L’étonnante vérité sur l’emploi temporaire : 4 idées reçues battues en brèche

27 janvier 2022 - Temps de lecture: 4 minutes

Tendances RH

Si la crise du coronavirus nous a appris quelque chose, c'est qu'en tant qu'entreprise, il est préférable d'être agile. Aujourd'hui, mais certainement à long terme. « Ceux qui recherchent de la main-d’œuvre flexible ont aujourd’hui de nombreuses options à leur disposition. Mais il y a de la réticence. » Veerle Coffé, Integration, Marketing & Communications Director chez SD Worx, souhaite dissiper cette peur.

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On entend beaucoup de choses sur le recours aux travailleurs flexibles. Par exemple, que cela coûte cher et entraîne une importante surcharge administrative. Mais est-ce vraiment le cas ? Nous avons présenté à Veerle Coffé quelques idées reçues courantes et vous proposons un tour d’horizon des options intéressantes pour gagner rapidement en flexibilité.

1. Engager des travailleurs flexibles est un vrai casse-tête administratif

Veerle Coffé : « Un premier recours aux travailleurs flexibles implique bien sûr un peu de paperasserie. Il existe plusieurs obligations en matière de droit du travail concernant la protection sociale et la sécurité, comme pour tout premier emploi fixe. Mais cet investissement ponctuel en vaut la peine si vous engagez régulièrement des travailleurs flexibles.  

Le degré de complexité dépend aussi du type de travail flexible que vous choisissez. Le project sourcing par exemple est très accessible, parce que le collaborateur du projet assure lui-même en grande partie son administration. Quant aux intérimaires, il faut les accompagner un peu plus, mais SD Worx s’en charge autant que possible. Tout dépend donc du type de flexibilité que vous souhaitez pour votre entreprise : préférez-vous céder un peu de contrôle ou continuer à garder les choses en main ? »

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Avec Strobbo, les déclarations DIMONA de vos étudiants, extras ou flexi-jobbers se font de manière automatique. Un seul clic suffit pour nous les envoyer. Nous nous chargeons ensuite de leur traitement dans le payroll. La planification du travail flexible aussi devient un jeu d’enfant. Avec un seul message numérique, vous pouvez toucher un groupe entier de candidats potentiels. Premier arrivé, premier servi.

2. Ce sont surtout les jeunes travailleurs qui recherchent le plus les contrats flexibles

Veerle Coffé : « Ce n’est pas tout à fait vrai. On trouve des travailleurs flexibles dans toutes les tranches d’âge. La demande de flexibilité accrue est généralement liée à la phase de vie du travailleur. Un employeur aura du mal à convaincre des étudiants de travailler en régime fixe, car ils souhaitent concilier travail et études et pouvoir travailler au moment qui leur convient le mieux.

Les jeunes diplômés veulent souvent voyager avant de s’engager dans un emploi permanent, les familles monoparentales souhaitent consacrer plus de temps aux enfants. Et les personnes qui ont encore des doutes sur un choix de carrière définitif ont souvent recours à des missions de courte durée.

Cependant, la majorité de la population active opte encore pour un emploi fixe. Chez les hauts profils, on remarque toutefois une tendance à la hausse au travail en free-lance. »

3. L’emploi temporaire coûte plus cher que des contrats fixes

Veerle Coffé : « À première vue, il peut sembler plus coûteux de recourir à des travailleurs flexibles, mais il faut prendre en considération le coût global. Le salaire horaire d’un intérimaire est en effet supérieur à celui d’un collaborateur fixe. Mais en plus de la rémunération, il comprend aussi le précompte professionnel et les éventuels coûts pour les chèques-repas, la déclaration DIMONA, le pécule de vacances, les congés payés, etc. Bien évidemment, vous payez aussi pour le service fourni par l’agence d’intérim. Mais pensez à tout le temps et l’argent que vous économisez en externalisant le processus de sélection et de recrutement. Si vous avez besoin rapidement de main-d’œuvre, l’agence vous dépannera immédiatement et vous déterminerez vous-même les dates du contrat. 

Les étudiants et les flexi-jobbers représentent peut-être la solution la moins coûteuse, parce que vous payez moins de précompte professionnel sur ces salaires. Mais le nombre de jours pendant lesquels vous pouvez les déployer est limité. Les étudiants peuvent travailler jusqu’à 475 heures ; pour les flexi-jobbers, le nombre d’heures autorisées est illimité. »

4. Il faut entièrement former les travailleurs flexibles 

Veerle Coffé : « Cela dépend des profils que vous engagez, comme pour les travailleurs fixes. Si vous optez pour quelqu’un de jeune et d’inexpérimenté, il vous faudra souvent lui apprendre les ficelles du métier. Voyez cela comme un investissement pour l’avenir. Une grande partie des travailleurs intérimaires sont en effet à la recherche d’un emploi fixe. S’ils sont vite rodés et si vous êtes satisfait d’eux, rien ne vous empêche de les engager de manière permanente. Ou vous aurez donné à des débutants l’occasion d’acquérir de l’expérience sur un marché du travail très limité. 

Il y a aussi des profils expérimentés capables d’intervenir immédiatement : pensez par exemple aux pensionnés qui souhaitent compléter leur retraite. Les agences d’intérim font aussi des efforts constants pour préparer leurs intérimaires du mieux possible. »

Besoin de plus de flexibilité : quelles options s’offrent à vous ?

1. Engager un free-lance

Un free-lance peut intervenir rapidement et de manière flexible, lorsque vous cherchez un expert pour une mission clairement définie. Il ou elle travaillera de manière autonome et facturera donc un tarif horaire ou journalier fixe. Vous pouvez aussi vous mettre d’accord sur un prix par projet. 

2. Opter pour le project sourcing

Vous êtes à la recherche d’un professionnel spécialisé pour vous aider temporairement dans le cadre d’un projet spécifique ? Avec le project sourcing, vous évitez les coûts et les formalités du recrutement. Nous mettons une personne à votre disposition et vous payez uniquement le tarif horaire convenu. 

3. Faire face aux pics d’activité avec des intérimaires

Vous faites appel uniquement aux intérimaires dans les moments où vous êtes à court de bras. Si vous optez pour un(e) intérimaire via SD Worx, nous devenons alors son employeur. Pas de casse-tête donc avec les formalités de démarrage. Après une période d’essai de 6 mois, vous pouvez proposer un contrat fixe à votre intérimaire.

4. Partager des travailleurs grâce à un accord multi-employeurs 

Charge de travail fluctuante, besoin d’une expertise spécifique ou désir de mener une carrière variée : de plus en plus d’entreprises s’intéressent au partage de collaborateurs avec d’autres entrepreneurs. La solution : le « contrat multi-employeurs ». Mais il importe d’éviter certains pièges.

5. Engager des étudiants jobistes 

Pour les vacances, les équipes du week-end et du soir, les étudiants jobistes sont les extras parfaits. Recourir à des étudiants est non seulement possible toute l’année, il s’agit également d’un statut financièrement très avantageux. Et peut-être connaîtrez-vous ainsi votre futur collaborateur fixe. Il ou elle apprendra en effet les ficelles du métier. Lisez ici qui peut travailler en tant qu’étudiant jobiste.

6. Engager des flexi-jobbers ou des travailleurs saisonniers 

Dans le secteur horeca ou dans le commerce de détail, vous avez la possibilité de faire appel à des extras et à des flexi-jobbers de façon simple. Dans l’agriculture et l’horticulture, les pics saisonniers sont absorbés par les travailleurs saisonniers. Tous ces statuts sont soumis à des conditions spécifiques, et nos Conseillers starters seront heureux de vous en informer.

Vous avez besoin de renforts ?

Le déploiement des travailleurs flexibles doit toujours répondre à vos besoins particuliers. Il n’existe pas de solution standard. Contactez-nous, nous analyserons ensemble vos problèmes de capacités.

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