Les multinationales luttent pour un reporting du payroll consistant malgré les frontières

Plus de quatre professionnels sur dix voient la RPA comme une solution pour une meilleure qualité des données

16 mai 2019

Bruxelles, le 16 mai 2019 – Plus de la moitié des multinationales ne sont pas en mesure d'avoir une vue d'ensemble de toutes leurs opérations payroll à l'échelle mondiale. Une étude menée par la Global Payroll Alliance, en association avec le fournisseur de services RH SD Worx, parvient au constat suivant : malgré le nombre croissant d'exigences de conformité comme le reporting des écarts salariaux, de nombreuses multinationales n'ont pas une vision assez claire de la fonction payroll même si les exigences de conformité deviennent de plus en plus importantes, comme dans le cas de la déclaration des écarts de rémunération, par exemple. L'étude s'intéressait aux défis rencontrés par les professionnels du payroll de multinationales et sur la façon dont ils utilisent la technologie pour y trouver des solutions.

Ce manque d’uniformité dans le reporting attire l’attention sur le plus grand défi des sociétés avec une activité payroll dans plusieurs pays, à savoir la nécessité de reporting et de processus cohérents dans les différents pays. Trouver des informations sur la législation et la conformité, ainsi que la connaissance de la législation locale, constituent les autres difficultés les plus fréquentes rencontrées par ces multinationales.

« La pression exercée sur les départements payroll augmente chaque année », explique Jean-Luc Barbier, vice-président Global Solutions, SD Worx. « Les changements de réglementation vont continuer à alourdir la charge de travail et les entreprises doivent mettre en place des systèmes pour gérer cette charge de travail avec précision et efficacité. Il devient de plus en plus évident que les données payroll ont un rôle important à jouer dans l'amélioration des performances de l'entreprise, et la cohérence du reporting est essentielle à cet égard. »

Sept multinationales sur dix combinent encore la gestion numérique et manuelle

De nombreuses entreprises relèvent ces défis en digitalisant leur payroll. Cependant, malgré les avantages en termes de rapidité et de précision, un nombre non négligeable d'entreprises gèrent toujours les processus de payroll manuellement. À l'heure actuelle, 12 % des entreprises n'utilisent pas la « smart technology » pour gérer les processus de payroll. La majorité des organisations (72 %) gèrent leurs processus de payroll à la fois en ligne et manuellement, tandis que 13 % travaillent uniquement de façon numérique.

La « Robotic Process Automation » (RPA) joue un rôle croissant dans le processus de numérisation. L’automatisation des tâches manuelles répétitives permet de faire gagner un temps considérable qui peut alors être consacré à des activités RH avec plus de valeur ajoutée telles que l’optimisation des processus. Presque quatre répondants sur dix (38 %) ne savent pas si leur organisation pourrait tirer un avantage de l'intégration de la RPA au niveau du management du payroll. Il s'agit là d'un exemple clair du manque de compréhension important de cette technologie qui se révèle de plus en plus essentielle dans le secteur. La majorité des organisations (44 %) estime cependant que la RPA pourrait profiter à leur management du payroll, principalement  pour la meilleure qualité des données qu’elle offre ainsi.

Jean-Luc Barbier poursuit, « En numérisant autant que possible les processus de paie et de RH, les entreprises peuvent obtenir des informations précieuses, basées sur des données, qui peuvent contribuer à leur transformation. Ce faisant, ils doivent également investir dans la formation continue de leurs employés. Sinon, il y a un grand risque que les avantages de cette nouvelle technologie soient complètement perdus. »

À propos du rapport

Un total de 158 professionnels a répondu à l’enquête menée par la Global Payroll Association. 55% des organisations représentées par les répondants employaient 2500 personnes ou plus. L’APAC (Asie- Pacifique),  l’EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et les Amériques ont été cités par les répondants comme régions concernées.