Près de deux semaines de vacances nécessaires pour vraiment déconnecter du travail
Les Belges, champions européens de l’autonomie, privilégient un mix de courtes pauses et de vacances plus longues
23 juni 2026

Les vacances d’été approchent et un constat s’impose : les Belges ont besoin, en moyenne, de 13 jours consécutifs pour réellement récupérer, week-ends compris. Parallèlement, plus de quatre personnes sur dix (45%) optent pour une combinaison de courtes pauses et de vacances plus longues. De quoi rendre la planification des congés plus complexe, surtout dans un pays comme la Belgique où les travailleurs bénéficient d’une autonomie relativement élevée. Ceux qui doivent demander leurs congés le font en moyenne 6 semaines à l’avance. Ce sont les conclusions d’une étude internationale menée par le prestataire de services RH SD Worx auprès de 5 936 décideurs RH et 16 500 travailleurs dans 16 pays européens, dont plus de 1 000 travailleurs en Belgique.
Deux semaines pour recharger les batteries
Les travailleurs belges ont besoin, en moyenne, de 13 jours consécutifs pour vraiment se ressourcer, week-ends compris. La Belgique se situe ainsi exactement dans la moyenne internationale, dans le peloton européen : nettement au-dessus du Royaume-Uni, où les travailleurs déclarent que 8 jours suffisent, mais en dessous de pays comme l’Espagne, la Pologne et la Suède, où l’on évoque 16 à 17 jours nécessaires pour réellement récupérer.
Le besoin de vacances pour récupérer varie fortement d’un travailleur à l’autre. 28% estiment toutefois qu’il leur faut plus de deux semaines. Pour 14%, décrocher du travail demande moins de sept jours.
| Durée minimale de vacances consécutives nécessaire pour déconnecter (Belgique) | Part des travailleurs |
| Moins de 7 jours | 14% |
| 7 à 14 jours | 34% |
| 15 à 21 jours | 23% |
| 22 jours ou plus | 5% |
| Ne sait pas / pas de réponse | 24% |
Source : SD Worx 2026
Les travailleurs belges privilégient un mélange de durées de congé
Les travailleurs belges affichent une préférence pour un mix de courtes interruptions et de vacances plus longues. Plus de quatre sur dix (45%) privilégient cette combinaison, contre 29% qui optent surtout pour des vacances plus longues planifiées longtemps à l’avance, et 18% qui préfèrent des pauses courtes, prises de manière plus ad hoc au fil de l’année. Seuls 8% n’ont pas de préférence marquée.
La Belgique se distingue ainsi des pays davantage adeptes de « l’unique longue période de vacances », comme la Pologne, la Suède ou l’Allemagne, où la préférence pour des vacances plus longues et planifiées est nettement plus forte.
Les Belges en tête en matière d’autonomie
43% des travailleurs belges déclarent ne pas devoir demander leurs congés à l’avance. La Belgique fait ainsi partie des leaders européens en matière d’autonomie et dépasse clairement la moyenne internationale (33%). Parmi les 57% qui doivent introduire une demande, le délai moyen est de 42 jours, légèrement supérieur à la moyenne européenne (39 jours). Les différences entre pays restent importantes : l’Allemagne affiche un délai moyen de 84 jours, tandis que la Serbie se situe au minimum avec 23 jours lorsque les travailleurs doivent demander leurs congés à l’avance. Cela confirme que les travailleurs belges disposent d’une marge de manœuvre relativement importante pour choisir quand prendre leurs congés.
Prendre des congés fonctionne généralement, mais des obstacles subsistent
Deux tiers des travailleurs belges (66%) indiquent avoir pu prendre tous leurs jours de congé au cours de l’année écoulée. 16% n’y sont pas parvenus.
Même si la plupart prennent effectivement des congés, le contexte reste déterminant. Ainsi, 23% estiment que prendre des vacances crée une pression supplémentaire, pour eux-mêmes ou pour leurs collègues. La majorité des travailleurs belges (50%) peuvent, eux, prendre des congés sans pression supplémentaire.
Par ailleurs, 28% disent se sentir encouragés par leur supérieur hiérarchique à prendre régulièrement des vacances, tandis que 30% indiquent au contraire que cet encouragement fait défaut.
La culture de travail reste décisive
À propos de l’enquête internationale
SD Worx, le principal prestataire européen de services RH et de payroll, accompagne les petites et grandes organisations dans leurs défis RH et de gestion salariale. Afin de rester à l’écoute des employeurs et des travailleurs, SD Worx mène régulièrement des enquêtes approfondies dans toute l’Europe. L’analyse la plus récente de l’étude « HR & Payroll Pulse » fournit aux organisations des insights précieux pour affiner leur stratégie RH et payroll et la rendre durable.
L’enquête a été menée entre le 27 janvier et le 20 février 2026 dans 16 pays européens : Belgique, Allemagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Croatie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Roumanie, Serbie, Slovénie, Espagne, Royaume-Uni et Suède, par le SD Worx Research Institute. Au total, 5.936 décideurs RH et 16.500 travailleurs ont été interrogés. Les résultats offrent une image représentative du marché du travail dans chaque pays. En Belgique, 335 décideurs RH ont été interrogés, ce qui correspond à une marge d’erreur maximale de 5,3% pour cet échantillon. En Belgique, 1.000 travailleurs ont également été interrogés, avec une marge d’erreur maximale de 3,02% (intervalle de confiance 95%).
A propos de SD Worx
Pour SD Worx, le succès repose avant tout sur les personnes. Des collaborateurs engagés ne sont pas seulement le moteur de la croissance de l’entreprise, ils contribuent aussi à la société. En collaboration avec ses clients, SD Worx conçoit des solutions RH efficaces qui améliorent le travail, la qualité de vie et l’impact sociétal.
En tant que partenaire européen de référence pour les solutions RH adaptées à toutes les organisations et à tous les travailleurs, SD Worx propose des solutions logicielles, des services et une expertise en gestion de la paie, de la rémunération, du capital humain et des ressources humaines. Fortement implanté à travers l’Europe, SD Worx accompagne depuis plus de 80 ans des entreprises de toutes tailles pour renforcer l’engagement des travailleurs et assurer leur succès.
En Europe, environ 105 000 organisations, de toutes tailles, font confiance à SD Worx. L’entreprise compte 10 000 collaborateurs répartis dans 27 pays. Chaque mois, SD Worx gère la paie d’environ 6 millions de travailleurs et fait partie des cinq leaders mondiaux du secteur. En 2025, son chiffre d’affaires s’élevait à 1,307 milliard euros.
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