2,5 %
des employeurs disposant de voitures de société proposaient également un budget mobilité en 2024
(source : Office national de sécurité sociale)

La voiture de société ne s’impose plus comme une évidence en Belgique. Le télétravail, l’attention croissante portée à la durabilité et le stress des embouteillages transforment la manière dont les travailleurs envisagent leur mobilité. Depuis 2019, le budget mobilité fédéral permet aux employeurs d’accompagner cette évolution. Dès 2027, il deviendra obligatoire. Un accord a été trouvé à ce sujet lors du dernier Conseil des ministres de 2025. Si les règles définitives doivent encore être précisées, les grandes lignes sont désormais connues. Avec ces cinq conseils pratiques, vous pouvez vous préparer dès aujourd’hui.
Le budget mobilité a déjà fait couler beaucoup d’encre, mais un un bref rappel s’impose. Depuis 2019, les travailleurs qui ont droit à une voiture de société peuvent la remplacer par un budget mobilité. Celui-ci leur permet de choisir librement parmi une large gamme de solutions alternatives, organisées autour de trois piliers :
(source : Office national de sécurité sociale)
Jusqu’à présent, en tant qu’employeur, vous déterminiez librement si et quel package de mobilité proposer à vos collaborateurs. Cette logique va évoluer : le budget mobilité deviendra progressivement obligatoire. Chaque travailleur ayant droit à une voiture de société devra se voir offrir la possibilité de passer au budget mobilité.
Cette obligation sera introduite par étapes et ne concernera pas immédiatement tous les employeurs. La taille de l’entreprise joue un rôle déterminant :
Si vous n’avez jamais proposé de voiture de société, vous ne devez pas introduire de budget mobilité, indépendamment de votre effectif.
L’obligation concerne uniquement les employeurs qui mettent à disposition au moins une voiture de société depuis un 36 mois ou plus, pour au moins un travailleur.
Enfin, le Conseil des ministres a confirmé que les employeurs pourront, pour certaines fonctions, imposer le choix d’une voiture électrique dans le cadre du budget mobilité (pilier 1). Cette décision devra reposer sur des critères objectifs, notamment liés à la fonction exercée.
C’est le cas, par exemple, de profils — comme les commerciaux — qui ont réellement besoin d’un véhicule pour accomplir leur travail.
Les règles définitives ne sont pas encore connues, mais attendre serait une erreur. Le 1er janvier 2027 approche rapidement. En vous préparant dès aujourd’hui, vous gardez une longueur d’avance.
Voici cinq actions concrètes à lancer sans tarder.
Le budget mobilité est basé sur le Total Cost of Ownership (TCO) de la voiture de société. Celui-ci inclut l’ensemble des coûts : leasing, entretien, assurance, carburant, etc. Les autorités fixent aujourd’hui un plafond relatif de maximum 20 % du salaire brut et un plafond absolu de 17 245 euros (indexés). Il y a également une limite inférieure : 3 233 euros. Calculez dès à présent le TCO par voiture de société, afin de savoir avec quels budgets vous pourrez travailler par la suite.
Un travailleur conduit une voiture dont le TCO annuel s’élève à 9 200 euros (leasing : 6 000 euros, carburant : 2 000 euros, entretien et assurance : 1 200 euros). Le salaire brut est de 70 000 euros.
Conseil : utilisez notre calculateur.
Analysez votre politique de mobilité
Définissez le rôle que la voiture de société jouera encore dans votre entreprise à partir de 2026. À cet égard, posez-vous les questions suivantes :
Choisissez les bons outils et partenaires
La gestion d’un budget mobilité peut être complexe. Identifiez dès maintenant les plateformes, prestataires et outils adaptés.
Pensez notamment aux plateformes de mobilité, aux partenaires de transport (STIB, TEC, SNCB, vélos partagés…) et aux solutions digitales permettant à votre équipe RH et à vos travailleurs de suivre le budget 24/7. Demandez éventuellement des offres ou testez dès maintenant la convivialité des outils.
Anticipez l’administration
Le budget mobilité nécessite des accords (d’utilisation) clairs et une administration rigoureuse. Veillez à ce que vos contrats, politiques internes et processus soient prêts à temps.
Communiquez dès maintenant avec vos collaborateurs
Informez vos collaborateurs de l’arrivée du budget mobilité et écoutez leurs attentes et besoins. Plus vous les impliquez tôt, mieux vous pourrez adapter l’offre à leur réalité.
Une bonne préparation évite le stress de dernière minute. Dès que les règles définitives seront connues, vous serez prêt à offrir immédiatement à vos travailleurs la mobilité flexible qu’ils recherchent.
Nous suivons bien entendu l’évolution de la législation pour vous et partagerons les mises à jour dès davantage de clarté sera disponible.
Nos experts se feront un plaisir de vous aider dans cette préparation. Faites-nous signe pour en discuter ensemble.

Veerle Michiels
Juridisch Adviseur
Veerle Michiels ging in 1997 bij SD Worx aan de slag als adviseur voor contacten tussen werkgevers en de Rijksdienst voor Sociale Zekerheid. Sinds 2004 werkt ze bij het Juridisch Kenniscentrum. Hier verdiepte ze zich in eerste instantie in thema’s rond sociale zekerheid in de ruime zin.