L'emploi dans le secteur des événements musicaux reprend vie après les mesures d'assouplissement

L'horeca anversois et bruxellois connaît un recul en août

14 septembre 2020

Les mesures d'assouplissement visant le secteur des événements musicaux ont un effet favorable sur le pourcentage de jours travaillés dans le secteur de la musique (CP 304). C'est ce qui ressort des chiffres de l'Employment Tracker de SD Worx. Dans la semaine de l’annonce des mesures d'assouplissement (du 17 au 23 août), un effet a immédiatement été observé sur le pourcentage de jours travaillés : dans le secteur des événements musicaux , ce pourcentage est passé de 40 % à 52,5 %. La semaine suivante, le pourcentage de jours travaillés a même atteint 61 %. L'horeca connaissait en revanche un recul : ce sont surtout Anvers et Bruxelles qui voient à nouveau les chiffres baisser après un taux d'occupation raisonnable en juillet.
SD Worx a analysé ses données salariales pour le mois d'août dans le cadre de l'Employment Tracker. En août, SD Worx a constaté une nouvelle augmentation de l'emploi : le pourcentage de « jours travaillés » augmente dans presque tous les secteurs, même si nous ne sommes pas encore au niveau d'avant mars. Le secteur des arts de spectacle évolue positivement (CP 304), passant de 37 % à 49 % de jours travaillés, même s'il n'est pas encore question d'un véritable retour à la normale. Cela signifie que sur 100 jours théoriques à travailler, seuls 49 ont été réellement effectués. L'horeca et ce secteur des arts de spectacle restent (outre l'aviation) les principaux utilisateurs du chômage temporaire.

Ce sont là des constatations marquantes tirées de l'Employment Tracker de SD Worx. Au niveau régional, on observe de grandes différences. À Anvers et à Bruxelles, l'emploi dans l'horeca est presque 40 % inférieur au niveau de 2019 ; nous observons le moins de dommage dans le Limbourg et en Flandre occidentale (14 % en dessous du niveau d'août dernier).

Des mesures avec effet immédiat : assouplissement dans le secteur des événements musicaux

Tant un durcissement qu'un assouplissement se reflètent assez rapidement dans les chiffres de l'emploi. L'horeca anversois recule le plus fortement par rapport à juillet (-10 %), ce qui n'est pas dû aux vacances ou aux maladies.

Le secteur des arts de spectacle enregistre un mouvement positif, passant de 36 % à 49 % sur une base mensuelle. Après un assouplissement du secteur événementiel en juin, celui-ci a de nouveau connu un durcissement en juillet lors de la deuxième vague. Ce recul est clairement visible dans les chiffres, le plancher ayant été atteint la semaine du 20 juillet (taux d'occupation de 24,10 %). Le 20 août, le Conseil national de sécurité a annoncé un nouvel assouplissement pour le secteur événementiel. La capacité autorisée lors d'événements a été doublée (passant de 100 à 200 personnes à l'intérieur et de 200 à 400 personnes à l'extérieur) à partir du 1er septembre. Avec un effet immédiat sur l'emploi, c'est clairement ressorti des chiffres hebdomadaires : 

Emploi

Bart Pollentier, directeur du centre de connaissances de SD Worx : « La deuxième vague fin juillet a eu pour conséquence que la capacité des événements a dû être revue à la baisse. Ce fut un coup dur pour le secteur, car il tablait justement sur une augmentation de capacité à partir du mois d'août. Après les chiffres favorables du mois d'août, le Conseil national de sécurité a décidé le 20 août que la capacité des événements pouvait à nouveau être augmentée, ce qui a été immédiatement visible dans les chiffres. La semaine de l'annonce, le pourcentage de jours travaillés a de nouveau grimpé à 52,51 %, et la tendance à la hausse se poursuit. Nous ne pouvons certainement pas encore parler d'une reprise, mais c'est un pas dans la bonne direction. »

Suite à cet assouplissement toutes les régions constatent un effet positif sur l’emploi, la plus forte progression étant celle du Brabant flamand, avec pas moins de 80 %. Bruxelles, la Flandre occidentale et la Flandre orientale représentent près de 60 % (respectivement 58 et deux fois 59 %). À Anvers, le pourcentage de jours travaillés dans ce secteur reste limité à 44 %.

L'horeca anversois et bruxellois le plus touché

Il ressort des dernières données salariales d'août que l'horeca est le plus touché dans les provinces d'Anvers, de Bruxelles et du Brabant flamand. La Flandre orientale reste également sous les 50 % de jours travaillés.

Steven Rosseel, responsable horeca chez SD Worx : « L'horeca fait du surplace et reprend moins vite que prévu : les avis négatifs concernant Bruxelles et Anvers, ainsi que le couvre-feu, ont eu des répercussions. Nous le constatons également au nombre élevé de jours pour lesquels on continue de faire appel au chômage temporaire. À titre de comparaison : pour l'horeca de Flandre occidentale, ce pourcentage reste limité à 17 %, soit près de la moitié de celui d'Anvers (33 %). Concrètement, cela signifie que sur les 100 jours à prester au mois d'août, 33 n'ont pas été effectués en raison du coronavirus. Par rapport au même mois de l'année dernière, la différence entre les jours travaillés en Flandre occidentale et dans le Limbourg est de 14 % et 13 % ; et de pas moins de 37 % à Anvers et Bruxelles. »

Emploi

Source : SD Worx Employment Tracker

L'explication ne se trouve pas dans une hausse des jours de maladie ou de vacances, même si, à Bruxelles et dans le Brabant flamand, davantage de congés ont été pris en août.

Bart Pollentier, directeur du centre de connaissances de SD Worx, conclut : « Avec le suivi mensuel des données salariales de SD Worx, nous constatons que l'emploi est aussi imprévisible que les reprises de l'épidémie de coronavirus. Nous observons cependant une tendance s'annonçant positive : nous constatons, de manière globale, une augmentation de l'emploi et une baisse de l'absentéisme pour cause de maladie, tout comme le pourcentage de chômage temporaire. »