L’absentéisme de longue durée continue d’augmenter en 2025
Moins de travailleurs absents à court et moyen terme mais le coût des maladies augmente
15 januari 2026

En 2025, seul l’absentéisme de longue durée continue d’augmenter. La part des travailleurs absents depuis plus d’un an atteint 3,14 % dans le secteur privé. C’est ce que calcule SD Worx sur base de plus de 1,2 million de travailleurs auprès de 37 000 employeurs belges. Parallèlement, l’absentéisme de courte et moyenne durée diminue dans le secteur privé. Moins de deux travailleurs sur trois (65 %) ont été absents au moins un jour pour maladie de courte durée au cours de l’année. La part des travailleurs absents pour maladie de plus d’un mois tombe juste en dessous de 13 %. Près d’un travailleur sur trois (30 %) n’a connu aucune absence de courte ou moyenne durée en 2025, une amélioration par rapport à l’année précédente. Malgré cette baisse, plus d’une journée de travail sur dix est toujours perdue à cause de maladies (10,14 %) et les coûts liés continuent d’augmenter. De grandes différences se manifestent selon le secteur et la taille de l’organisation.
Moins de malades (de longue durée)
Résultat : moins de personnes ont été absentes pour maladie de courte ou moyenne durée au travail. Ceux qui étaient effectivement malades ont été absents en moyenne 17,2 jours ouvrables en 2025, contre 18,3 jours en 2024.
Près d’un travailleur sur huit absent plus d’un mois
Les absences de courte durée ne sont pas les seules à poser des défis de planification et de coûts supplémentaires aux employeurs. Les travailleurs absents plus d’un mois entraîneront, à partir de 2026, des coûts supplémentaires pour les employeurs en raison de la nouvelle contribution de solidarité au cours des 2ème et 3ème mois d’absence.
« Malgré la légère tendance à la baisse de l’absentéisme de courte et moyenne durée, le coût de la maladie sur le lieu de travail continue d’augmenter chaque année. En 2025, le coût direct de l’absentéisme de courte durée atteint en moyenne 160 000 euros pour une organisation de 100 travailleurs[1] ; selon SD Worx, ce coût augmentera considérablement dans les années à venir en raison des nouvelles contributions de solidarité pour les absences de plus d’un mois. Près d’un travailleur sur huit est absent plus d’un mois en 2025. SD Worx a déjà réalisé des simulations allant de plusieurs milliers à plusieurs centaines de milliers d’euros de coûts supplémentaires, en cas d’absentéisme moyen élevé, selon la taille et le secteur », explique Thomas Lesseigne, de SD Worx.
Cette augmentation des coûts est attendue compte tenu des nouvelles mesures de responsabilisation. À partir du 1er janvier 2026, les employeurs comptant au moins 50 travailleurs devront également contribuer financièrement à l’indemnité de maladie pendant le deuxième et le troisième mois d’incapacité de travail. Il s’agit concrètement d’une contribution de solidarité de 30 % de l’indemnité que le travailleur perçoit via la mutuelle.
[1] Ce coût n'est pas calculé par absentéiste, mais par travailleur et hors cotisations patronales. Ces coûts ne concernent que les heures de travail non effectuées. Les coûts indirects tels que la perte de productivité et de qualité, la recherche d'un remplaçant, l'augmentation de la charge de travail, la perte de motivation éventuelle des collègues et l'insatisfaction des clients ne sont pas encore pris en compte.
Les absences de plus d’un an augmentent à nouveau en 2025
Chaque année, la part des travailleurs absents plus d’un an continue d’augmenter dans le secteur privé : en 2025, elle atteint 3,14 %. Cela représente une augmentation relative de 18 % par rapport à 2020, où elle était de 2,65 %.
Les absences de longue durée sont également responsables de la majeure partie des journées de travail perdues : 3,86 %, soit une nouvelle hausse par rapport à 3,75 % en 2024.
Les PME affichent le plus faible taux d’absentéisme
Outre le secteur et la nature du travail, la taille de l’organisation joue également un rôle clair dans l’absentéisme. Les différences sont particulièrement marquées pour les absences de courte durée. Dans les PME de moins de 20 travailleurs, près de la moitié (45 %) n’a pas été malade une seule journée de courte durée en 2025. Dans les grandes organisations de plus de 500 travailleurs, cela concerne encore un travailleur sur trois.
Une tendance similaire est visible pour l’absentéisme de moyenne durée. Dans les plus petites organisations, la part des travailleurs absents plus d’un mois reste limitée à moins d’un sur dix (9 %). Dans les entreprises d’environ 500 travailleurs, cette part atteint un sur sept (13,90 %), et dans les organisations de plus de 1 000 travailleurs, cela monte à un sur six (16,30 %).
La différence pour les absents de longue durée est encore plus marquée, le pourcentage dans les plus grandes organisations étant plus du double de celui des plus petites (moins de 20 travailleurs). En 2025, cette part d’absents de longue durée a encore augmenté dans les organisations de plus de 250 travailleurs, alors qu’elle a diminué dans les plus petites.
« Plus l’organisation est petite, plus les dirigeants sont proches des travailleurs. Néanmoins, nous constatons que les grandes organisations s’efforcent également de réintégrer les travailleurs après une absence pour maladie. Les employeurs ont tout intérêt à affiner leur politique avec des actions ciblées. Ceux qui souhaitent évaluer si l’absentéisme dans leur organisation est anormalement élevé ou faible doivent se comparer à d’autres employeurs de même taille et du même secteur », ajoute Thomas Lesseigne.
Différences sectorielles : exemples de cas extrêmes
Perte totale en jours
Le nombre de journées de travail perdues pour absentéisme de courte et moyenne durée diminue, à respectivement 3,18 % et 3,10 %.
À propos de l’analyse
Les chiffres sont basés sur les dernières données salariales de SD Worx, le plus grand calculateur de salaires de Belgique. Nous étudions l’absentéisme – tant de courte durée (< 1 mois) que de moyenne durée (> 30 jours et < 1 an) et de longue durée (> 1 an). Il s’agit de données anonymisées de plus d’un million de salariés dans 37 000 entreprises belges du secteur privé. Cela permet à SD Worx de donner une bonne image de l’évolution de l’absence au travail pour cause de maladie. Il s’agit de salariés de plus de 18 ans ayant plus de 6 mois d’ancienneté, à l’exception des étudiants et des intérimaires. Pour le mois de décembre, tous les salaires ont été transmis et traités, mais des fluctuations peuvent encore se produire car les employeurs peuvent encore apporter des modifications.
A propos de SD Worx
Pour SD Worx, le succès est avant tout une question de personnes. Des collaborateurs motivés ne construisent pas seulement une organisation prospère, ils contribuent également à la société. En collaboration avec ses clients, SD Worx met en place des solutions RH performantes qui profitent au travail, à la vie et à la société.
En tant que principal partenaire européen de confiance pour les solutions RH destinées à toutes les organisations et à tous les travailleurs, SD Worx fournit des logiciels, des services et de l'expertise dans le domaine des salaires et de la rémunération, de la gestion du capital humain et de la gestion des ressources humaines. Solidement ancré dans toute l'Europe, SD Worx prend les devants depuis huit décennies en travaillant avec ses clients, grands et petits employeurs, pour stimuler l'engagement des employés afin de garantir le succès au cœur de leurs organisations.
Quelque 95 000 petites et grandes organisations à travers l'Europe font confiance à SD Worx. Ses quelque 10 000 collaborateurs sont actifs dans 27 pays. SD Worx calcule les salaires d'environ 6 millions de travailleurs et figure parmi les cinq premiers au monde. En 2024, l’entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 1,180 milliard d'euros.
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