Légère augmentation de l'intention de recrutement des PME belges

Une PME belge sur cinq hésite en raison du climat politique incertain

1 juillet 2019

Le baromètre SD Worx des intentions de recrutement des PME (moins de 100 employés) montre une légère augmentation, même si une sur cinq d'entre elles déclare que le climat politique influence ses intentions de recrutement. Les attentes concernant le volume de travail sont moins optimistes. En effet, 65 % s'attend à un statu quo. Ce sont les conclusions les plus étonnantes de la 36e enquête sur l'emploi pour le compte du prestataire de services RH SD Worx réalisée auprès de 815 dirigeants d'entreprises et responsables du personnel en juin 2019.
  • Les intentions de recrutement des PME (moins de 100 travailleurs) montrent une légère augmentation : au troisième trimestre, plus d’une PME belge sur trois (37,4 %) souhaite recruter ;
  • Pour les plus grandes PME (50 à 99 travailleurs), ce chiffre passe à près de neuf sur dix (86,5 %) ; pour les PME les plus petites (< 5 travailleurs), ce chiffre est légèrement inférieur à une sur trois (27,5 %) ;
  • Une sur cinq indique que le climat politique incertain actuel influence son intention en matière d'emploi ;
  • Le nombre de PME qui s'attendent à un statu quo de la quantité de travail est passé à 65,0 %. Moins d'une sur trois s'attend à une augmentation de celle-ci.

Encore une légère augmentation : plus d'un tiers des PME désire recruter au T3

Plus d'une PME belge sur trois (37,4 %) souhaite recruter ; c'est la première augmentation depuis juin 2018, lorsque les ambitions ont atteint leur plus haut niveau depuis le début de l'étude (38,1 %). Cela fait déjà six trimestres consécutifs que ce pourcentage fluctue autour d'un tiers (à savoir 34,4 % sur les deux trimestres précédents).

l'intention de recrutement des PME belges

« L'année dernière, en juin, nous avons également connu un pic. Pour les plus grandes PME de 50 à 99 travailleurs, l'intention de recrutement passe à près de neuf sur dix (86,5 %). Elles connaissent également une augmentation du travail plus importante que les petites PME et moins d’influence du climat politique. Pour les plus grandes PME, dans les trois quarts des cas il s'agit d'emplois permanents contre 57,3% chez les plus petites PME  : là aussi, le gérant de PME se tourne davantage vers le travail free-lance et le travail temporaire par le biais d'intérimaires ou de contrats à durée déterminée », précise Vassilios Skarlidis, Directeur Régional PME chez SD Worx. « Huit emplois sur dix sont à plein temps. Dans le secteur des services (secteur privé ou public), les plans d’embauche à temps partiel sont plus nombreux que dans l'industrie et la construction (18,7 % contre 5,6 %). »

En Flandre, les projets de recrutement restent stables par rapport aux trimestres précédents (35 %) avec 36,3 % ; La Flandre-Orientale, Anvers et le Brabant flamand obtiennent les meilleurs résultats. Le Limbourg et la Flandre-Occidentale les moins bons. Pour la Wallonie et Bruxelles réunies, on note un résultat de 39,0 %.

l'intention de recrutement des PME belges

Plus de statu quo dans le volume de travail

Le nombre de PME qui attendent le statu quo a considérablement augmenté, passant à 65 %. Un peu moins d'une sur trois s'attend à une augmentation de la quantité de travail. 29,1 % est la mesure la plus basse depuis 2016. La PME belge est un peu plus pessimiste quant à l'évolution attendue de la quantité de travail au cours des trois prochains mois. Les plus grandes entreprises (50 à 99 travailleurs) ont des attentes nettement plus élevées que les plus petites entreprises (< 5 travailleurs) : 58,2 % par rapport à 24,1 %.

Un sur cinq indique que le climat politique influence ses projets

Un PME Belge sur cinq (20,7 %) indique que le climat politique actuel influence son intention en matière de recrutement. Les organisations de 50 à 99 travailleurs indiquent beaucoup moins que la politique influence leurs intentions (seulement 14,2 %) que les organisations de moins de 5 travailleurs (22,2 %). Les PME de Flandre-Orientale sont les moins touchées (15,4 %). Les PME du Limbourg le sont le plus (24,9 %).