Les PME bruxelloises nourrissent de grands projets de recrutement

28 septembre 2018

Une PME belge sur trois (des entreprises occupant de 1 à 99 travailleurs) veut recruter au cours du dernier trimestre de 2018. Il s’agit surtout de travail fixe et à temps plein, ou d’un emploi à plus de deux tiers. Pour les PME bruxelloises, les attentes en matière d’emploi atteignent un niveau record : 45 % d’entre elles déclarent vouloir recruter au quatrième trimestre. Ceci sont les conclusions les plus frappantes de la 33e enquête sur l’emploi commanditée par le prestataire de services RH SD Worx auprès de 1.090 PME belges.

Les PME recherchent principalement une main-d’œuvre fixe et à temps plein, selon une étude de SD Worx

  • Une PME belge sur trois veut recruter au quatrième trimestre de 2018. Cela signifie que les attentes en matière d’emploi sont légèrement inférieures à celles de juin 2018, lorsqu’elles culminaient.
  • Les PME bruxelloises affichent les intentions de recrutement les plus importantes. À Bruxelles, elles s’élèvent à 45 %, le plus haut niveau jamais atteint.
  • Plus de deux tiers (71 %) des plans de recrutement concernent des postes permanents. L’emploi temporaire ou à durée déterminée reste minoritaire, et représente moins d’un tiers des projets. Il s’agit à 17 % de contrats temporaires, à 4 % de contrats free-lance et à 4 % de recrutement par intérim.
  • Dans la majorité des cas (64 %), il est question d’un emploi à temps plein ou aux 2/3.
  • Seule une PME sur dix estime devoir licencier des collaborateurs.

Les PME bruxelloises ont le plus l’intention de recruter

« Une PME belge sur trois veut encore recruter au cours du trimestre à venir. La Flandre et la Wallonie ne sont pas si différentes l’une de l’autre, leurs intentions de recrutement s’élevant respectivement à 33,4 % et 31,3 %. Les PME nourrissant les projets les plus ambitieux pour le trimestre à venir se trouvent à Bruxelles : près d’une PME bruxelloise sur deux (44,7 %) veut recruter de nouveaux effectifs. C’est le niveau le plus important atteint à Bruxelles depuis le début des mesures de SD Worx en 2010. Dans six PME sur dix, y compris les plus petites organisations, il est question d’une expansion des activités – bien que nous constations que les intentions de recrutement sont les plus importantes dans les grandes PME. En pratique, les coûts salariaux restent certainement une source de préoccupations pour les plus petites PME. Nous les aidons en les conseillant sur de possibles réductions groupe-cible et en les informant au sujet des mesures d’Actiris », explique Patricia Dehon, directrice régionale à Bruxelles chez SD Worx.

Graphique 1: % de PME qui envisagent de recruter (selon Région)

Après le pic de juin 2018, quand un pourcentage record de 38,1 % des PME déclaraient vouloir recruter, nous observons à présent une légère baisse des projets de recrutement au quatrième trimestre, sauf à Bruxelles (+29,6%) et au Limbourg (+18,3%). Par rapport à l’année dernière (28,3 % en septembre 2017), nous constatons cependant que les attentes sont généralement plus élevées cette année (+20,8%).

Graphique 2 : Évolution depuis septembre 2010 du nombre de PME qui envisagent de recruter au cours du trimestre à venir (en %) – Le graphique indique la tendance à long terme. Les différences entre les trimestres successifs ne sont pas toujours assez importantes pour être significatives.

Une préférence pour l’embauche à temps plein, avec des différences régionales

« Pour plus de sept PME sur dix en Flandre (75,0 %) et à Bruxelles (70,1 %), il s’agit de contrats à temps plein ou à plus de 2/3 », clarifie Patricia Dehon de SD Worx. Il n’y a qu’en Wallonie que le nombre d’organisations en quête d’effectifs à temps plein a clairement diminué (39,9 %). Mais des différences s’observent aussi selon la province, la taille de la PME et le secteur. « Plus l’organisation est grande, plus elle a tendance à chercher des travailleurs pour occuper des postes à temps plein ou avec un emploi à plus de 2/3 : 79,5 % des PME comptant de 50 à 99 travailleurs cherchent des collaborateurs à temps plein, alors que ce n’est le cas que de 48,9 % des PME avec moins de 5 travailleurs. »

Priorité au travail fixe

Pour toutes les régions, les contrats à durée indéterminée sont les types de contrat les plus fréquents lors des embauches. Plus de deux tiers (71 %) des plans concernent des emplois fixes. L’emploi temporaire ou à durée déterminée reste minoritaire, et représente moins d’un tiers des projets. 17 % des cas concernent un poste temporaire (à durée déterminée) ; les plans pour des travailleurs free-lance et intérimaires restent respectivement limités à 4 % pour le trimestre à venir, bien que ce chiffre puisse augmenter selon la taille de l’entreprise.

Patricia Dehon explique : « Les PME réfléchissent principalement en termes d’emploi à durée indéterminée. À cet égard aussi, il y a des différences claires en fonction de la taille de l’entreprise. Plus l’entreprise est grande, plus elle s’intéressera au travail temporaire dans le cadre d’un contrat intérimaire : il est question de 14,9 % pour les PME comptant de 50 à 99 travailleurs, contre 1,5 % pour les plus petites PME occupant de 1 à 5 travailleurs. »

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Pour ses prévisions d’emploi trimestrielles, SD Worx a interrogé pour la 33e fois un nombre représentatif de petites et moyennes entreprises belges sur leurs attentes en matière d’emploi. 1094 entreprises occupant de 1 à 99 travailleurs ont pris part à cette édition de l’enquête. Pour l’ensemble de l’échantillonnage, la marge d’erreur est de 2,9 %. L’enquête a été réalisée par le bureau d’étude WES.