Les entreprises belges qui prennent des mesures à court terme contre la crise, ont en premier lieu recours aux formations. Elles intègrent plus de formations et diversifient leur offre en la matière ou elles rognent sur le nombre d’heures de formation et sur l’offre.
C’est le résultat marquant d’une enquête réalisée par l’entreprise de services HR SD Worx auprès de 344 responsables HR et chefs d’entreprise. Pour les répondants, le management de l’ensemble FCS (Formation, Cours et Séminaires) est le remède à court terme (< 1 an) préféré contre la crise. Pas moins de 8 organisations sur 10 (79,5%) ont recours au management des formations pour lutter contre la récession. Cette mesure prime sur un usage plus intensif de canaux de recrutement internes (61%) et l’optimisation des bénéfices (44%). Ex : le passage à des voitures de fonction écologiques moins taxées.
Plus d’heures de formation et une offre plus grande
Les HR-managers utilisent cependant les formations de deux manières comme mesure anti-crise : 44% prévoient plus d’heures de formation, tandis que 35% déclarent prévoir moins d’heures de formation pour leurs collaborateurs. Certaines organisations profitent donc de la récession pour investir dans leur personnel. D’autres voient cela comme un poste d’économie. Il est également probable que dans ces dernières organisations, le même travail doit être accompli avec moins de collaborateurs, de sorte qu’il ne subsiste aucune marge pour des formations.
SD Worx a constaté cette même tendance au niveau de la diversité de l’offre des formations : afin d’atténuer l’impact immédiat de la crise, 40% des organisations belges diversifient leur offre, alors que 35% des entreprises veulent limiter cette diversité.
Le fait que le segment Formation/Cours/Séminaires (FCS) rencontre un tel succès en tant que mesure anti-crise n’est pas surprenant. Dans de nombreuses organisations, c’est un processus solidement ancré, clair et maîtrisable. Un peu moins de la moitié des entreprises belges (47%) disposent d’un expert FCS. Parmi les grandes organisations (> 500 travailleurs), ce pourcentage peut même atteindre 70%. Il peut s’agir de membres du personnel ou d’un consultant d’une entreprise spécialisée dont on a loué les services. Cet expert est responsable des besoins de formation, de l’élaboration des plans de formation, de la gestion du budget, des rapports et de l’évaluation.
Qu’est-ce que ça coûte?
Les entreprises savent donc très bien comment se déroule le processus de formation et ce qu’il coûte. En 2008, les coûts totaux moyens des formations se sont élevés à 425 euros par personne. Dans les PME, ce chiffre est de 427 euros ; dans les entreprises comptant de 100 à 499 travailleurs, il atteint 435 euros et dans les grandes entreprises (>500 travailleurs) 343 euros. Cela permet d’investir – ou d’économiser - facilement.
Pour les entreprises qui planifient moins d’heures de formation et limitent la diversité de l’offre, les formations sont un poste d’économie. À court terme, c’est pour le département HR un instrument pratique pour lutter contre la crise.
Les organisations qui voient plus loin que la crise s’avèrent toutefois investir dans des formations. Plus l’organisation est rentable, plus le taux d’investissement est élevé, plus on utilise intensivement la politique de formation comme remède à la crise. D’un point de vue stratégique, cela semble d’ores et déjà être la meilleure solution. Les entreprises veulent garder leurs meilleurs éléments et sortir plus fortes de la récession.
Le retour sur investissement est grand
« La confiance des collaborateurs augmente proportionnellement aux investissements en Formation, Cours et Séminaires », explique Luc Dekeyser, professeur en pédagogie socioculturelle et du travail et directeur du Centre d’expertise SD Worx. « Selon certains économes, 10% de confiance des consommateurs en plus débouchent sur 1% de croissance économique en plus. On pourrait donc supposer que 10% de confiance des collaborateurs en plus aura un impact évident sur le résultat d’exploitation. Investir dans le développement de talents, ça stimule la confiance des collaborateurs. »
Les résultats de cette enquête rejoignent ceux d’une enquête européenne de SD Worx. Cette dernière a montré que le développement des collaborateurs en 2008 a été une priorité pour de nombreuses entreprises européennes. En moyenne 10% des organisations ont dit vouloir engager comme premier expert un expert en learning et development. En outre, près de la moitié des organisations européennes ont suivi en 2008 un ou plusieurs projets en matière de formation, de cours et de développement pour leur personnel.
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Jean-Luc Vannieuwenhuyse, SD Worx, 0476 20 25 79 ou jeanluc.vannieuwenhuyse@sdworx.com.
Luc Dekeyser, luc.dekeyser@sdworx.com. Tel : +32 496 55 48 86
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