Le « payroll » est la priorité absolue des départements RH pendant la crise de la COVID-19

Un retour aux bases: plus de la moitié des entreprises belges essaient de faciliter le calcul salarial

29 septembre 2020

Bruxelles, le 29 septembre 2020 – Le payroll, ou paiement mensuel des salaires, est aujourd’hui la priorité absolue pour les départements RH des entreprises belges. C’est ce qui ressort d’une enquête internationale menée par SD Worx. En temps de crise, les entreprises reviennent à l’essentiel : d’une part, en raison de la complexité croissante et d’autre part du besoin de numérisation à cause du télétravail. Plus de la moitié (56,1 %) des entreprises belges essaient aujourd’hui d’améliorer davantage leur payroll. Un quart (26,1 %) confie non seulement les calculs salariaux, mais aussi toutes les préparations administratives mensuelles à un partenaire externe. Ces chiffres amènent la Belgique à occuper la position de leader en Europe.

En juin, le prestataire de services payroll et RH SD Worx a mené une enquête auprès de 3 000 entreprises dans onze pays européens. Près de la moitié des entreprises belges (44,8 %) qui y ont participé ont laissé entendre qu’elles craignent que la crise du coronavirus n’ait un impact permanent sur leur entreprise.

Payroll, le gagne pain des salariés 

La Belgique fait partie des huit pays (sur les onze interrogés) où le payroll est actuellement la priorité en matière de RH. Pour près de 2 entreprises belges sur 3 (64,8 %), le payroll est important.

« En raison de la COVID-19, les entreprises doivent souvent faire face à des situations imprévues, comme le télétravail massif, le chômage technique et les fermetures temporaires. De plus, les mesures d’aide des pouvoirs publics n’ont pas facilité la vie des RH. Afin de fournir un payroll impeccable, les départements RH doivent être pleinement concentrés sur cette tâche. En bref, ce n’est pas une grande surprise de constater que le “payroll” est la priorité absolue des RH. Il est non seulement plus complexe que jamais, mais aussi le gagne pain des employés. Car en temps de crise, tout le monde veut être sûr de payer ses collaborateurs à temps et correctement », explique Elodie Cobut, manager régional de SD Worx, en se basant sur ses contacts avec les entreprises.
« En temps de crise, il faut revenir à l’essentiel », explique Michael Custers, Chief Marketing Officer chez SD Worx. « Si, dans de telles situations, vous n’avez pas de ressources humaines bien organisées, il est presque impossible de s'adapter rapidement et de manière appropriée aux circonstances qui changent en permanence. »

 

Plus de la moitié travaillent au payroll

Plus de la moitié des entreprises belges (56,1 %) ont activement essayé de mettre en place un payroll plus efficace en juin 2020. 17,5 % affirment vouloir s’y atteler à court, moyen ou long terme. Plus de 70 pour cent veulent progresser sur le plan du payroll. Il s’agit clairement de l’une des grandes priorités RH dans de nombreuses entreprises.

« En raison de la crise, de nombreux départements RH se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas préparés à un processus entièrement numérique : les frais, les heures supplémentaires ou les indemnités vélo, sont encore (partiellement) traitées sur papier ou nécessitent des opérations manuelles. Cela nécessitait la présence des spécialistes du payroll dans les bureaux; mais dans le même temps, les autorités leur conseillaient le travail à domicile », explique Elodie Cobut de SD Worx.
 

La Belgique en position de leader

Dans plus d’un quart (26,1 %) des cas, les entreprises belges font également confiance à un partenaire externe pour toutes les étapes préparatoires de leur calcul salarial. Ce pourcentage n’est aussi élevé dans aucun des dix autres pays de l’enquête. Outre le payroll, elles sous-traitent régulièrement le suivi de la législation sociojuridique (25,4 %) et l’automatisation des processus RH (25,3 %). Grâce à ces sous-traitances, les entreprises optent pour une spécialisation et une continuité supplémentaires sur le plan des RH.

« De nombreuses tâches préparatoires précèdent chaque mois le calcul salarial proprement dit :  la collecte et l’introduction de données telles que les absences, les bonus et les allocations prennent un certain temps. En outre, le payroll requiert également une connaissance approfondie du droit du travail et des derniers développements dans ce domaine. »

Tous les pays européens ne sont donc pas aussi intéressés par l’externalisation et leur situation diffère en fonction des tâches RH. Ainsi, la Belgique, les Pays-Bas, la France et l’Allemagne ont beaucoup plus tendance à opter pour l’externalisation du payroll. En revanche, certaines entreprises en Suisse, en Italie, en Espagne et en Pologne indiquent que la préparation du payroll est la tâche RH qu’elles sous-traiteraient en dernier lieu.
 

Continuité et moins de formalités administratives

Les avantages de l’externalisation parlent d’eux-mêmes. En Belgique, la simplification administrative prime pour quatre entreprises sur dix (39,3 %). Près d’un tiers (27,9 %) des entreprises signalent ne pas disposer en interne d’un savoir-faire suffisant pour s’y atteler elles-mêmes. Un quart (25,7 %) fait appel à une entreprise externe pour leur continuité, de sorte que la maladie ou les vacances ne génèrent pas de retard dans le payroll. Un cinquième (19,3 %) estime qu’il est important que leurs propres travailleurs RH puissent se concentrer sur des tâches plus stratégiques.