Préparer les RH au Brexit : par où commencer ?

Par Jean-Luc Vannieuwenhuyse - 21 février 2019 - Temps de lecture: 4

Emploi international
Le compte à rebours a commencé... Le Royaume-Uni quittera (probablement) l'Union européenne le 29 mars prochain. Malgré l’incertitude, les équipes des RH et du payroll ont tout intérêt à se préparer dès à présent au Brexit afin de passer l’épreuve sans encombre. Une planification d’urgence rigoureuse permet de s’adapter rapidement à l’évolution de la situation.
brexit

Nous ignorons toujours la manière dont se déroulera le Brexit, ainsi que les conditions de séparation et l’impact exact qu’il aura sur l’emploi au Royaume-Uni et dans les 27 États membres de l’UE.

Les professionnels des RH et du payroll sont parfaitement conscients du défi qui les attend. Une étude menée récemment par SD Worx et le bureau d’enquêtes 3GEM auprès de 1.000 professionnels des RH et du payroll dans 7 pays européens révèle que 63 % des personnes interrogées craignent des préparatifs difficiles, voire très difficiles pour 18 % d’entre eux.

1re étape : définir qui travaille où

Il convient, dans un premier temps, d’identifier le groupe de collaborateurs susceptibles d’être confrontés à des changements. Cette vision claire fait actuellement défaut dans de nombreuses entreprises, si l’on en croit notre étude. Plus d’un quart (27,5 %) des entreprises n’ont aucune idée du nombre de travailleurs britanniques qu’elles occupent dans l'UE et 25,9 % ignorent combien de leurs travailleurs européens travaillent au Royaume-Uni.

Il incombe donc aux équipes des RH de dresser la liste des travailleurs qui traversent la Manche à des fins professionnelles et d’identifier ceux qui relèvent de l'un des trois cas de figure suivants :

  • TRAVAILLEUR A : personne occupée dans différents pays, qu’il s’agisse d’un ressortissant de l'UE se rendant régulièrement au Royaume-Uni pour affaires ou d’un ressortissant britannique effectuant des allers et retours dans l'UE pour le travail.
  • TRAVAILLEUR B : ressortissant de l'UE occupé temporairement au Royaume-Uni ou inversement.
  • TRAVAILLEUR C : ressortissant britannique résidant et travaillant de manière permanente dans l'UE, ou inversement.
    Le scénario A, B ou C s’applique-t-il à certains travailleurs ? Si oui, de combien de travailleurs s’agit-il ? Et où se trouvent-ils actuellement ?

« Il n’y a pas de temps à perdre »
L’impact du Brexit sur chaque type de travailleur transmanche dépendra de la manière dont le Royaume-Uni quittera l’Union européenne. Si le Parlement britannique vote en faveur (d’une version) de l’accord sur le Brexit négocié entre le gouvernement de Theresa May et l’UE, des dispositions transitoires s’appliqueront dès le 30 mars 2019.

Celles-ci protégeront les droits existants des citoyens européens au Royaume-Uni et inversement, et permettront la libre circulation des travailleurs jusqu'à la fin de l'année 2020. Durant cette période transitoire, une nouvelle réglementation sera élaborée. Les employeurs disposeront concrètement d’environ deux ans pour se préparer.

Un Brexit dur – dans l’hypothèse où le Royaume-Uni quitte l'UE sans accord – est une autre paire de manches. Dans ce cas, les travailleurs britanniques seront immédiatement traités comme les autres ressortissants non européens et vice versa. Les travailleurs de la catégorie A – qui travaillent actuellement dans plusieurs États membres de l'UE – risquent d'être particulièrement touchés. Par exemple, un citoyen britannique résidant en France et qui se rend régulièrement en Belgique et en Allemagne pour affaires, aura du mal à continuer de circuler librement après un Brexit sans accord. Il se peut qu’il obtienne l'autorisation de continuer à travailler en France, mais elle ne couvrira pas nécessairement ses voyages dans les autres pays. 

Avec ou sans accord, la fin de la libre circulation réduira le flux de travailleurs entre le Royaume-Uni et l'UE. Pour atteindre leurs objectifs commerciaux, les entreprises qui occupent des travailleurs transmanche devront s'assurer d’affecter les bonnes personnes au bon endroit. Ces entreprises devront rapidement élaborer les plans nécessaires, car il n'y a pas de temps à perdre.

« Des plans d'urgence sont établis dans toute l'Europe. Si vous attendez la nouvelle législation, il sera en effet trop tard. »

SD Worx, votre soutien en matière de RH et de payroll

Démêler l’écheveau du Brexit et découvrir son impact sur votre entreprise n’est pas une sinécure. Par ailleurs, un certain nombre d’autres problèmes liés à l'emploi réclament également votre attention avant, pendant et après le Brexit : la double nationalité, les travailleurs à distance (télétravailleurs) et les recrutements locaux ou internationaux.

SD Worx vous accompagne et vous guide

Vous pouvez faire appel à nos experts pour obtenir des informations, des conseils juridiques et un accompagnement pour résoudre les problèmes majeurs relatifs aux ressources humaines, au payroll et au personnel, tels que l'immigration après le Brexit, les visas, les permis de travail et droits de séjour. Qui plus est, nous pouvons même effectuer un audit pour définir dans quelle mesure vos systèmes sont capables de s’adapter aux changements induits par le Brexit qui affectent les RH et le payroll internationaux.

Consultez notre page thématique sur le Brexit pour accélérer vos préparatifs.

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