Trajet domicile-travail : quelques pistes pour sortir de l’ornière

9 février 2018 - Par Jean-Luc Vannieuwenhuyse - Temps de lecture : 3 minutes
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Nous subissons des ralentissements massifs sur le chemin du travail. Plus de la moitié des navetteurs automobiles (53 %) se retrouvent plusieurs heures par semaine dans les embouteillages. Toutefois, plus de deux tiers d’entre eux (66 %) - particulièrement ceux qui ont de longs trajets à faire ne voient pas d’alternatives à la voiture. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par iVOX pour SD Worx et Vacature.com auprès de 2 000 travailleurs.

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Les records d’embouteillage se succèdent et les bouchons belges comptent parmi les pires au monde. En outre, le problème des embouteillages touche environ la moitié des navetteurs. Plus d’un quart (26 %) des travailleurs qui se rendent au travail en voiture se retrouvent quotidiennement coincés dans des files. De plus, 27 % déclarent rencontrer ce problème plusieurs fois par semaine. Le taux est encore plus élevé pour les collaborateurs qui se déplacent avec une voiture de société : 36 % se retrouvent tous les jours coincés dans la circulation, dont 32 % plusieurs heures par semaine. Cela n’a rien d’étonnant, puisqu’ils utilisent plus souvent la voiture pour aller travailler.

Impact négatif sur l’activité

Le temps passé dans les embouteillages et les longs trajets sont d’importantes sources de frustrations et les travailleurs ne s’attendent pas à voir les choses changer à court terme. Selon plus de 8 répondants sur 10 (87,7 %), les routes seront encore plus encombrées et les files ne feront que s’allonger à l’avenir. Environ 6 navetteurs sur 10 (63 %) déclarent même que la difficulté du trajet domicile-travail les incite de plus en plus à envisager un changement d’emploi.

Des alternatives insuffisantes

Malgré ces inconvénients majeurs, la voiture reste reine. 64,1 % des répondants l’utilisent invariablement pour se rendre au travail. Les moyens de transports alternatifs tels que le train (11 ,1 %), le vélo (9,8 %) et le bus (4 %) affichent un résultat nettement inférieur.

Souvent, les travailleurs qui utilisent la voiture pour aller travailler n’ont pas d’alternative. 2 sur 3 (66 %) affirment qu’ils ne pourraient pas se rendre au travail sans leur voiture. C’est particulièrement le cas des personnes qui doivent parcourir plus de 26 kilomètres pour se rendre au travail. Ils ne voient aucune autre possibilité.

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Deux pistes pour mettre vos collaborateurs sur la bonne voie

Comment sortir de cette impasse ? Différentes options s’offrent à vous, employeur.

  1. Permettre le télétravail est une solution pour réduire les embouteillages et soulager vos collaborateurs. Dans le cadre de la loi sur le Travail faisable et maniable, le ministre Kris Peeters a lancé le télétravail occasionnel. Cela vous permet de laisser votre collaborateur travailler à partir de chez lui en cas d’intempéries, s’il le souhaite et si cela est possible techniquement. L’année dernière, l’IRM a même proposé d’introduire une alerte de télétravail. En cas de code orange ou rouge, le télétravail occasionnel serait autorisé. Le ministre Peeters examine encore cette proposition.
  2. Il est également possible de sortir des horaires fixes en accordant à vos collaborateurs plus de flexibilité, ainsi que la liberté de choisir leur heure d’arrivée et de départ. Ce qui leur permet d’éviter plus facilement les files.

Budget mobilité : la clé pour dégager le trafic

Idéalement, nous évoluons vers un budget mobilité multimodal que les travailleurs pourraient consacrer librement à un large éventail de solutions de transport : voiture, vélo et/ou transport en commun ou même la combinaison multimodale d’une plus petite voiture de société et d‘alternatives moins tributaires des embouteillages comme le train, par exemple.

Mais pour l’instant, le bât blesse toujours d’un point de vue économique : la voiture de société reste un avantage extralégal extrêmement intéressant. Il faut donc attendre que le Gouvernement donne au budget de la mobilité multimodale le même statut avantageux que celui de la voiture de société. Cela pourrait être le facteur déclenchant qui encouragerait enfin les travailleurs à choisir un moyen de transport moins tributaire des embouteillages que leur voiture.

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