L’absentéisme a coûté en 2008 en moyenne 78.426 EUR à une organisation de 100 travailleurs

(19/03/2009)
  • 43% des entreprises belges veulent s’occuper de l’absentéisme
    en 2009
  • Les jeunes plus souvent malades que les plus âgés, mais
    l’absentéisme coûte moins chers

L’absentéisme de courte durée (maladie de moins d’un mois) a à peine augmenté en 2008. Et avec 5,19%, le taux total d’absentéisme en 2008 était aussi élevé qu’en 2007. Cette année était cependant une année record. En 2007, l’absentéisme avait atteint son plus haut niveau depuis 2000, année durant laquelle, le groupe européen de consultance en matière de Ressources Humaines SD Worx, débuta avec son enquête sur l’absentéisme. Les entreprises belges n’ont donc en 2008 pas réussi à
ramener l’absentéisme sous ce niveau record. Concrètement, cela signifie qu’un collaborateur belge à temps plein a été malade en 2008 en moyenne 48,5 heures pour une courte durée. Cela a coûté 784 euros à son employeur.

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Comme chaque année, SD Worx a analysé l’absentéisme en Belgique. Le sondage pour 2008 portait sur 481.696 travailleurs de 14.232 organisations. En octobre de l’année dernière, l’absentéisme de courte durée semblait battre un nouveau record annuel. De par une diminution durant les deux derniers mois, la hausse vis-à-vis 2007 s’est finalement limitée à 0,02%. En 2007, l’absentéisme court était de 2,38%.

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L’absentéisme de courte durée chez les ouvriers de 50% supérieur à
celui des employés

En 2008, un travailleur belge (ETP, équivalent temps plein) était malade en
moyenne 48,5 heures. Les femmes (56,3 heures) étaient en moyenne plus souvent malades que les hommes (43,7 heures); les ouvriers (62,9 heures) plus que les employés (40,7 heures) et les travailleurs à temps partiel (57,7 heures) plus que leurs collègues à temps plein (46,7 heures). Le plus haut taux d’absentéisme a été enregistré chez les travailleurs travaillant en équipes de nuit: 65 heures.

L’absentéisme le plus élevé en Wallonie et au Limbourg
Les différences régionales étaient également frappantes en 2008. L’absentéisme était le plus bas dans la Région bruxelloise (45,7 heures) et le plus haut en Wallonie (52,7 heures). Le Limbourg est en tête parmi les provinces flamandes. Par ETP, on y a enregistré 52 heures de maladie l’année passée. Un total de cinq heures plus élevé que pour les travailleurs du Brabant flamand.

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L’absentéisme est un iceberg
Le taux d’absentéisme est un bon indicateur de la condition générale d’une
organisation. L’absentéisme est surtout une forme de comportement. Si le
collaborateur se sent concerné et motivé, cela a une influence positive sur son comportement. Pour les employeurs, l’absentéisme de courte durée est la forme la plus gênante d’absentéisme. La rémunération des ouvriers et employés est en effet garantie pendant 30 jours calendrier et constitue ainsi le coût le plus important de l’absentéisme.

L’absentéisme d’un collaborateur à temps plein a coûté en moyenne 784,26 EUR à l’employeur belge. Le coût était de 838 EUR en Wallonie. Et à Bruxelles, qui a pourtant connu le taux le plus bas, il était de 826 EUR. Et en Flandre, les employeurs ont payé 762 EUR par an à leurs travailleurs malades. Ce montant comprend seulement le coût salarial des heures non prestées et ne tient donc pas compte des coûts indirects importants tels que la perte de productivité et de qualité, le remplacement d’un travailleur malade, la pression du travail grandissante et la perte de motivation chez les collègues.

Les jeunes plus souvent malades que les plus âgés, mais moins chers
Ce qui frappe, c’est que l’absentéisme chez les jeunes jusqu’à 34 ans est
légèrement plus élevé que chez les plus de 50 ans. La différence la plus grande se situe entre les moins de 25 ans (52,6 heures) et les plus de 60 ans (37 heures). Pour la tranche 55-59 ans, l’absentéisme court se situe sous la moyenne: 47 heures, tandis que la tranche 30-34 ans compte 50 heures.

La situation est tout à fait différente si l’on se place du côté des coûts. Les travailleurs de plus de 60 ans coûtent 911 EUR par an à leur employeur. Leurs collègues entre 55 et 59 ans coûtent 895 EUR. Les jeunes sont comparativement moins chers: les moins de 25 ans, qui enregistrent le plus grand nombre d’heures d’absentéisme de courte durée, coûtent seulement 622 EUR. La tranche 25-29 ans coûte 695 EUR.

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Un classement du coût de l’absentéisme pour toutes les catégories sondées donne le résultat suivant (les quinzes catégories les plus chères).

Coût d’absentéisme
Coût de maladie en euro / ETP par an
Catégorie Coût Nombre moyen
d’heures de maladie
1. Travailleur en équipe de nuit 963 euros 65
2. Travailleur d’une organisation de 500-999 trav. 953 euros 56,6
3. Travailleur d’une organisation de 250-499 trav. 925 euros 53
4. Travailleur >= 60 ans 911 euros 37
5. Travailleur 55-59 ans 896 euros 47
6. Travailleur avec + 20 ans d’ancienneté 860 euros 45,7
7. Femmes 856 euros 56,3
8. Travailleur d’une organisation de 100-249 trav. 855 euros 50
9. Travailleurs 50-54 ans 854 euros 48,9
10. Wallonie 838 euros 52,7
11. Ouvriers 834 euros 62,9
12. Travailleurs avec 5-9 ans d’ancienneté 832 euros 49,7
13. Brabant flamand 829 euros 47,5
14. Limbourg 826 euros 52,3
15. Région de Bruxelles-Capitale 826 euros 45,7

Que les entreprises belges n’aient pas réussi à abaisser le record d’absentéisme en 2008 est notamment dû au manque d’attention pour cette problématique. ‘Le taux élevé d’absentéisme montre encore une fois l’importance d’une politique d’absentéisme proactive et intégrée’, dit François Lombard, consultant Multi RH et spécialiste absentéisme chez SD Worx. ‘Le stress et la pression croissante du travail sont traditionnellement les causes de l’absentéisme. L’insatisfaction joue également un rôle. Les travailleurs mécontents sont plus souvent malades et enregistrent une moyenne de jours d’absences plus élevée que leurs collègues satisfaits. La problématique de l’absentéisme requiert une politique élaborée d’absence et de présence’.

D’après une enquête récente de SD Worx auprès de 344 entreprises, il apparaît en tout cas que 43% des organisations belges vont s’occuper de l’absentéisme en 2009. Pour un peu plus d’un tiers d’entre elles, elles le feront sous la pression de la récession.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter :
Jean-Luc Vannieuwenhuyse, SD Worx, tél. 03/220 22 93 où GSM : 0476/ 20 25 79, jeanluc.vannieuwenhuyse@sdworx.com
François Lombard, SD Worx, GSM : 0479/ 79 14 17

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