De plus en plus de PME éprouvent des difficultés à pourvoir les postes vacants

Pour près de quatre PME sur dix, les « postes sont vacants de longue date », même six sur dix dans les branches de « l'industrie et de la construction ».

7 octobre 2019

Le baromètre SD Worx des intentions de recrutement des PME (moins de 100 travailleurs) affiche une progression des « emplois essentiellement vacants de longue date ». Cela concerne surtout les PME actives dans les branches de l'industrie et de la construction (secteur secondaire) et les PME de Flandre occidentale. Dans ces PME, nous constatons un plus grand nombre de vacances dans les métiers en pénurie. Ce sont les conclusions les plus marquantes de la 37e enquête sur l'emploi qui a été réalisée pour le compte du prestataire de services RH SD Worx auprès de 940 dirigeants d'entreprises et responsables du personnel en septembre 2019.
  • En moyenne, une PME belge (moins de 100 travailleurs) sur trois veut recruter au quatrième trimestre. La majorité (62 %) indique que cela concerne  surtout des vacances de poste récentes, mais ce pourcentage diminue.
  • En moyenne, quatre PME sur dix (38 %) indiquent que ces vacances de poste concernent essentiellement « des emplois vacants de longue date », alors que ce chiffre était seulement d'un quart (26 %) le trimestre dernier. Cela représente une augmentation de 30 %.
  • De toutes les régions, c'est la Flandre occidentale qui est le plus touchée par le problème des postes vacants de longue date et des métiers en pénurie. Là, une PME sur six (17 %) a des postes vacants depuis plus d'un an (contre 8 % en moyenne dans le pays).
  • Ce sont surtout les PME actives dans l'industrie et de la construction (secteur secondaire) qui ont du mal à recruter : près de sept PME sur dix (67 %) indiquent que les postes vacants concernent un métier en pénurie. Bruxelles est moins touchée (28 %) tandis que la Flandre et la Wallonie enregistrent sensiblement les mêmes résultats, avec respectivement 45,1 % et 46,6 %.

Augmentation sensible du nombre de PME ayant des « emplois vacants de longue date ».

Par rapport au trimestre dernier, un plus grand nombre de PME déclarent avoir des « postes vacants de longue date » : en septembre, quatre PME sur dix en moyenne (38,1 %) indiquaient que ces vacances de poste concernaient essentiellement « des emplois vacants de longue date », alors que ce chiffre était de seulement un quart (26 %) le trimestre dernier. Cela représente une augmentation de 30 %, attribuable aux branches de « l'industrie et de la construction », où six PME sur dix déclarent avoir des « postes vacants de longue date ». En Flandre occidentale, six PME sur dix ont des « postes vacants de longue date ».

Près de la moitié des vacances de nos PME concernent des métiers en pénurie.

Les vacances dans les métiers en pénurie : Bruxelles est moins touchée (28 %) tandis que la Flandre et la Wallonie enregistrent sensiblement les mêmes résultats, avec respectivement 45,1 % et 46,6 %. Ce sont surtout les PME actives dans l'industrie et la construction (secteur secondaire) qui ont du mal à recruter : près de sept PME sur dix (67 %) indiquent que les postes vacants concernent un métier en pénurie.

C'est en Flandre que les emplois vacants dans les PME sont pourvus le moins rapidement.

En moyenne, près de 85 % (84,4 %) des PME belges déclarent que leurs postes vacants sont pourvus dans les 6 mois ; mais pour 15 % d'entre elles, cela prend plus de temps. En moyenne, les emplois vacants sont pourvus moins rapidement en Flandre qu'à Bruxelles et en Wallonie : un cinquième des PME (20,9 %) indiquent que des postes y resteraient vacants pendant plus de 6 mois, contre 9,1 % et 8,0 % respectivement à Bruxelles et en Wallonie. La palme revient de nouveau à la Flandre occidentale avec 27,6 % de PME avec postes non pourvus au bout de 6 mois, suivie du Limbourg avec 22,4 % . Dans les secteurs de « l'industrie et de la construction » presque une PME belge sur trois  (28,2 %) indique des postes vacants depuis plus de six mois. Ce qui est moins le cas dans les secteurs du commerce, des prestations de services et des services non marchands (12,5 %). En Flandre occidentale, une PME sur six (17 %) a des postes vacants depuis plus d'un an (contre 8 % en moyenne dans le pays).

Un tiers des PME compte recruter au T4.

Les projets de recrutement restent stables. Plus d'une PME belge sur trois (33,6 %) souhaite recruter, un pourcentage sensiblement stable depuis huit trimestres d'affilée. On n'observe pas de grande différence entre la Flandre, Bruxelles et la Wallonie, les deux extrêmes étant la Flandre orientale (35,8 %) et le Limbourg (29,2 %).

Plans de recrutement pour le trimestre à venir : évolution % de PME qui envisagent de recruter

Source: SD Worx

« Nous constatons, d'une part, que les intentions de recrutement sont relativement stables mais, d'autre part, que les PME ont davantage de mal à pourvoir les emplois depuis le mois de juin. Par rapport au trimestre précédent, un plus grand nombre de chefs d'entreprise indiquent que leurs postes sont vacants « de longue date ». Les branches de « l'industrie et de la construction » ont notamment du mal à trouver les talents adéquats, et la Flandre occidentale en particulier. C'est dans ces branches que se concentre l'essentiel des métiers en pénurie, pour lesquels les PME n'arrivent pas à recruter. Cette étude met le doigt sur l'un des défis auxquels se trouvent confrontés les dirigeants de nos PME :  dans les secteurs de « l'industrie et de la construction » presque une PME belge sur trois  (28,2 %) indique des postes vacants depuis plus de six mois ; dont 13 % a des postes vacants depuis plus d'un an », explique Vassilios Skarlidis, Directeur Régional PME auprès de SD Worx.