Les jeunes travailleurs (< 25 ans) sont plus malades qu'avant la crise du coronavirus.

Les absences pour cause de maladie continuent d'augmenter parmi les travailleurs les plus jeunes - forte augmentation aurpès des emplois physiques (ouvriers)

14 octobre 2021

En septembre, les maladies de courte durée (moins d'un mois) sont les plus nombreuses auprès des jeunes (<25 ans), à savoir 3,65%. De plus, l’absentéisme de courte durée est environ un quart (23,3 %) plus élevé qu'avant la COVID-19 (2019). Cette évolution négative est plus prononcée chez les ouvriers. Chez les employés, les absences de courte durée ont diminué, sauf chez les plus jeunes (jusqu'à 30 ans). Le groupe des 50-55 ans comptait également plus d'absences de courte durée à la fin du mois de septembre qu'en 2019, même si les chiffres y sont plus faibles. Le taux de maladie le plus bas est enregistré chez les plus de 60 ans actifs (2,28%), ce qui est inférieur à la période pré-coronavirus. En général, plus vous êtes âgé, moins il y a de jours d'absence pour cause de maladie. L'inverse est vrai pour les absences de plus d'un mois. C'est ce qui ressort de l'Employment Tracker, qui analyse chaque mois les données salariales de 70 000 employeurs et de près d'un million de salariés du secteur privé en Belgique.

« En septembre 2021, les entreprises belges du groupe <25 ans ont perdu en moyenne 3,65% ou près de quatre jours sur 100 pour cause de maladie de courte durée. Le groupe des 50-55 ans compte également plus d'absences de courte durée qu'en 2019, même si les chiffres y sont plus faibles, à savoir 2,56 % (contre 2,08 % en 2019). »

C'est surtout depuis les quatre derniers mois que les absences de courte durée pour cause de maladie au travail sont plus élevées chez les jeunes que dans les autres groupes d'âge. Ces deux dernières années, l'absentéisme de courte durée était également un peu plus élevé chez les jeunes pendant la période de juin à septembre, mais cette année, la différence est plus prononcée. François Lombard, consultant chez SD Worx, explique : « Les fluctuations tout au long de l'année sont normales, avec un pic autour d'octobre et de février. Nous nous attendons à ce que les chiffres augmentent encore ce mois-ci. Auprès des employés, ce sont surtout les jeunes de moins de 25 ans qui sont touchés par les absences de courte durée. A partir de 35 ans, on constate l'évolution inverse pour les employés, avec moins d'absences de courte durée. Chez les ouvriers, nous constatons cette évolution négative pour tous les âges, mais surtout chez les travailleurs jusqu'à 25 et 30 ans. Dans ce groupe d'âge plus jeune, il y a aussi des jeunes qui ne poursuivent pas leurs études et qui commencent à travailler dans des emplois physiquement exigeants ou avec des horaires irréguliers. En particulier auprès des ouvriers, il y a une sérieuse augmentation ce mois-ci, de 2,94% à 4,18%. Les absences pour cause de maladie dans ces professions physiquement exigeantes (4,18%) sont presque deux fois plus élevées que pour les employés (2,26%), mais l'augmentation est plus prononcée dans la catégorie d'âge -25 ans. Les secteurs où les chiffres sont les plus élevés sont, par exemple, les aéroports de manutention au sol, l'industrie du béton et la construction de routes, les entreprises de nettoyage ou de services de chèques, le secteur des transports, la production alimentaire. De même, les services d'aide à la parentalité et au logement fonctionnent dans un système de roulement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. »

En moyenne (tous âges confondus), l’absentéisme de courte durée en septembre de cette année s’élevait à 2,82%, soit une augmentation d'environ un quart (27%) depuis les 2,21% de juillet et août. Cela nous ramène à des niveaux similaires à ceux de la période du coronavirus. Les absences de moyenne durée (entre 30 jours et un an) ont diminué pour la première fois ce mois-ci pour atteindre 2,76%. Par rapport à la période pré-corona (2019), le taux d'absence à moyen terme est 11,3 % plus élevé qu'en septembre 2019. Au total, 5,58% ou 5,58 jours pour 100 ont été perdus pour cause de maladie de courte et moyenne durée en septembre. Dans le cas des jeunes de moins de 25 ans, cela représente un total de 5,65 jours pour 100 (3,65% + 2,00% à moyen terme) ; dans le cas des travailleurs actifs de plus de 60 ans, cela représente un total de 6,14 jours pour 100 à effectuer (soit 2,28% de maladie à court terme et 3,86% à moyen terme).

Depuis mars 2021, les maladies de courte durée sont revenues au niveau d'avant le coronavirus (2019), même si elles fluctuent naturellement en fonction des saisons (plus faibles en été notamment en raison des vacances, à nouveau plus élevées en hiver). Au cours des premiers mois de l'année (janvier, février), les absences de courte durée (< 30 jours) en 2021 étaient encore plus faibles qu'avant la pandémie.

Comment lire le graphique : Ce baromètre se lit vraiment au niveau de la Belgique - vous ne pouvez pas l'étendre à toutes les entreprises de votre libellé, car il y a aussi des différences par secteur, ..... C'est pourquoi vous devez dire : En septembre 2021, dans le secteur privé en Belgique, une moyenne de 2,83 jours sur 100 a été perdue pour cause de maladie de courte durée (moins de 30 jours).

À propos de l’enquête

Le prestataire de services RH SD Worx développe l'« Employment Tracker » pour donner un aperçu de l’impact du COVID-19 sur le marché de l’emploi en Belgique. Cet outil offre un aperçu du pourcentage de « jours ouvrés », de l’absentéisme, du chômage temporaire et de la prise de jours de vacances légales. Le plus grand calculateur de salaires de Belgique dresse ainsi un tableau pertinent des secteurs et des régions les plus touchés et les plus actifs. SD Worx se base sur les données salariales de 70 000 employeurs et de près d’un million de travailleurs belges, dont un tiers d’ouvriers et deux tiers d’employés, actifs dans divers secteurs et entreprises de tailles différentes. Ces résultats révèlent une tendance claire chez les employeurs du secteur privé.