Huit Belges sur dix aiment travailler dur

La Fête du travail en demi-teinte à cause de la crise du coronavirus

29 avril 2020

Avec plus d’un million de Belges au chômage temporaire, la Fête du travail n’est pas tout à fait une fête cette année. Surtout en sachant que les Belges aiment travailler dur. C’est ce que révèle une enquête annuelle réalisée par SD Worx auprès de 2 500 Belges : huit Belges sur dix apprécient de travailler dur, et ce, quels que soient leur sexe et leur âge. Ceux qui aiment travailler dur changent moins vite d’employeur et sont prêts à prendre leur pension plus tard. Il existe un lien étroit entre le contenu de la fonction, la reconnaissance et les possibilités d’évolution.

Les Belges veulent travailler dur

Lorenzo Andolfi, Conseiller HR chez SD Worx : « En cette période difficile, nous pensons qu’il est important de mettre en lumière les points forts de notre pays. L’enquête annuelle de SD Worx auprès d’un échantillon représentatif de 2 500 travailleurs belges nous apprend que presque tous les Belges apprécient de travailler dur. Ils sont en effet huit sur dix (83 %) à être d’accord avec l’affirmation "j’aime travailler dur". »

  Pas du tout d’accord Pas d’accord Plutôt pas d’accord Plutôt d’accord D’accord Tout à fait d’accord
J’aime travailler dur 3,4% 4,5% 9,4% 13,6% 46,0% 23,2%

Les femmes et les hommes obtiennent des résultats élevés sur cet indicateur de performance. Les femmes obtiennent un score légèrement plus élevé, mais la différence n’est pas significative. Aucune différence significative n’est à signaler en fonction de l’âge. L’emploi à temps plein ou à temps partiel ne fait non plus aucune différence.

Les employés affichent un résultat quelque peu plus élevé que les ouvriers. Il en va de même pour les dirigeants. Plus les répondants ont un diplôme élevé, plus ils déclarent aimer travailler dur. Ceux qui gagnent plus signalent plus souvent apprécier de travailler dur.

« Le contenu de la fonction, la reconnaissance et les possibilités d’évolution sont fortement corrélés avec la préférence pour le travail acharné : les personnes qui disposent d’une certaine autonomie et responsabilité dans leur travail, d’une bonne reconnaissance et de possibilités d’évolution travailleront dur plus volontiers et vice versa. Ces facteurs ont un impact conséquent sur leur engagement », analyse Lorenzo Andolfi.

Ceux qui aiment travailler dur changent moins vite d’employeur

Autre avantage décelé dans l’enquête de SD Worx : « Les répondants qui affichent un score élevé en ce qui concerne leur préférence pour le travail acharné sont moins enclins à chercher un autre employeur. Dans le même temps, ils sont convaincus qu’il leur serait plutôt facile de trouver un autre emploi sur le marché. »

Travailler plus longtemps et partir plus tard à la pension

En moyenne, la majorité (53 %) des répondants aimeraient prendre leur pension entre 60 et 65 ans. Un quart (25 %) indique vouloir rester actif après 65 ans. Dans ce groupe, près de 90 % (86 %)  aiment actuellement travailler dur.

« Cette attitude en faveur du travail acharné peut en outre aider à rester actif plus longtemps. Ces 10 dernières années, "l’âge de la retraite moyen souhaité" est passé à 60 ans. "L’âge de la retraite prévu" constitue une estimation plus réaliste et est plus élevé (en moyenne 65 ans). Chez les jeunes (de moins de 30 ans), l’estimation atteint même 67 ans », conclut Lorenzo Andolfi de SD Worx.

Huit Belges sur dix aiment travailler dur

À propos de l’enquête

Depuis 2009, SD Worx réalise une enquête annuelle auprès de 2 500 travailleurs belges afin de sonder leur satisfaction au travail, leur motivation, leur implication et leur engagement au travail. En fonction de l’actualité ou des besoins commerciaux de SD Worx, d’autres thèmes spécifiques en lien avec le travail sont également abordés. L’enquête est réalisée en ligne par le bureau d’études iVox auprès de la population active sous contrat. L’échantillon est représentatif du marché de l’emploi belge et comprend une composition similaire en matière de statut, de sexe, de régime de travail, de langue, de formation et de taille de l’organisation.