Les PME bruxelloises se redressent le plus rapidement

Une PME sur trois veut recruter avant fin décembre : seule Bruxelles retrouve presque son niveau pré-coronavirus

1 octobre 2020

En moyenne, plus d’une PME belge sur cinq (22,7 %) prévoit d’engager du personnel au cours des trois prochains mois. Une tendance similaire se manifeste en Flandre et en Wallonie. Les PME bruxelloises sont plus optimistes et retrouvent presque leur niveau pré-coronavirus. L’heure n’est cependant pas encore à la victoire : les intentions de licenciement n’ont pas diminué, mais n’ont pas non plus augmenté. En revanche, les projets font état d’une légère reprise jusqu’à la fin de l’année prochaine. Il s’agit des nouvelles informations tirées de l’enquête trimestrielle sur l’emploi menée pour le compte du prestataire de services RH SD Worx auprès de 833 dirigeants d’entreprise et responsables du personnel.

Une PME bruxelloise sur trois veut recruter avant fin décembre

C’est dans les PME de Bruxelles que l’augmentation est la plus importante. Une PME bruxelloise sur trois (33,9 %) veut recruter à nouveau au quatrième trimestre. Elles se situent ainsi presque au même niveau qu’avant le coronavirus. En Flandre (22,0 %) et en Wallonie (19,2 %), ce pourcentage reste limité à une PME sur cinq (près de la moitié du niveau pré-coronavirus).

Vassilios Skarlidis, Directeur Régional PME chez SD Worx : « L’impact de la crise du coronavirus se fait encore pleinement ressentir, bien que les projets de recrutement soient meilleurs qu’au plus bas d’avril 2020. On note à nouveau une amélioration en septembre par rapport à juin de cette année, surtout à Bruxelles (33,9 %), en Flandre orientale (27,2 %) et dans le Brabant flamand (25,7 %). C’est ce qui se remarque le plus dans les grandes entreprises. Les embauches concernent de plus en plus de remplacements (au lieu d’extensions) et évoluent dans le sens d’un travail temporaire (intérim x 3). »

Différences régionales des intentions de recrutement depuis mars 2020

Les grandes PME envisagent le plus de recrutements : pas moins de huit PME sur dix (82 %) employant 50 à 249 travailleurs contre 12,6 % des PME employant moins de 5 travailleurs. Dans les PME occupant 5 à 19 travailleurs, ce pourcentage passe à 36,1 % en moyenne.

Une PME sur trois invoquera le chômage temporaire en octobre et novembre 

Une PME sur trois (35 %) prévoit encore d’avoir besoin du système de chômage temporaire en octobre et novembre. Des différences régionales et sectorielles existent cependant. À Bruxelles, il s’agit de moins d’un travailleur sur cinq (18,7 %). Dans le secteur de l’industrie et de la construction, le besoin est plus élevé (38,0 %) que dans le secteur des services et le secteur non marchand (33,1 %). Le nombre de jours varie également. Dans le secteur de l’industrie et de la construction, un cinquième des PME (22,5 %) craignent de devoir encore appliquer le chômage temporaire pour 20 à 50 % des jours. Dans le secteur des services et le secteur non marchand, ce pourcentage est limité à 11,1 % (soit la moitié du secteur de la construction et de l’industrie).

Une PME sur six pense toujours devoir procéder à des licenciements

Les intentions de licenciement se maintiennent en moyenne à 16 % ; elles ont ainsi doublé depuis mars (passant de 8,5 % à 16 %), mais restent inchangées par rapport à avril et juin. Les petites PME (de moins de 5 travailleurs) déclarent moins souvent licencier du personnel au cours du trimestre à venir (13,6 %) que les grandes PME de 50 à 99 travailleurs, avec un pourcentage de 30,9 %. Celles qui envisagent des licenciements ont également moins l’intention de remplacer les travailleurs licenciés (17,6 % contre 54 % en mars).

« Les intentions de licenciement (16 %) n’ont plus augmenté, mais sont toujours deux fois plus élevées que celles d’avant le coronavirus. Le volume de travail n’est plus évalué comme avant le coronavirus. Un tiers des PME prévoient toujours une diminution de la quantité de travail, alors que seule une PME sur dix y pensait avant la crise sanitaire. » 

De meilleures perspectives pour 2021

Vassilios Skarlidis de SD Worx poursuit : « Si nous nous projetons plus loin, vers fin 2021, environ un quart des PME (26,6 %) s’attendent à une augmentation de leur emploi en 2021. Il s’agit d’une évolution positive par rapport à juin (17,8 % à l’époque) ; mais nous ne nous situons pas encore au niveau pré-coronavirus. » 

Six PME sur dix (58 %) s’attendent à un statu quo. Seize pour cent s’attendent à une baisse ; il s’agit du troisième niveau le plus élevé depuis 10 ans.

Plus d’informations :

SD Worx

Eva De Schryver

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