Blue Monday, vraiment ? La satisfaction au travail au plus haut depuis 10 ans

20 janvier 2020 - Temps de lecture: 4 minutes

Motiver & engager

Le lundi 20 janvier marque le retour du Blue Monday, la journée dite la plus déprimante de l'année. L’employeur n’a cependant pas à s’inquiéter que le blues de janvier de certains perdure une année entière. L’enquête annuelle de SD Worx, fournisseur européen de solutions de ressources humaines, auprès des travailleurs révèle en effet que la satisfaction professionnelle des travailleurs belges en 2019 n’a jamais été aussi élevée au cours des 10 dernières années.

werktevredenheid engagement blue monday

Depuis plus d’une décennie, le troisième lundi de janvier est mieux connu sous le nom de Blue Monday. L’euphorie des fêtes de fin d’année passée, l’heure est pour beaucoup au retour à la réalité et les vacances suivantes semblent encore loin. Rien d’étonnant à ce que les collaborateurs aient une baisse de moral temporaire, même si le Blue Monday semble en fait surtout un truc de marketing astucieux pour vendre plus de voyages.

Le Belge est un travailleur heureux

En tant qu’employeur, vous n'avez pas de soucis à vous faire si un collaborateur passe quand même une mauvaise journée. Au contraire, une enquête de SD Worx réalisée auprès de 2 500 travailleurs belges montre que nous sommes assez satisfaits de notre emploi le reste de l’année. Lorenzo Andolfi, HR Advisor chez SD Worx : « Les personnes interrogées ont attribué en moyenne un 7,3 sur 10 à la satisfaction au travail, ce qui constitue le score le plus élevé de ces dix dernières années. »

La raison ? Les personnes interrogées se disent satisfaites de divers facteurs qui font qu’elles vont travailler avec plaisir, comme la sécurité d’emploi, le contenu de leur fonction et les conditions de travail.

L’engagement enregistre lui aussi une amélioration : « L’engagement du collaborateur belge affichait une légère tendance à la baisse depuis 2009. Le niveau plancher a été atteint en 2016 et 2017, avec un score moyen qui atteignait alors 6,7. Mais cet indicateur est reparti à la hausse en 2019, avec une moyenne de 6,9 en 2019. »

Une vigilance permanente

Les entreprises peuvent-elles donc à présent se reposer sur leurs lauriers ? Certainement pas. Tony Swinnen, Spécialiste RH chez SD Worx : « Nous constatons que les collaborateurs préfèrent un feed-back continu aux entretiens d’évaluation annuels ou semestriels traditionnels. Aujourd’hui, nous travaillons tous de manière plus flexible et autonome que jamais, de sorte qu’il est difficile pour les entreprises de créer une dynamique d’engagement. Elles y parviennent notamment en se tournant vers le progress management, en se concertant régulièrement avec leurs collaborateurs. Grâce à ces entretiens réguliers, dirigeants peuvent intervenir rapidement, par exemple dans la collaboration entre collègues. »

L’ étude montre que 6 collaborateurs sur 10 apprécient un feed-back régulier. Mais il reste du pain sur la planche : quelque 75 % des travailleurs indiquent ne pas avoir cette possibilité, ce qui leur donne l'impression de ne pas pouvoir développer correctement leurs talents. « Par conséquent, les collaborateurs ne sont pas en mesure de donner le meilleur d’eux-mêmes, ce qui ne manque pas d’affecter la productivité et peut même accélérer un départ. »

La force des données

Une politique de ressources humaines moderne et l'engagement des travailleurs étant aujourd’hui considérés comme prioritaires, il est plus que jamais essentiel pour les responsables RH de s'appuyer sur l’analyse des données en matière de RH (HR Analytics). Les nombres sont une chose. Pour commencer, un dialogue avec les travailleurs est un bon point de départ. Lorenzo Andolfi : « De ces entretiens avec les travailleurs ressortent de nombreuses informations précieuses, notamment concernant comment ils ressentent votre culture d'entreprise et la charge de travail, dont vous pouvez tirer des conclusions et que vous pouvez élaborer des actions. »

Sur le même thème

refresh Plus d'articles