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L’absentéisme de longue durée continue d’augmenter en 2025

Moins de travailleurs absents à court et moyen terme mais le coût des maladies augmente

Sick leave

En 2025, seul l’absentéisme de longue durée continue d’augmenter. La part des travailleurs absents depuis plus d’un an atteint 3,14 % dans le secteur privé. C’est ce que calcule SD Worx sur base de plus de 1,2 million de travailleurs auprès de 37 000 employeurs belges. Parallèlement, l’absentéisme de courte et moyenne durée diminue dans le secteur privé. Moins de deux travailleurs sur trois (65 %) ont été absents au moins un jour pour maladie de courte durée au cours de l’année. La part des travailleurs absents pour maladie de plus d’un mois tombe juste en dessous de 13 %. Près d’un travailleur sur trois (30 %) n’a connu aucune absence de courte ou moyenne durée en 2025, une amélioration par rapport à l’année précédente. Malgré cette baisse, plus d’une journée de travail sur dix est toujours perdue à cause de maladies (10,14 %) et les coûts liés continuent d’augmenter. De grandes différences se manifestent selon le secteur et la taille de l’organisation.

Moins de malades (de longue durée)  

    L’année 2025 a commencé difficilement, avec des chiffres liés aux maladies élevés en janvier et février, probablement en raison d’une vague de grippe exceptionnellement forte et longue cette année-là. Dès mars, nous observons cependant une nette baisse, avec moins de travailleurs malades de courte durée. En octobre, le pourcentage mensuel d’absents pour maladie a de nouveau atteint 18 %, mais ce pic était inférieur à celui de 2024. Il en va de même pour novembre et décembre, bien que les chiffres soient encore provisoires. Il est encourageant de constater que la tendance à la hausse de l’absentéisme de moyenne durée est rompue : pour les travailleurs absents plus d’un mois mais moins d’un an, le nombre de malades est chaque mois inférieur à celui de la même période l’année précédente à partir de mai.
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    Thomas Lesseigne

    Consultant et expert en durée du travail

    SD Worx

    Résultat : moins de personnes ont été absentes pour maladie de courte ou moyenne durée au travail. Ceux qui étaient effectivement malades ont été absents en moyenne 17,2 jours ouvrables en 2025, contre 18,3 jours en 2024.

            Près d’un travailleur sur huit absent plus d’un mois

            Les absences de courte durée ne sont pas les seules à poser des défis de planification et de coûts supplémentaires aux employeurs. Les travailleurs absents plus d’un mois entraîneront, à partir de 2026, des coûts supplémentaires pour les employeurs en raison de la nouvelle contribution de solidarité au cours des 2ème et 3ème mois d’absence.

            « Malgré la légère tendance à la baisse de l’absentéisme de courte et moyenne durée, le coût de la maladie sur le lieu de travail continue d’augmenter chaque année. En 2025, le coût direct de l’absentéisme de courte durée atteint en moyenne 160 000 euros pour une organisation de 100 travailleurs[1] ; selon SD Worx, ce coût augmentera considérablement dans les années à venir en raison des nouvelles contributions de solidarité pour les absences de plus d’un mois. Près d’un travailleur sur huit est absent plus d’un mois en 2025. SD Worx a déjà réalisé des simulations allant de plusieurs milliers à plusieurs centaines de milliers d’euros de coûts supplémentaires, en cas d’absentéisme moyen élevé, selon la taille et le secteur », explique Thomas Lesseigne, de SD Worx.

            Cette augmentation des coûts est attendue compte tenu des nouvelles mesures de responsabilisation. À partir du 1er janvier 2026, les employeurs comptant au moins 50 travailleurs devront également contribuer financièrement à l’indemnité de maladie pendant le deuxième et le troisième mois d’incapacité de travail. Il s’agit concrètement d’une contribution de solidarité de 30 % de l’indemnité que le travailleur perçoit via la mutuelle.

              Les absences de plus d’un an augmentent à nouveau en 2025

              Chaque année, la part des travailleurs absents plus d’un an continue d’augmenter dans le secteur privé : en 2025, elle atteint 3,14 %. Cela représente une augmentation relative de 18 % par rapport à 2020, où elle était de 2,65 %.

                  Les absences de longue durée sont également responsables de la majeure partie des journées de travail perdues : 3,86 %, soit une nouvelle hausse par rapport à 3,75 % en 2024.

                    Différences sectorielles : exemples de cas extrêmes

                      Perte totale en jours

                      Le nombre de journées de travail perdues pour absentéisme de courte et moyenne durée diminue, à respectivement 3,18 % et 3,10 %.

                        À propos de l’analyse

                        Les chiffres sont basés sur les dernières données salariales de SD Worx, le plus grand calculateur de salaires de Belgique. Nous étudions l’absentéisme – tant de courte durée (< 1 mois) que de moyenne durée (> 30 jours et < 1 an) et de longue durée (> 1 an). Il s’agit de données anonymisées de plus d’un million de salariés dans 37 000 entreprises belges du secteur privé. Cela permet à SD Worx de donner une bonne image de l’évolution de l’absence au travail pour cause de maladie. Il s’agit de salariés de plus de 18 ans ayant plus de 6 mois d’ancienneté, à l’exception des étudiants et des intérimaires. Pour le mois de décembre, tous les salaires ont été transmis et traités, mais des fluctuations peuvent encore se produire car les employeurs peuvent encore apporter des modifications. 

                        [1] Ce coût n'est pas calculé par absentéiste, mais par travailleur et hors cotisations patronales. Ces coûts ne concernent que les heures de travail non effectuées. Les coûts indirects tels que la perte de productivité et de qualité, la recherche d'un remplaçant, l'augmentation de la charge de travail, la perte de motivation éventuelle des collègues et l'insatisfaction des clients ne sont pas encore pris en compte.

                          A propos de SD Worx

                          Pour SD Worx, le succès repose avant tout sur les personnes. Des collaborateurs engagés ne sont pas seulement le moteur de la croissance de l’entreprise, ils contribuent aussi à la société. En collaboration avec ses clients, SD Worx conçoit des solutions RH efficaces qui améliorent le travail, la qualité de vie et l’impact sociétal.

                          En tant que partenaire européen de référence pour les solutions RH adaptées à toutes les organisations et à tous les travailleurs, SD Worx propose des solutions logicielles, des services et une expertise en gestion de la paie, de la rémunération, du capital humain et des ressources humaines. Fortement implanté à travers l’Europe, SD Worx accompagne depuis plus de 80 ans des entreprises de toutes tailles pour renforcer l’engagement des travailleurs et assurer leur succès.

                          En Europe, environ 105 000 organisations, de toutes tailles, font confiance à SD Worx. L’entreprise compte 10 000 collaborateurs répartis dans 27 pays. Chaque mois, SD Worx gère la paie d’environ 6 millions de travailleurs et fait partie des cinq leaders mondiaux du secteur. En 2025, son chiffre d’affaires s’élevait à 1,307 milliard euros.

                          Plus d’informations sur www.sdworx.com / Suivez-nous sur LinkedIn

                          Contact presse

                          Eva de Schryver
                          Eva De SchryverPR Manager+32 (0)496 02 67 08