La Belgique accuse du retard par rapport aux pays voisins en matière de jobs flexibles

Une entreprise belge sur quatre engage déjà de la main-d'œuvre flexible mais reste en retard sur les pays voisins - un poste vacant sur deux est pour un nouveau contrat fixe

21 décembre 2020

Les employeurs belges préfèrent engager du personnel fixe pour de nouvelles positions. Pas moins d'un travailleur sur deux pourvoit un poste vacant (52 %). C'est ce qui ressort d'une enquête internationale menée par le prestataire de services RH SD Worx. Trois positions sur dix sont occupées par des travailleurs internes après une formation. Seul un poste sur cinq est assuré par un travailleur flexible. La Belgique se distingue ainsi de ses voisins comme la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Ces derniers temps, le marché de l'emploi a mis les employeurs à l'épreuve. Le besoin croissant de nouvelles compétences (numériques) et les départs massifs des baby-boomers imposent aux entreprises des difficultés pour dénicher les bons talents. Selon l'enquête, les entreprises pallient aujourd'hui leurs besoins en compétences :
 

L'acquisition de talents occupe la première place

Comme prévu, l’acquisition de talents reste l’option numéro un des entreprises qui veulent renforcer leurs effectifs. Près de la moitié du temps (52 %), les entreprises belges se tournent vers de nouveaux employés permanents pour combler le manque de qualifications et de compétences. Ainsi, les employeurs belges se situent légèrement au-dessus de la moyenne européenne (47%). L'Espagne est en tête de liste et préfère pourvoir les postes ouverts avec des employés permanents (65 %). Le seul pays voisin où l'achat de talents n'est pas la pratique la plus courante est le Royaume-Uni, où la guerre des talents fait encore plus rage que sur le continent en raison de taux de chômage inférieurs. 

La formation et le développement en alternative fructueuse

Une alternative possible à l'acquisition de talents consiste à trouver des solutions au sein de l'entreprise. L'enquête de SD Worx révèle qu'aujourd'hui le perfectionnement et la réorientation des collaborateurs sont des pratiques très courantes dans la plupart des pays. En Belgique, les entreprises belges indiquent que dans 29 % des cas, elles trouvent ainsi le bon profil pour un poste vacant.

La Belgique est en avance sur l’Allemagne et la Grand-Bretagne, avec des entreprises qui encouragent la mobilité interne de leurs employés dans 4 cas sur 10, suivie par la France, où la formation des talents est également privilégiée dans environs trois cas sur dix. Cela passe principalement par des formations formelles mais les échanges temporaires et les stages internes sont également de précieuses initiatives grâce auxquelles les collaborateurs développent de nouvelles compétences et aptitudes.

« Le développement des talents est étroitement lié au renforcement de la mobilité interne. Elle permet souvent aux employeurs de pourvoir les postes vacants de manière rentable. En outre, une politique qui met l’accent sur l’employabilité durable rend les collaborateurs plus productifs et loyaux envers l’entreprise », Cathy Geerts, Chief HR Officer chez SD Worx.

Une hausse des effectifs occasionnels ?

Une autre voie de flexibilisation des effectifs d'une entreprise est l'emploi de travailleurs précaires – des travailleurs qui ne font pas partie de la paie permanente des organisations. Il peut s'agir par exemple de collaborateurs indépendants, de travailleurs flexibles et de personnel détaché. En Belgique, 19%, soit un post vacant sur cinq, sont concernés, ce qui est inférieurs aux payx voisins. 

Bien que cette pratique ne soit toujours pas une priorité pour la plupart des employeurs, les choses vont peut-être changer. Environ 30 % des entreprises européennes emploient déjà des travailleurs précaires et 30 % envisagent de faire de même. En Belgique, une entreprise belge sur quatre emploie déjà des travailleurs flexibles, une moyenne cependant bien en dessous de ses pays voisins les Pays-Bas (38 %), le Royaume-Uni (31 %) et la France (28 %). La Belgique est à la traîne derrière l'Allemagne, avec un moyenne de 21 %, soit une entreprise sur cinq. De plus, six entreprises belges sur dix n'emploient pas de travailleurs flexibles ou ne le considèrent pas. À titre de comparaison, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, plus de six entreprises sur dix emploient ou envisagent d'employer des travailleurs flexibles.

Alors, pourquoi les employeurs devraient-ils au moins envisager d’embaucher des travailleurs flexibles ? Selon les entreprises qui emploient déjà des travailleurs flexibles, les principales raisons sont les suivantes* :

*Les principales raisons varient selon le type de secteur, les compétences requises, le contexte des activités et d'autres paramètres.

« La conjoncture actuelle oblige les entreprises à repenser leurs stratégies de gestion des effectifs. En résumé, les organisations doivent trouver un équilibre entre des effectifs permanents fiables pour répondre à leurs besoins fixes et une main-d’œuvre plus flexible, disponible pour réagir rapidement à l’évolution des besoins en dotation en effectifs. Chaque entreprise doit décider quelles pratiques, comme la mobilité interne et externe, conviennent le mieux à son contexte. Mais une chose est sûre : les options sont plus nombreuses que jamais », conclut Cathy Geerts.

Pour tout complément d’information :

SD Worx

Pieter Goetgebuer – PR & Corporate Communication Manager


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