Les travailleurs bruxellois sont ceux qui consacrent le plus de temps à leurs trajets domicile-travail en Belgique. Avec une moyenne de 96 minutes par jour, ils passent plus d’une heure et demie à se déplacer entre leur domicile et leur lieu de travail, soit nettement plus que la moyenne belge de 61 minutes. Une proportion importante d’entre eux effectue par ailleurs des trajets particulièrement longs : 33 % passent au moins deux heures par jour dans leurs déplacements et 24 % parcourent plus de 120 kilomètres quotidiennement.
Bruxelles se distingue nettement par la longueur de ses trajets
Avec 96 minutes de trajet quotidien en moyenne, les travailleurs bruxellois affichent le temps de déplacement le plus élevé parmi les régions et provinces belges étudiées. À titre de comparaison, la moyenne belge s’élève à 61 minutes par jour.
Cette différence se retrouve également dans la proportion de « grands navetteurs ». À Bruxelles, 33 % des travailleurs passent au moins deux heures par jour dans leurs trajets domicile-travail, contre 13 % à l’échelle belge. Bruxelles compte également une proportion importante de travailleurs parcourant de très longues distances : 24 % parcourent plus de 120 kilomètres par jour, contre 14 % en moyenne en Belgique.
La distance moyenne parcourue par les travailleurs bruxellois atteint ainsi 95 kilomètres par jour, soit la moyenne la plus élevée parmi les régions et provinces analysées.
Un temps de trajet qui correspond davantage au seuil jugé acceptable
Malgré ce temps de trajet particulièrement élevé, le seuil que les travailleurs bruxellois se disent prêts à accepter est lui aussi nettement supérieur à celui observé ailleurs. Ils estiment en moyenne que 95 minutes par jour constituent le maximum acceptable, soit pratiquement le même niveau que leur temps de trajet actuel de 96 minutes.
Le constat est également nuancé lorsqu’on demande aux travailleurs si leurs déplacements leur font perdre du temps qui pourrait être consacré au travail. À Bruxelles, 49 % sont d’accord avec cette affirmation, contre 34 % des travailleurs belges.