Nouveaux leviers de rémunération limités chez les PME en 2026
Un quart des PME souhaite augmenter le montant des chèques-repas en 2026
23 januari 2026

Trois quarts des PME belges (entreprises jusqu’à 250 travailleurs) indiquent que l’accord budgétaire de décembre a un impact sur leur politique de rémunération. C’est la conclusion d’une récente enquête trimestrielle menée par SD Worx auprès de 535 PME. Quatre PME sur dix n’ont pas de marge budgétaire pour des avantages supplémentaires en 2026. Concernant les nouveaux leviers, quelques évolutions sont à noter. Les chèques-repas sont désormais l’avantage le plus populaire : une PME sur quatre souhaite en augmenter le montant. Quatre PME sur dix ne voient aucune marge budgétaire pour des extras. Celles qui peuvent agir privilégient des avantages ciblés comme les chèques-repas, cadeaux et primes. Les critères varient selon les cas.
Les PME doivent récompenser leurs collaborateurs dans un contexte de politique salariale stricte. Avec une norme salariale de 0 % et une indexation automatique, il y a peu de marge pour des augmentations classiques. Pourtant, les PME cherchent des alternatives.
Les chèques-repas en tête
Près de 4 PME sur 10 ne voient aucune marge budgétaire pour de nouveaux avantages en 2026. Une sur cinq pointe explicitement la norme salariale de 0 % comme raison. Pour celles qui disposent d’une marge, voici le top 5 des nouveaux avantages :
- Chèques-repas : 25 %
- Cadeaux (comme les cadeaux de fin d’année) : 11 %
- Nouveaux bonus : 10 %
- Augmentation salariale hors indexation : 10 %
- Budget mobilité : 8 %
Les vélos d’entreprise (5 %) et les plans cafétéria (4 %) suivent, un peu à la traîne. Le secteur et la taille de l’organisation jouent tous deux un rôle : le budget mobilité et les bonus sont surtout populaires auprès des plus grandes PME, tandis que les cadeaux sont plus fréquents dans les plus petites organisations.
Comparé à l’an dernier, l’intérêt pour les chèques-repas a fortement augmenté : en 2025, il a plus que doublé par rapport à fin 2024 (11 %). Cette tendance était déjà visible en septembre. Parallèlement, l’intérêt pour les voitures de société et la participation aux bénéfices diminue : voitures de société de 6 % à 3 %, participation aux bénéfices de 4 % à 2,5 %.
Un quart voit un avantage dans la prime collective
Près d’une PME sur trois préfère les bonus individuels. Environ une sur cinq opte pour une prime pour tous en cas de bénéfice, tandis qu’une sur sept préfère une prime collective. Un petit groupe (10 %) combine les deux systèmes. Les secteurs des services (tertiaire et quaternaire) montrent un intérêt particulier.
Avec la norme salariale à 0 %, plus d’un quart des PME se dit (plutôt ou très) ouvert à une prime collective. Les avis divergent toutefois : près d’une PME sur quatre n’est pas du tout intéressée. Ce sont surtout les PME du secteur secondaire et celles avec beaucoup d’ouvriers qui montrent moins d’intérêt pour une prime collective CCT 90.
Critères de récompense adaptés aux objectifs propres
Les PME qui récompensent via des primes collectives le font selon des critères importants pour leur organisation, afin d’orienter les résultats :
- Pour près de 7 PME sur 10 ouvertes à la prime collective, les résultats financiers comme la croissance du chiffre d’affaires ou la réduction des coûts jouent le plus souvent un rôle (69 %).
Viennent ensuite :
- La productivité et l’efficacité (44 %) – volume de production ou taux d’erreur
- La qualité et la satisfaction client (41 %) – fiabilité des livraisons ou gestion des plaintes
- Les RH et le bien-être (34 %) – réduction de l’absentéisme et des accidents du travail
- L’innovation et l’amélioration des processus (30 %)
- La durabilité et l’ESG (14 %) – gestion des déchets, réduction du CO2, efficacité énergétique : une PME sur sept en fait un axe de travail.
Impact de l'accord budgétaire sur la politique du personnel
Les PME signalent un impact sur différents volets de leur politique RH. Trois quarts constatent des conséquences sur la politique salariale (index, chèques-repas, budget mobilité). Près de la moitié (47 %) ressent une pression sur le respect de la nouvelle réglementation, tandis que 45 % anticipent des changements dans l’organisation du travail, la flexibilité et la planification stratégique.
« En ce qui concerne la rémunération en 2026, les PME doivent naviguer entre les attentes des collaborateurs et la contrainte budgétaire ; l’augmentation des chèques-repas est l’avantage le plus populaire pour 2026, mais la prime bénéficiaire, la prime collective et la rémunération flexible restent possibles avec une norme salariale à 0 % », conclut Tulay Kasap.
À propos de l’étude trimestrielle PME
Dans la 63ème édition de la prévision trimestrielle d’emploi de SD Worx, un nombre représentatif de PME belges a été interrogé sur leurs attentes en matière d’emploi. 535 entreprises de 1 à 250 travailleurs ont participé entre le 2 et le 15 décembre 2025. Les répondants sont principalement des dirigeants (72 %) ou responsables RH (12 %). Il s’agit d’une enquête en ligne menée auprès d’un échantillon représentatif par l’institut DataD.be. L’étude est répétée chaque trimestre. Les pondérations tiennent compte de la région et de la taille de l’organisation. Les résultats sont représentatifs de toutes les PME belges. La marge d’erreur pour l’échantillon complet de 535 PME est de 4,23 % (intervalle de confiance de 95 %).
A propos de SD Worx
Pour SD Worx, le succès repose avant tout sur les personnes. Des collaborateurs engagés ne sont pas seulement le moteur de la croissance de l’entreprise, ils contribuent aussi à la société. En collaboration avec ses clients, SD Worx conçoit des solutions RH efficaces qui améliorent le travail, la qualité de vie et l’impact sociétal.
En tant que partenaire européen de référence pour les solutions RH adaptées à toutes les organisations et à tous les travailleurs, SD Worx propose des solutions logicielles, des services et une expertise en gestion de la paie, de la rémunération, du capital humain et des ressources humaines. Fortement implanté à travers l’Europe, SD Worx accompagne depuis plus de 80 ans des entreprises de toutes tailles pour renforcer l’engagement des travailleurs et assurer leur succès.
En Europe, environ 105 000 organisations, de toutes tailles, font confiance à SD Worx. L’entreprise compte 10 000 collaborateurs répartis dans 27 pays. Chaque mois, SD Worx gère la paie d’environ 6 millions de travailleurs et fait partie des cinq leaders mondiaux du secteur. En 2025, son chiffre d’affaires s’élevait à 1,307 milliard euros.
Plus d’informations sur www.sdworx.com / Suivez-nous sur LinkedIn
Contact presse

