Un quart des PME veulent remonter la pente grâce à de nouvelles embauches au premier trimestre 2021

La relance se poursuit, mais seule la Wallonie se situe déjà au niveau d'avant la crise - une PME sur six envisage également le licenciement

5 janvier 2021

Au premier trimestre 2021, un quart des PME belges (27,2 %) souhaitent recruter à nouveau : la reprise se poursuit, surtout grâce à l'augmentation des intentions de recrutement dans les PME de l'industrie et de la construction, et dans les secteurs non essentiels. Cependant, nous n'avons pas encore retrouvé le niveau d'avant la crise, lorsqu'en moyenne une PME sur trois (34,0 %) avait des projets d'embauche. Par ailleurs, environ une PME sur six (17,2 %) pense devoir procéder au licenciement, soit le double d'avant la crise (8,5 %). Parmi celles-ci, seule une sur trois remplacera le travailleur licencié. Il s’agit des nouvelles informations tirées de l’enquête trimestrielle sur l’emploi menée pour le compte du prestataire de services RH SD Worx auprès de 731 dirigeants d’entreprise PME et responsables du personnel en décembre.

Les PME remontent la pente

Si vous pensiez postuler début 2021, il y a de nettes différences entre les petites et les grandes PME. Dans les plus grandes PME (entre 100 et 250 travailleurs), huit PME sur dix souhaitent recruter, alors que ce n'est le cas que pour 16,6 % des plus petites PME (moins de 5 travailleurs). À partir de 20 travailleurs, une PME sur deux envisage d'engager au cours du premier trimestre. La différence en matière de projets de recrutement entre les PME des secteurs essentiels (COVID-19) et des secteurs non essentiels a pratiquement disparu (31,5 % contre 27,1 %).

Vassilios Skarlidis, Directeur Régional PME chez SD Worx : « La sortie du gouffre se poursuit. On constate une augmentation sensible des projets d'embauche dans les PME actives dans des secteurs non essentiels (de 18,8 % en septembre à 27,1 %), ce qui les amène maintenant au niveau des secteurs essentiels. Le secteur de l'industrie et de la construction enregistre la plus grande progression : de 24,2 % à 32,6 %, de sorte que ce secteur dépasse les secteurs des services (tant marchands que non marchands) (de 22,7 % à 26,0 %). Nous évoluons davantage vers des extensions, mais nous n'avons pas encore retrouvé le niveau d'avant la crise. Plus la PME est grande, plus l'optimisme concernant le volume de travail en 2021 est grand et plus les projets d'embauche sont importants. Les PME wallonnes sont plus optimistes que les PME bruxelloises. Dans le secteur de l'industrie et de la construction, une plus grande part des PME s'attendent toutefois à une diminution du travail. »

Licenciement dans une PME sur six – parfois avec remplacement

L'intention de licenciement reste cependant deux fois plus élevée qu'avant la crise. Il n'y a pas de grandes différences selon la province, la région et la taille de la PME. Une PME sur trois (30,1 %) ayant l'intention de licencier envisage également de remplacer ce membre du personnel. Si ce chiffre est nettement supérieur à celui de septembre (17,6 %), il reste clairement inférieur à celui de mars (53,6 %).

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