Près de quatre grands employeurs sur dix n’ont pas (encore) revu leur politique de télétravail
Deux sur trois versent une indemnité de télétravail de 84 euros par mois en moyenne
21 september 2026

Si le télétravail est solidement ancré dans huit grandes entreprises belges sur dix, près de quatre employeurs sur dix n’ont pas évalué leur politique en la matière au cours de l’année écoulée. Trois employeurs sur dix ont néanmoins réduit le nombre de jours de télétravail, tandis que seuls 5 % l’ont augmenté. Près de la moitié souhaitent voir leurs collaborateurs plus souvent au bureau, tout en reconnaissant les avantages du télétravail en matière de mobilité, de coûts et de productivité. Le télétravail est également bien installé sur le plan financier : deux grands employeurs sur trois versent une indemnité de télétravail, d’un montant moyen de 84 euros par mois. C’est ce qui ressort d’une enquête en ligne menée par SD Worx en juin 2026 auprès de 250 entreprises belges comptant au moins 250 travailleurs.
Le télétravail reste solidement ancré chez les grands employeurs belges : il est possible dans 80 % des entreprises de 250 travailleurs ou plus. 4 % ont supprimé le télétravail. De nombreuses entreprises cherchent le juste équilibre entre le domicile et le bureau.
36 % n’ont pas évalué leur politique de télétravail au cours de l’année écoulée
Près de quatre grands employeurs sur dix (36 %) n’ont pas évalué leur politique de télétravail au cours de l’année écoulée. Parmi les entreprises qui l’ont fait, on observe surtout une tendance vers une présence accrue au bureau. Trois employeurs sur dix ont réduit le nombre de jours de télétravail, contre seulement 5 % qui ont autorisé davantage de jours à distance. Chez 29 % des entreprises, le statu quo a été délibérément maintenu. Au total, 55 % n’ont pas modifié leur politique.
Les jours fixes de télétravail gagnent du terrain chez les grands employeurs
Près de la moitié (47 %) des grands employeurs souhaitent que leurs collaborateurs soient plus souvent présents au bureau, tandis que 17 % ne partagent pas cet avis. Parallèlement, 46 % considèrent qu’un jour fixe de télétravail est bénéfique pour l’organisation. Un employeur sur cinq (22 %) n’est pas de cet avis. Ces résultats indiquent que les employeurs ne se détournent pas nécessairement du télétravail, mais recherchent surtout davantage de prévisibilité et des accords clairs dans l’organisation du travail hybride.
Les employeurs s’attendent à une résistance en cas de nouvelle réduction du télétravail
Le souhait des employeurs d’accroître la présence au bureau ne signifie pas qu’ils s’attendent à ce que les travailleurs l’acceptent sans difficulté. Seuls 28 % pensent qu’une nouvelle réduction du télétravail suscitera peu de résistance. À l’inverse, 43 % indiquent explicitement qu’ils s’attendent à une certaine résistance.
À quoi les employeurs s’attendent-ils cet hiver ?
Quatre employeurs sur dix (39 %) pensent que les travailleurs télétravailleront moins cet hiver en raison de la hausse des coûts énergétiques à domicile. 21 % ne partagent pas cette attente ; les autres restent neutres. Ces chiffres suggèrent que les prix de l’énergie pèsent aujourd’hui moins lourdement dans les choix liés au télétravail que lors de la crise énergétique d’il y a quelques années.
Productivité, mobilité et coûts restent des atouts majeurs
Malgré leur volonté de voir davantage les collaborateurs au bureau, les employeurs continuent de reconnaître les avantages du télétravail :
- 60 % estiment qu’un recours accru au télétravail améliore la mobilité ;
- 53 % déclarent que le télétravail contribue à limiter les frais de carburant ;
- 44 % indiquent que les télétravailleurs sont plus productifs.
Deux grands employeurs sur trois versent une indemnité de télétravail
Le télétravail est également bien ancré sur le plan financier chez les grands employeurs. Deux entreprises sur trois comptant au moins 250 travailleurs (66 %) prévoient actuellement une indemnité pour le travail à domicile. Une sur cinq (20 %) ne le fait pas et n’envisage pas de le faire pour l’instant. Enfin, 14 % ne versent pas encore d’indemnité, mais l’envisagent.
L’indemnité mensuelle moyenne s’élève à 84 euros, même si les montants varient fortement. Un quart des entreprises versent au moins 125 euros par mois, tandis qu’un quart octroient au maximum 40 euros. En moyenne, un peu plus de la moitié des travailleurs (52 %) bénéficient d’une indemnité de télétravail. Dans une entreprise sur quatre, cette indemnité concerne au maximum 25 % des travailleurs.
Des différences régionales sont également observées : à Bruxelles, l’indemnité mensuelle moyenne est la plus élevée, à 97 euros. Viennent ensuite la Wallonie, avec 83 euros en moyenne, et la Flandre, avec 78 euros par mois. À Bruxelles, 55 % des travailleurs reçoivent en moyenne une indemnité, contre 51 % en Flandre et 48 % en Wallonie.
Depuis le 1er septembre, le montant maximal du forfait de bureau exonéré d’impôts et de cotisations sociales s’élève à 164,21 euros par mois, contre 160,99 euros auparavant.
Les chiffres en un coup d’œil
- 47 % souhaitent voir les collaborateurs plus souvent au bureau ;
- 30 % des grands employeurs ont réduit le télétravail ;
- 43 % s’attendent à une résistance en cas de nouvelle réduction du télétravail.
Un constat nuancé :
- 44 % affirment que les télétravailleurs sont plus productifs ;
- 60 % constatent un impact positif sur la mobilité.
Sur le plan financier :
- 66 % versent une indemnité de télétravail ;
- l’indemnité moyenne de télétravail s’élève à 84 euros par mois.
À lire également : La Belgique dans le top 5 européen du télétravail | SD Worx
À propos de l’étude
Cette étude a été réalisée au moyen d’une enquête quantitative en ligne par CityDataDWes, auprès de 250 entreprises belges comptant au moins 250 travailleurs. Les répondants sont des responsables RH ou des personnes impliquées dans la prise de décision en matière de ressources humaines au sein de leur organisation. Le travail de terrain s’est déroulé du 3 au 15 juin 2026 et le temps de réponse moyen était d’environ huit minutes. L’échantillon comprend une répartition équilibrée d’entreprises moyennes et grandes issues de différents secteurs, régions et contextes internationaux. Des entreprises ayant leur siège social en Belgique comme à l’étranger y sont représentées. Parmi les répondants, 15 % sont actifs dans l’industrie et la construction, 42 % dans le secteur tertiaire et 40 % dans le secteur quaternaire.
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