Les Belges sont dans le top 3 des nationalités qui ont le droit de travailler à distance, aux côtés des Néerlandais et des Britanniques

Un Belge sur trois déclare pouvoir travailler à distance – plus de la moitié d’entre eux s’en réjouit

19 septembre 2019

En 2019, un Belge sur trois déclare pouvoir travailler à distance, ce qui nous place sur un pied d’égalité avec les Néerlandais et les Britanniques. Plus de la moitié de ceux qui sont autorisés à travailler à distance se disent contents d’avoir cette possibilité ; là encore, nous sommes dans le top 3. Les raisons les plus fréquemment évoquées sont les suivantes : un meilleur équilibre travail-vie privée, une meilleure concentration, une productivité accrue et moins d’embouteillages. Seul un travailleur sur dix n’est pas intéressé par le télétravail. C’est ce qui ressort d’une enquête internationale menée par le prestataire de services RH SD Worx, dans le cadre de laquelle 2 500 travailleurs ont été interrogés en Belgique.

Le télétravail, toujours volontaire

Les employeurs organisent toujours le télétravail sur une base volontaire. Les travailleurs de leur côté peuvent choisir d’accepter l’offre de télétravail. Une étude réalisée par SD Worx indique que plus de la moitié (57 %) des personnes autorisées à travailler à distance en sont satisfaites.  En revanche, un travailleur sur trois trouve que son emploi ne se prête pas au télétravail. 11 % ne sont pas intéressés par le télétravail. Ainsi, certains peuvent craindre que le manque de contacts sociaux avec leurs collègues complique la collaboration et la concertation ou qu’ils soient moins impliqués dans l’organisation.

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Meilleur équilibre travail-vie privée, meilleure concentration et productivité accrue, moins d’embouteillages

Les employeurs gagnent à avoir une vision claire de la raison d’être du télétravail. Les trois principales raisons pour lesquelles les travailleurs belges demandent à travailler à distance sont :

  1. Meilleur équilibre travail-vie privée
  2. Meilleure concentration et productivité accrue
  3. Éviter les embouteillages

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Au moins une fois par semaine

Quant au nombre de jours de télétravail, les Belges arrivent derrière les Pays-Bas et le Royaume-Uni, où au moins 50 % des travailleurs déclarent travailler à domicile à raison d’un jour par semaine. En Belgique et en Allemagne, c’est le cas d’environ un travailleur sur trois (35 %).

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Procédez à l’envers : fixez les jours auxquels les collaborateurs sont attendus au bureau

Il est frappant de constater que plus de la moitié des Belges (57 %) indiquent que le télétravail est pratiquement impossible : 46 % n’en ont pas encore le droit et 10 % ont cette possibilité, mais disent que ce n’est pas faisable en pratique. En revanche, au moins un Belge sur trois s’y intéresse ou travaille déjà à distance.

« La digitalisation est une première étape afin d’étendre le télétravail à plus d’emplois (de bureau).  Un Belge sur sept (14 %) déclare ne pas avoir le droit de travailler à distance, mais être intéressé. Même dans le groupe qui estime que ce n’est pas possible aujourd’hui, il reste également du potentiel.  Bien entendu, tous les emplois ne se prêtent pas au télétravail en pratique – songeons par exemple aux postes de production ou à la prestation de services locaux, comme dans le secteur des soins de santé ou pour les interventions manuelles », explique Françoise Boulanger, consultant RH chez SD Worx.

Il y a certainement encore du potentiel. Moins d’un travailleur sur dix n’est pas intéressé par le télétravail. SD Worx commente : « En tant qu’employeur, vous devriez en fait procéder à l’envers. Il est plus important d’analyser l’organisation du travail et de convenir des jours où les collaborateurs sont attendus au bureau, et ce en concertation, que de limiter le télétravail. »