un soutien administratif et back-office
        Kasap-Tulay

        Tulay Kasap

        Team Manager - Conseil juridique PME

        SD Worx

        Les flexi-jobs comme instrument pour des besoins temporaires

        Les PME ne voient clairement pas les flexi-jobs comme un emploi structurel, mais comme un instrument flexible pour des défis ad hoc :

        • 52 % pour absorber des périodes de pointe
        • 52 % pour des tâches ou projets de courte durée
        • 43 % comme remplacement en cas d’absences de longue durée
        • 42 % pour réduire la charge de travail des travailleurs fixes

        Seuls 17 % envisagent les flexi-jobs comme remplacement structurel des travailleurs fixes ; soit l’option la moins populaire. D’autres motivations fréquemment citées sont la maîtrise des coûts (40 %), trouver plus rapidement des personnes (31 %), y recourir à la demande des travailleurs fixes (25 %), la facilité d’accès (23 %) et le travail en soirée et le week-end (21 %).

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            Fonctions administratives en tête

            Top 3 des groupes de fonctions où les PME voient le plus de potentiel pour les flexi-jobs :

            1. Fonctions administratives (39 %)
            2. Fonctions de services telles que le nettoyage, les soins, l’horeca (34 %)
            3. Fonctions opérationnelles telles que les fonctions de production, de logistique et techniques (28 %)

            Les PME voient le moins de potentiel dans les services de support tels que les RH, la finance ou l’informatique, même si à Bruxelles une PME sur cinq envisage des flexi-jobistes pour ces fonctions. En Wallonie et à Bruxelles, les PME voient relativement plus de potentiel pour des fonctions commerciales. En Flandre, cela ne vaut que pour une PME sur dix.

            19 % des PME déclarent ne pas vouloir employer de flexi-jobistes du tout.

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                Principaux obstacles, bien que la perception ne corresponde pas à la réalité

                Même si les flexi-jobs constituent une piste intéressante pour de nombreuses PME, des inquiétudes existent :

                • 35 % craignent une qualité ou fiabilité moindre que celle des travailleurs fixes
                • 28 % pensent ne pas trouver de candidats adéquats
                • 28 % évoquent la complexité administrative
                • 22 % hésitent en raison d’un manque de clarté des règles
                • Dans l’horeca, une inquiétude supplémentaire concerne les coûts.
                  Il est vrai que la charge administrative est souvent perçue comme un obstacle. Pour pas mal de PME, c’est même une raison de ne pas se lancer avec des flexi-jobistes. Néanmoins, nous constatons que cette crainte est souvent plus grande que nécessaire : il s’agit d’une charge administrative supplémentaire limitée, pas d’un système complexe ou lourd. Dès que les PME sont bien informées et adaptent leur approche à leur organisation, le suivi administratif reste parfaitement gérable.
                  Kasap-Tulay

                  Tulay Kasap

                  Team Manager - Conseil juridique PME

                  SD Worx

                  Les flexi-jobistes : qui sont-ils ?

                  Les pensionnés deux fois plus actifs que les 25-39 ans 

                  Bien que les 25-39 ans constituent numériquement le groupe de flexi-travailleurs le plus important, ce sont surtout les pensionnés qui prestent le plus d’heures. Les 65+ travaillent en moyenne 130 heures par trimestre, soit deux fois plus que les groupes d’âge plus jeunes. De manière générale : plus le flexi-jobiste est âgé, plus il a de temps disponible et plus le revenu complémentaire est élevé.

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                      Une moyenne de 446 euros nets par mois, avec de fortes différences

                      Le salaire horaire moyen des flexi-jobistes s’élevait à 15,86 € au troisième trimestre 2025. Cela correspond à un revenu net complémentaire moyen de 446 € par mois. Ces chiffres masquent toutefois de grandes différences selon l’âge et le secteur.

                      Les salaires horaires peuvent varier de plus de 7 € par heure entre les secteurs. Les hausses salariales annuelles les plus fortes sont notamment visibles dans les secteurs de la garde d’enfants, des auto-écoles, de l’alimentation et de l’agriculture et l’horticulture. Les flexi-jobistes plus âgés sont en outre fortement représentés dans des secteurs tels que le commerce, le transport et la logistique ainsi que les soins, où la rémunération moyenne est plus élevée que, par exemple, dans l’horeca.

                        Le “flexi-job” n’existe pas au singulier. Chaque secteur utilise ce système à sa manière : des courtes prestations aux collaborations plus intensives. Cela se traduit aussi dans le nombre d’heures et les revenus, qui varient d’environ 300 € par mois chez les moins de 25 ans à environ 720 € chez les 65+
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                        Tulay Kasap

                        Team Manager - Conseil juridique PME

                        SD Worx

                        Classement sectoriel au troisième trimestre 2025 – Heures flexi, travailleurs, nombre moyen d’heures par travailleur & salaire horaire (3 mois).

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                          La plupart des flexi-jobistes proviennent de l’enseignement

                          La plupart des flexi-jobistes proviennent des secteurs de l’enseignement, du commerce, des soins, de l’administration publique et la défense et de l’industrie. Ce sont donc les secteurs où les personnes ont le plus souvent un revenu complémentaire via un flexi-job.

                          • Les grands secteurs comptant beaucoup de travailleurs cités ci-dessus fournissent le plus de flexi-jobistes, représentant près de la moitié (46 %).
                          • Le transport et l’entreposage ainsi que les services administratifs & de support suivent de près.

                          Source : calculs propres SD Worx – ONSS T3 2025 Flexi-jobs | ONSS

                          À lire aussi : Une PME sur sept considère les flexi-jobs comme une aide stratégique pour la gestion de la charge de travail | SD Worx

                            À propos de l’étude trimestrielle des PME

                            Dans les prévisions trimestrielles de l’emploi de SD Worx, un nombre représentatif de PME pour la Belgique a été interrogé pour la 64e fois sur ses attentes en matière d’emploi. 627 entreprises comptant de 1 à 250 travailleurs y ont participé entre le 2 et le 22 mars 2026. Les répondants sont principalement des dirigeants d’entreprise (65 %) ou des responsables des ressources humaines (14 %) et 11 % de collaborateurs administratifs. Il s’agit d’une enquête en ligne réalisée auprès des PME en Belgique, basée sur un échantillon représentatif ; le bureau d’études DataD.be contacte les répondants par e-mail. L’étude est répétée chaque trimestre. Une pondération est appliquée selon la région et la taille de l’organisation en fonction de la population des PME. Les résultats sont représentatifs de l’ensemble des PME en Belgique. Les pondérations ne dépassent jamais 2,5 (pour la Flandre, elles sont même inférieures à 2). Pour l’échantillon complet de 627 PME, la marge d’erreur est de 3,91 % (avec un intervalle de confiance de 95 %).

                              A propos de SD Worx

                              Pour SD Worx, le succès repose avant tout sur les personnes. Des collaborateurs engagés ne sont pas seulement le moteur de la croissance de l’entreprise, ils contribuent aussi à la société. En collaboration avec ses clients, SD Worx conçoit des solutions RH efficaces qui améliorent le travail, la qualité de vie et l’impact sociétal.

                              En tant que partenaire européen de référence pour les solutions RH adaptées à toutes les organisations et à tous les travailleurs, SD Worx propose des solutions logicielles, des services et une expertise en gestion de la paie, de la rémunération, du capital humain et des ressources humaines. Fortement implanté à travers l’Europe, SD Worx accompagne depuis plus de 80 ans des entreprises de toutes tailles pour renforcer l’engagement des travailleurs et assurer leur succès.

                              En Europe, environ 105 000 organisations, de toutes tailles, font confiance à SD Worx. L’entreprise compte 10 000 collaborateurs répartis dans 27 pays. Chaque mois, SD Worx gère la paie d’environ 6 millions de travailleurs et fait partie des cinq leaders mondiaux du secteur. En 2025, son chiffre d’affaires s’élevait à 1,307 milliard euros.

                              Plus d’informations sur www.sdworx.com / Suivez-nous sur LinkedIn

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