40% des nouveaux travailleurs veulent déjà changer d’air au cours de la première année

26 avril 2013

Bruxelles, 26 avril 2013. Les entreprises belges doivent se poser des questions sur leur manière de recruter: dans la première année de leur engagement, 40% des travailleurs aspirent en effet déjà à un nouvel emploi. La rotation de personnel semble cependant inférieure en pratique, elle n’est que de 15%, mais l’intention de partir déjà durant la première année est cependant réelle. Ceci apparaît de la SA Belgique, l’enquête annuelle de SD Worx menée auprès de 5000 travailleurs. Le fait qu’on accorde trop peu d’importance aux préférences personnelles des candidats y contribue certainement, ceci apparaît d’une enquête récente menée par SD Worx sur les préférences des travailleurs en matière de job. Les données ont été recueillies auprès de 2000 personnes interrogées.

La satisfaction baisse fortement la première année

La crise économique a renforcé la tendance à chercher un autre travail au cours de la première année d’occupation, mais 30% des nouveaux travailleurs étaient, déjà en 2008 en quête d’un nouveau défi professionnel durant leur première année. Sur la population professionnelle totale, un travailleur sur cinq (20%) en moyenne cherche activement ou passivement un nouvel emploi. Ce qui est remarquable aussi, c’est que les gens cherchent moins souvent un nouvel horizon professionnel s’ils ont une ancienneté relativement élevée.

Que les nouveaux collaborateurs engagés sont rapidement en quête d’un autre travail, cela peut surtout s’expliquer par une baisse systématique de la satisfaction du travailleur durant sa première année d’occupation. Après un an, les nouveaux collaborateurs désenchantent souvent sur leurs possibilités de progression et leurs chances d’épanouissement dans l’entreprise. Ils prennent conscience qu’ils ne pourront pas réaliser leurs ambitions personnelles dans le cadre défini de leur travail.

De plus, après la première année, les travailleurs semblent aussi déçus de la culture d’entreprise et semblent de moins en moins satisfaits du soutien de leurs dirigeants et collègues. Cette insatisfaction n’a fait que croître depuis 2009. A la fin de leur première année, les collaborateurs sont cependant contents du contenu de leur job. Ces dernières années, ils sont de plus en plus satisfaits de leur package salarial.

Les entreprises tiennent trop peu compte des préférences des postulants

Une deuxième raison importante pour cette insatisfaction et le souhait de partir peut être trouvée dans la dissonance avec l’organisation. Cela se manifeste très rapidement après l’engagement car les organisations belges tiennent trop peu compte des préférences des candidats.

Ceci apparaît d’une enquête de SD Worx auprès de 2000 travailleurs où on les interroge sur les préférences des postulants et des travailleurs actifs professionnellement. “Ce qu’un candidat ‘veut’ au niveau du travail et de l’environnement de travail est en effet essentiel pour sa motivation et son dévouement pour l’organisation,” répond Johan Ceulemans, directeur Staffing chez SD Worx. “Les entreprises ont tout intérêt à se faire une idée la plus exacte possible des préférences d’un candidat. Elles peuvent, uniquement de cette manière, insérer de manière optimale les nouveaux collaborateurs dans l’organisation. Elles éliminent de cette manière dès le premier jour les causes d’insatisfaction et elles évitent un départ rapide du nouveau collaborateur." 

Les jeunes recherchent la créativité et les candidats dans le secteur public veulent une interaction sociale

Lors de l’enquête, les personnes interrogées pouvaient donner un score à 17 facettes, un score qui indiquait l’importance de la facette pour la qualité finale de leur job. Alors que des profils individuels de préférence ressortaient principalement de l’enquête, des préférences générales pouvaient aussi être déduites du candidat belge moyen.

Le candidat belge recherche en général un job contenant les cinq facettes suivantes:
1) Certitude et stabilité
2) Sécurité et bien-être
3) Qualité et ordre
4) Clarté et structure
5) Reconnaissance et considération

A la tête du top cinq des préférences, on retrouve la ‘certitude et la stabilité’. Ceci vaut pour tous les segments analysés: ouvriers et employés, hommes et femmes, personnel hautement ou faiblement qualifié, secteurs privé et public, actifs et non-actifs. Seuls les travailleurs francophones de Bruxelles et les travailleurs wallons y dérogent en mentionnant en premier la facette de la reconnaissance et de la considération comme la caractéristique la plus importante d’un nouvel emploi.

Ensuite, les ouvriers accordent plus d’importance aux ‘prestations et progrès’ que les employés, ces derniers préférant la certitude et la stabilité. Plus que les femmes, les hommes sont à la recherche d’un job demandant responsabilité ou leadership. Et alors que les jeunes affectionnent plutôt la créativité et l’innovation, les travailleurs de plus de 45 ans préfèrent la certitude, la sécurité et la qualité. On remarque enfin que les postulants dans le secteur privé accordent beaucoup de valeur à un job où les prestations et les progressions sont importantes, alors que les candidats à un job dans le secteur public accordent plus d’importance à un job offrant beaucoup de contacts sociaux, une interaction sociale et des possibilités de collaboration.

Changements non souhaités

Les emplois avec beaucoup de ‘changements’ ne sont apparemment pas fort prisés par les candidats. Cette caractéristique est classée comme moins importante par la plupart des candidats. Les travailleurs avec un diplôme peu élevé et les sondés du Hainaut ne veulent même rien en savoir. Seuls les étudiants, les jeunes de moins de trente ans, les travailleurs bruxellois et les cadres et directeurs trouvent le ‘changement’ important, mais ils le classe au 12ème rang parmi les 17 facettes rendant un job attirant.

« Cela n'a aucun sens de placer les gens dans des cases sur base de leurs qualifications, expérience, compétences ou personnalité », explique Johan Ceulemans. « Les entreprises doivent offrir aux travailleurs plus de possibilité d’exprimer leurs préférences en terme de contenu de travail, d’équipe et d’organisation. Pas uniquement lors du recrutement, mais également par la suite, de façon permanente. »


Sur l’enquête
Les données du communiqué de presse proviennent de la SA Belgique, une enquête faite chaque année auprès de 5000 travailleurs représentatifs de la population professionnelle belge et d’une enquête sur les préférences des travailleurs et des candidats belges. En janvier 2013, SD Worx sonda 2000 personnes interrogées sur leurs préférences parmi 17 éléments différents, tels que la certitude et la stabilité, la collaboration et l’interaction sociale, l’autonomie et le changement. Tant la population professionnelle que non professionnelle a été interrogée. Les personnes interrogées ont reçu une liste de 17 éléments et ont dû impérativement classer ces éléments par ordre de préférence. Chacun des 17 éléments a été appliqué à 4 domaines : la fonction ou le rôle, l’équipe, le dirigeant et l’organisation.

Plus d’informations?
Johan Ceulemans, 0475 572 054, johan.ceulemans@sdworx.com


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