La voiture de société ne disparaît pas dans le cadre de la « guerre pour le talent »

16 janvier 2019

Le Salon de l'Auto, qui débutera bientôt à Bruxelles, est la grande messe annuelle pour tous les passionnés d'automobile et tous ceux qui veulent acheter une voiture. Une partie des voitures sur nos routes sont des voitures de société. Selon les données de SD Worx, le pourcentage de bénéficiaires d'une voiture de société reste stable avec un employé sur trois. Pour les nouveaux employés, ce pourcentage tombe à moins d'un sur cinq (17,7%). L'octroi d'une voiture de société reste très lié à la fonction et continue à constituer un outil important dans « la guerre pour le talent ». Les données sont basées sur l'enquête annuelle de SD Worx sur la rémunération des fonctions d'employés en Belgique en 2018. Il s'agit d'observations auprès de plus de 100.000 employés et de plus de 10.000 employeurs. Selon la Febiac, les voitures de société en Belgique représentent un cinquième (ou vingt pour cent) de toutes les voitures en 2018.

Un employé sur trois dispose d'une voiture de société, pour les nouveaux employés c’est moins d’un sur cinq


En 2018, un employé sur trois (soit 33,4 %) possédait une voiture de société. Il y a cinq ans, ce pourcentage était presque le même: en 2013 34,9 % des employés possédaient une voiture de société. La valeur moyenne de la valeur catalogue en 2018 est de €31.959 (options et TVA comprises, hors remise). Concrètement : la moitié des voitures sont plus chères que ce montant, la moitié d’entre elles sont moins chères.
Pour les nouveaux employés (de moins de 25 ans), même moins d’un sur cinq (17,7%) a immédiatement une voiture de société à sa disposition. La valeur catalogue moyenne y est également inférieure, à savoir €25.706.

La voiture de société comme outil dans « la guerre pour le talent » dans certaines fonctions


Françoise Boulanger, consultant Reward chez SD Worx et Aurélie Vanham expliquent: « Dans la guerre pour le talent, les entreprises ne veulent pas louper le coche. Elles élaborent une politique salariale conforme au marché et comparent également l'octroi de voitures de société, qui peuvent généralement être utilisées à des fins purement privées, à des profils similaires sur le marché, tant en termes du pourcentage attribué qu'en termes de valeur catalogue. Il n'est pas surprenant que des fonctions telles que celles de représentant et de consultant donnent souvent droit à une voiture de société. Ils ont généralement besoin de cette voiture pour pouvoir faire leur travail. Mais des fonctions telles que chef de projet, consultant ICT, développeur/ingénieur ICT et de nombreuses fonctions au niveau des cadres ou de la direction sont bien représentées sur le marché des voitures de société. On peut affirmer ce qui suit : plus le rôle est commercial, spécialisé ou stratégique, plus il y a de chances qu'une voiture soit une possibilité. Si vous accomplissez une tâche purement exécutive (pour laquelle vous n'avez pas à vous déplacer), la probabilité de conduire une voiture de société est inférieure à 10 %. »

Possibilités également nombreuses dans les PME


La plupart des voitures de société se trouvent dans des organisations comptant jusqu'à 50 collaborateurs avec 43,4 % de bénéficiaires. Dans les grandes entreprises de plus de 500 collaborateurs, ce pourcentage diminue : en pourcentage, moins de fonctions donnent droit à une voiture. L'écart le plus important en termes de valeur catalogue est observé dans les plus grandes organisations de 1 000 travailleurs et plus. On y retrouve des voitures d'une valeur catalogue de €14.518 (PCT 10) à €47.897 (PCT 90).

 

Françoise Boulanger conclut : « Il ne faut pas écarter la voiture de société, généralement des véhicules de leasing remplacés tous les quatre ou cinq ans. Dans la « guerre pour le talent », elle reste souvent une « valeur sûre » dans le paquet de rémunération de nombreuses fonctions, d'une part parce que les déplacements font partie de la fonction et, d'autre part, comme l'un des divers éléments de rémunération avec lesquels l'employeur veut récompenser et engager le travailleur. Bien que de plus en plus de travailleurs aient également leur mot à dire dans ce domaine par le biais de plans de rémunération flexibles. Tout le monde ne s'attache pas pendant longtemps à une grosse voiture de société coûteuse. Le fait de pouvoir échanger cette voiture contre un modèle plus petit et de la compléter avec d'autres avantages extralégaux procure également une grande satisfaction. »