La concertation sociale en période de changement : SD Worx apaise les esprits

Par Katleen Jacobs - 1 décembre 2020 - Temps de lecture: 3 minutes

Concertation sociale

Dans de nombreuses entreprises, la concertation sociale est la force motrice du changement. Mais lorsqu'un plan de fusion ou de restructuration est sur la table, le dialogue entre l’employeur et le collaborateur peut s'avérer compliqué. Les consultants SD Worx Katleen Jacobs et Roeland Vanhemel ont fait leurs armes au cours de ce type de concertations sociales tendues : « Notre rôle principal est de rétablir le calme dans le débat. »

concertation sociale

Les entreprises demandent souvent l’assistance d’un tiers neutre lors d’une concertation sociale. L’intervention d’un tel médiateur permet de mettre la concertation sur la bonne voie, aussi bien sur le plan de l’organisation que sur celui du contenu. SD Worx adopte plusieurs rôles dans ce cadre. Néanmoins, les intérêts sont parfois si divergents qu’il est parfois plus important de désamorcer le conflit. Bien souvent, il sommeille un conciliateur au fond d’un négociateur social.

Un parcours de changement ou une restructuration entraînent souvent des tensions. Qu’avez-vous mis en place afin d’apaiser les esprits lors de ces négociations ?

Katleen : « Tout le monde connaît SD Worx pour son expertise juridique et sa connaissance des procédures. C’est pourquoi nous sommes un partenaire très demandé pour la concertation sociale. Notre capacité à donner des explications sur la législation de façon claire et calme peut en soi faire la différence. Toutefois, le changement atteint aussi parfois la personne qui se trouve derrière le travailleur, dans sa manière de travailler et de fonctionner. Nous devons également y accorder une attention particulière. Les collaborateurs qui doivent soudain travailler depuis leur domicile ont besoin de s’organiser différemment. Ce n'est pas simple pour tout le monde. Nous voulons également assister le client dans la réflexion relative à la mise en œuvre de ce changement mental. Nous pouvons aussi discuter directement avec le personnel. »

Roeland : « Cet aspect humain est primordial. En cas de restructuration ou de licenciement collectif, les travailleurs perdent également la sécurité qui les lie à leur statut. À ce moment, une communication adaptée peut faire toute la différence. La plupart des entreprises ne vivent qu’une fois ce type de changement radical et ne savent pas comment elles doivent réagir. Nous pouvons donc les conseiller et les assister, grâce à notre expérience forte de nombreuses années. »

Quelles actions précises entreprenez-vous pour soutenir les entreprises dans ce type de processus de changement ? Participez-vous aux négociations ? 

Katleen : « Pas nécessairement. Nous participons parfois activement aux assemblées du conseil d’entreprise ou de la négociation syndicale, mais nous nous mettons parfois en retrait. Dans ce deuxième cas de figure, nous intervenons uniquement lorsqu’on nous le demande ou nous proposons un support à distance. L’assistance en elle-même peut prendre des formes très différentes : la réalisation d’analyses juridiques, un calcul de coût ou l’établissement de textes pour une CCT une fois qu’un accord est atteint. Les entreprises qui disposent des connaissances et de l’expérience nécessaires en leur sein élaborent parfois leur propre solution, puis nous demandent de la contrôler et de la valider. »

Roeland : « Il nous arrive de devoir organiser de nouvelles élections sociales au cours d’un long parcours de changement. Ce n’est pas évident dans une atmosphère tendue. Dans ce cas, il s’agit de calmer les esprits et de suspendre les discussions afin que le scrutin puisse se dérouler dans de bonnes conditions. Si l’entreprise le souhaite, nous pouvons également nous charger entièrement ou partiellement de l’organisation de ces élections.

Quelles entreprises font appel à vos services pour un accompagnement dans le cadre d’un parcours de changement ?

Katleen : « Dans le cadre d’une restructuration, tout le monde pense évidemment tout de suite aux grosses multinationales, mais certaines PME issues de secteurs très variés nous contactent également. Les procédures nécessaires pour une restructuration, une fusion ou une acquisition sont très rigides et elles sont moins familières aux plus petites entreprises. Ces dernières comptent donc sur nous pour clarifier le cadre légal.

La présence d’une partie externe donne-t-elle parfois lieu à une réticence de la part des autres parties assises à la table des négociations ? 

Katleen : « Ça peut arriver. Les syndicats ne nous accueillent pas toujours à bras ouverts. Bien que les employeurs aient le droit de demander à quelqu’un de les représenter à la table des négociations, il est préférable de ne pas le faire si cela crée des tensions. Cela permet de mieux conserver la paix sociale. Dans ce cas, nous prenons place dans la salle adjacente et les débats s'interrompent si nécessaire pour que l’employeur vienne nous demander conseil. Mais cela se produit de moins en moins souvent. La plupart des parties savent désormais que nous essayons toujours de débloquer les situations compliquées sans les entraver de manière inutile.

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