Les employés belges: davantage de stress et moins d'énergie

25 novembre 2016

Les niveaux de stress et d'énergie des employés belges n'évoluent pas dans le bon sens. Depuis 2009, la proportion d’employés qui estiment subir un niveau de stress insupportable est passée de 26,5% à 30,8%. De l'autre côté de l'échelle, le nombre de collaborateurs qui affirment être débordants d'énergie a régressé de 5% au cours de la même période. Observation marquante, le pourcentage d'ouvriers qui puisent de l'énergie dans leur travail est inférieur de 20% environ à celui des directeurs et cadres supérieurs. Voilà les principaux enseignements de l'enquête menée par le prestataire de services RH SD Worx depuis 2009 auprès de 2.500 employés belges.

Davantage de stress. Moins d'énergie.

Quelque 30,8% des employés belges estiment subir régulièrement un stress inacceptable, alors que ce chiffre s’élevait seulement à 26,5% en 2009. Les facteurs qui influencent le plus le niveau de stress sont le poids mentale et émotionnelle, les délais et le volume de travail (82%). Un second facteur déterminant est l'environnement social (64,7%), à savoir la mesure dans laquelle l'organisation se préoccupe du bien-être de ses employés et le manager se soucie de la dimension humaine du travail. Le troisième paramètre important est la culture d'entreprise (59,8%).

En comparaison avec 2009, on dénombre non seulement davantage d’employés stressés, mais aussi moins d’employés débordant d'énergie. Il y a sept ans, quelque 79,1% des répondants déclaraient puiser suffisamment d'énergie dans leur travail. Ce pourcentage est aujourd'hui en régression de plus de 5%, à 73,7%. Le travail en lui-même a le plus d'impact (74%) sur le niveau énergétique des employés. Ces derniers puisent davantage d'énergie dans leur boulot lorsqu'ils doivent relever des défis, sont fiers de leur job, estiment que leur travail a du sens et sont satisfaits de leurs tâches concrètes. Les deux autres variables qui déterminent le niveau énergétique des employés sont la reconnaissance (67,4%) et les opportunités de progression (65,9%).

Moins d'énergie pour les ouvriers. Davantage pour les directeurs et cadres supérieurs.

Les hommes et les femmes ressentent pratiquement les mêmes niveaux de stress et d'énergie au travail. Pas de différence significative non plus selon l'âge. Par contre, la catégorie de personnel a un impact substantiel sur le niveau énergétique de l’employé: plus le niveau de la fonction est élevé, plus la personne puise de l'énergie dans son travail. Les pourcentages sont de 69,7% pour les ouvriers, contre 89,2% pour les membres de la direction et du cadre supérieur.

François Lombard, conseiller RH chez SD Worx: “La satisfaction tirée du travail, la reconnaissance obtenue et les opportunités de progression augmentent à mesure que le niveau de la fonction s'élève. La grande différence observée entre les différentes catégories de fonctions s'explique par ces trois éléments. En termes de stress, par contre, on n'observe pas de différence significative entre les niveaux de fonction."

Une app pour mesurer la charge de travail et le niveau de stress

Pour mesurer le niveau de stress et d'énergie, SD Worx a mis au point une application baptisée 'Pulse'. Par le biais de brèves questions adressées directement à l’employé, l'app s'enquiert en temps réel de la charge de travail, du niveau énergétique et du stress ressentis. Les managers reçoivent les résultats anonymes de leurs collaborateurs et peuvent ainsi suivre l'évolution du niveau de stress et d'énergie. Les résultats sont anonymes, mais il est possible de comparer les départements. Les managers ont ainsi connaissance du risque potentiel et des correctifs nécessaires. Les organisations peuvent se servir de ces données pour ajuster leur politique et prévenir le burn-out ainsi que l'absentéisme de longue durée. L'application de SD Worx a pour ambition de sensibiliser les employeurs et les employés à la problématique du stress et de la charge de travail, mais aussi à les encourager à y apporter des solutions concrètes.