Légère reprise pour les PME au premier trimestre 2021, après une perte d’emplois en janvier

Emploi dans les PME : à nouveau plus d’embauches que de licenciements pour la première fois fin mars

4 mai 2021

L’année a mal commencé pour les PME mais, fin mars, nous observons à nouveau une légère reprise par rapport à décembre 2020. La croissance de l’emploi est cependant inférieure à la moitié de celle du premier trimestre de l’année dernière (à savoir 0,15 % contre 0,39 % au T1 2020). Voici les nouvelles observations issues de l'analyse longitudinale de SD Worx des chiffres de plus de 21 000 employeurs PME occupant 320 000 travailleurs au cours des 2 dernières années dans le secteur privé en Belgique :
  • Les PME (jusqu’à 250 travailleurs) affichent une croissance de l’emploi légèrement positive au premier trimestre, surtout en Flandre (+0,24 %). Les emplois se maintiennent également à Bruxelles ; seule la Wallonie connaît une tendance légèrement négative dans les PME.
  • La croissance de l’emploi chez les employeurs PME existants au T1 2021 est moins forte qu’au premier trimestre 2020 (+0,39 %). C’est mieux que dans les grandes entreprises qui enregistrent actuellement une baisse (-0,09 %) ; l’année dernière, elles connaissaient encore une croissance de l’emploi au T1 (+0,18 %) ;
  • En janvier 2021, 15,26 % des PME ont été confrontées à des résiliations de contrats ; en février et en mars, ce chiffre passe à une PME sur dix.
  • Fin mars 2021, nous remarquons pour la première fois à nouveau que plus d’employeurs recrutent qu’en 2020, même si nous n'atteignons pas encore le niveau de 2019. C’est la première fois que le pourcentage de PME qui recrutent est à nouveau plus élevé (12,59 %) que le pourcentage de PME qui licencient (10,34 %). Cela datait de juin et juillet 2020.

Evolution du volume de travail dans les PME belges depuis 2019-janvier à 2021-janvier avec 2018-décembre comme mois de base

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Source : SD Worx 2021

« C’est surtout grâce à la tendance à la baisse des licenciements que février et mars présentent un solde positif. En outre, la tendance négative d'un nombre plus élevé de licenciements en 2020 a semblé s'interrompre (temporairement) en novembre et décembre. Mais en janvier 2021, plus de PME devaient licencier et moins ont embauché. Heureusement, c’est à nouveau l’inverse en mars. Les emplois dans les secteurs « activités financières et assurances » ont augmenté de respectivement + 2,51 %, « information et communication » de 1,96 % et « professions libérales, activités scientifiques et techniques » de + 1,03 %. En 2020 aussi, ces employeurs ont continué à recruter. La construction et l’industrie tiennent bon au premier trimestre (respectivement 0,85 % et +0,59 %). Il en va autrement pour l’horeca, à nouveau à -5,94 %, après avoir déjà enregistré une perte d’emplois de 16 % l’année dernière », explique Vassilios Skarlidis, directeur régional PME chez SD Worx.

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Évolution du nombre d’emplois chez les employeurs existants de janvier à mars 2021 :

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Tendance à la baisse en matière de licenciements

Pourcentage mensuel d'entreprises (avec < 250 travailleurs) qui ont licencié des travailleurs depuis 2019 (CF : confinement ; AS : assouplissement)

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Source : SD Worx 2021

Les recrutements de retour à niveau en mars

Pourcentage mensuel d'entreprises (avec < 250 travailleurs) qui embauchent depuis 2019 (CF : confinement ; AS : assouplissement)

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Source : SD Worx 2021

À propos de l’enquête

Les chiffres sont basés sur les dernières données salariales du plus grand calculateur de salaires en Belgique. Nous étudions l’emploi structurel, ce qui implique que les emplois temporaires, tels que les emplois intérimaires et les jobs d’étudiants, ne sont pas inclus dans l’analyse. Nous utilisons un échantillon PME des mêmes employeurs qui emploient depuis fin 2018 et suivons leur évolution de l’emploi au cours des deux dernières années. Au final, il s'agit de plus de 21 000 PME employant près de 320 000 travailleurs. Grâce à cette méthodologie de panel, SD Worx est en mesure de suivre les changements en termes de volume de travail dans le temps. Pour la baisse et l’augmentation du nombre d’embauches et de licenciements, on a examiné le volume de travail exprimé en nombre de têtes et non en équivalents temps plein. Nous nous concentrons sur l’emploi chez les employeurs existants et ne cartographions pas les start-up et les faillites.