Les Belges restent les champions européens des trajets domicile-travail les plus longs
Le cap d’une heure par jour est franchi
2 september 2026

Pour la première fois, les travailleurs belges consacrent plus d’une heure par jour à leurs trajets domicile-travail. Avec une moyenne de 61 minutes quotidiennes, la Belgique reste en tête en Europe et dépasse le seuil que les travailleurs jugent eux-mêmes encore acceptable. Pourtant, seul un tiers d’entre eux considère ce temps comme du temps de travail perdu. Des différences notables apparaissent notamment entre les hommes et les femmes, selon une étude internationale menée par le spécialiste RH SD Worx auprès de 16.000 travailleurs dans 15 pays européens et au Royaume-Uni, dont plus de 1.000 en Belgique.
La Belgique est en tête à l’international
La Belgique reste le pays qui se distingue le plus en matière de trajets domicile-travail. Les travailleurs belges déclarent y consacrer en moyenne 61 minutes par jour, soit le chiffre le plus élevé parmi les 16 pays étudiés, nettement au-dessus de la moyenne internationale de 48 minutes par jour. La Belgique devance également des pays comme la Suède (57 minutes) et l’Irlande (56 minutes), où le temps de trajet moyen reste juste en dessous d’une heure. À l’autre extrémité du classement, la Slovénie et l’Italie affichent des durées presque deux fois moins élevées, avec respectivement 32 et 35 minutes par jour.
Cette situation s’explique en partie par la proportion importante de « grands navetteurs » : 13 % des travailleurs belges passent deux heures ou plus par jour dans les trajets domicile-travail. Il s’agit de la part la plus élevée parmi tous les pays étudiés, largement supérieure à la moyenne internationale de 8 %. La Serbie, la Roumanie et l’Irlande suivent de près, avec respectivement 12 %, 11 % et 11 %. La Suède (10 %) et le Royaume-Uni (9 %) se situent également au-dessus de la moyenne. À l’inverse, en Italie et en Slovénie, la part de grands navetteurs ne dépasse pas les 3 %.
La Belgique figure aussi parmi les pays où la proportion de travailleurs parcourant de longues distances pour se rendre au travail est la plus élevée. Avec 14 %, elle compte l’un des plus grands groupes de travailleurs parcourant plus de 120 kilomètres par jour, juste derrière les Pays-Bas (15 %). La Suède arrive en troisième position avec 10 %.
Le seuil de tolérance est dépassé, mais seulement un travailleur sur trois y voit du temps perdu
Le temps de trajet moyen dépasse déjà le seuil que les travailleurs considèrent comme acceptable. Ceux-ci estiment en moyenne que 57 minutes par jour constituent le maximum acceptable, alors que la moyenne observée dans les pays étudiés s’élève à 62 minutes par jour aller-retour.
Fait marquant : ce temps de trajet élevé ne se traduit pas par un niveau exceptionnellement élevé de mécontentement. En Belgique, 34 % des travailleurs déclarent que leurs trajets domicile-travail leur font perdre beaucoup de temps de travail, à peine plus que la moyenne des pays étudiés, qui s’établit à 32 %. Parallèlement, une part importante des répondants ne le perçoit pas de cette manière (41 %). Le constat est donc plus nuancé qu’il n’y paraît.
Un long trajet ne se traduit pas automatiquement par une demande accrue de télétravail
La Belgique ne compte pas une part plus élevée de travailleurs qui ne se déplacent pas – ou pas régulièrement – vers leur lieu de travail. Le pays se situe dans la moyenne, avec 14 %. Des pays comme le Royaume-Uni (20 %), l’Espagne (19 %), la Suède et la Pologne (18 % chacun) affichent une proportion plus importante de travailleurs sans rythme de déplacement régulier. À l’inverse, cette proportion est plus faible en Slovénie (8 %), en Allemagne (9 %), en Roumanie (11 %) et en France (12 %).
Malgré le temps de trajet moyen le plus élevé, la demande de davantage de télétravail n’est pas plus forte en Belgique qu’ailleurs en Europe : 32 % des travailleurs belges souhaitent travailler davantage depuis leur domicile, soit moins que la moyenne internationale.
Des différences marquées entre les travailleurs
Les écarts entre les profils de travailleurs sont nets. Les hommes consacrent davantage de temps aux trajets domicile-travail que les femmes : 65 minutes contre 56 minutes par jour. Ils sont également deux fois plus nombreux à parcourir plus de 100 kilomètres par jour : 23 %, contre 12 % des femmes. Comparativement aux hommes, les femmes vivent plus près de leur travail, ont un temps de trajet moyen plus court et fixent une limite de temps acceptable plus basse : 47 minutes par jour, contre 67 minutes pour les hommes. Une proportion plus importante de femmes belges souhaite également travailler davantage à domicile : 35 %, contre 28 % des hommes.
Les travailleurs employés dans des organisations de plus de 1.000 personnes déclarent un temps de trajet moyen plus long (69 minutes par jour) que ceux travaillant dans de plus petites structures de moins de 100 travailleurs (53 minutes). Les travailleurs à temps plein, ainsi que certains profils tels que les cadres intermédiaires ou les spécialistes seniors, connaissent eux aussi plus souvent des trajets plus longs.
Les alternatives disponibles jouent également un rôle. Près de la moitié des travailleurs belges (46 %) estiment disposer de suffisamment d’options pour leurs déplacements domicile-travail, un résultat toutefois inférieur à la moyenne internationale de 54 %. Un travailleur sur trois n’est pas de cet avis, avec peu de différence entre les femmes (28 %) et les hommes (30 %).
Les transports publics restent un point d’attention : seuls 25 % des femmes et 28 % des hommes les jugent pratiques, fiables et facilement accessibles, contre une moyenne européenne de 36 % dans les pays étudiés. À l’inverse, 51 % des hommes ne partagent pas cet avis, contre 46 % des femmes.
Chiffres de l’an dernier : En 2025, les Belges restent champions d'Europe du temps de trajet domicile-travail | SD Worx
À propos de l’étude
SD Worx, le premier prestataire européen de services RH et de paie, accompagne les petites et grandes organisations dans leurs défis en matière de ressources humaines et de payroll. Afin de rester à l’écoute des employeurs et des travailleurs, SD Worx réalise régulièrement des enquêtes approfondies à travers l’Europe. L’analyse de la plus récente étude « HR & Payroll Pulse » fournit aux organisations des informations précieuses pour affiner leur stratégie RH et de paie et la préparer aux enjeux de demain.
L’étude a été menée par le SD Worx Research Institute entre le 27 janvier et le 20 février 2026 dans 16 pays européens : la Belgique, l’Allemagne, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, la Croatie, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, la Slovénie, l’Espagne, le Royaume-Uni et la Suède. Au total, 5.936 décideurs RH et 16.500 travailleurs ont été interrogés. Les résultats offrent une image représentative du marché du travail dans chaque pays. En Belgique, 1.000 travailleurs ont été interrogés. Pour cet échantillon, la marge d’erreur maximale est de 3,02 % (intervalle de confiance de 95 %).
A propos de SD Worx
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En tant que partenaire européen de référence pour les solutions RH adaptées à toutes les organisations et à tous les travailleurs, SD Worx propose des solutions logicielles, des services et une expertise en gestion de la paie, de la rémunération, du capital humain et des ressources humaines. Fortement implanté à travers l’Europe, SD Worx accompagne depuis plus de 80 ans des entreprises de toutes tailles pour renforcer l’engagement des travailleurs et assurer leur succès.
En Europe, environ 105 000 organisations, de toutes tailles, font confiance à SD Worx. L’entreprise compte 10 000 collaborateurs répartis dans 27 pays. Chaque mois, SD Worx gère la paie d’environ 6 millions de travailleurs et fait partie des cinq leaders mondiaux du secteur. En 2025, son chiffre d’affaires s’élevait à 1,307 milliard euros.
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