Les entreprises mordent à l’hameçon des nouvelles mesures destinées à réduire les émissions de CO²

(19/08/2008)

Un parc de voitures de société plus respectueux de l’environnement dans quatre ans

Le parc belge des voitures de société devient de plus en plus respectueux de l’environnement. Anticipant l’entrée en vigueur du nouveau régime fiscal en matière d’émissions de CO2 le 1er avril 2008, les entreprises ont réorientés leur politique en matière de voitures de société ces trois dernières années. Les entreprises cherchent plutôt leur salut dans l’adaptation des budgets mis à la disposition des travailleurs en fonction des émissions de CO2. Près de la moitié des organisations a limité le choix laissé à leurs collaborateurs.

C’est ce que révèle une enquête en ligne menée par le centre d’expertise de SD Worx. Au début du mois de juin 2008, SD Worx a sondé 236 entreprises sur la taille et le caractère respectueux de l’environnement de leur parc de voitures de société.

Des mesures efficaces

Ces trois dernières années, 40% des entreprises ont corrigé leur politique en matière de voitures de société. Des mesures qu’elles justifient par plusieurs arguments.

  • Près de 40% de ces organisations ont ainsi voulu renforcer leur image écologique.
  • Pour 57% d’entre elles, l’aspect maîtrise des coûts était également primordial. Grâce à des voitures plus économes, il s’agissait de garder le contrôle de frais de carburant et de leasing en hausse. 
  • Mais l’argument le plus employé pour justifier la modification de la politique en matière de voitures de société est l’ensemble de mesures socio-juridiques prises par le gouvernement, qui est cité par 67% des sondés. Le nouveau régime en matière d’émissions de CO2, qui est entré en vigueur le 1er avril 2008 et qui fait dépendre la déduction des frais automobile des émissions de CO2 de l’ensemble du parc de voitures de société, s’avère ainsi avoir joué un rôle déterminant. Deux tiers des entreprises qui ont renouvelé leur parc de véhicules dans une optique plus écologique citent ces mesures comme cause directe.

Arguments décisifs de la modification de la politique en matière de voitures de société

Choix plus limité concernant les véhicules de société

L’enquête menée par SD Worx révèle que les entreprises adaptent surtout les budgets en fonction des émissions de CO2 (55%). Elles le font en intégrant la taxe sur les émissions de CO2 dans le budget mis à la disposition du travailleur. Plus la taxe est faible, plus le collaborateur conserve une part importante du budget pour certaines options comme un GPS.

D’autre part, les entreprises (46%) limitent de plus en plus les possibilités de choix de leurs travailleurs. Les travailleurs peuvent uniquement choisir des modèles écologiques ou appartenant à une catégorie donnée d’émissions de CO2.

Les entreprises optent de plus en plus pour les voitures diesel et les monovolumes limités et retirent les tout-terrains et les automatiques de leur parc de véhicules.

Parmi les autres initiatives prises par les entreprises afin de donner une coloration plus écologique à leur parc de véhicules, citons l’installation de filtres à suie et/ou à particules pour les véhicules diesels (27%), l’organisation de covoiturage (9%) et la limitation du nombre de voitures en leasing (9%).

En tout cas, investir dans des voitures plus écologiques permet aux entreprises de faire de grosses économies.  « Une entreprise qui remplace une voiture diesel émettant 160 gr/km CO2 par une voiture diesel qui émet 140 gr/km de CO2 peut en effet déduire 75 % des charges (entretien, assurances, car-wash, service de dépannage, etc.) au lieu de 70 % », déclare Gert Pauwels, Tax Consultant chez SD Worx Tax & Legal.

Premiers pas

L’objectif de l’Union européenne est de ramener les émissions moyennes de CO2 par véhicule à 120 gr/km d’ici 2012. Les émissions moyennes des voitures belges se montent aujourd’hui à 160 gr/km. Les émissions moyennes des voitures de société se situent toujours autour de cette moyenne : 51% des voitures diesels émettent en effet entre 145 et 175 gr/km. Seuls 5 % des voitures de société roulant au diesel respectent aujourd’hui la norme européenne de 2012.

Les premières étapes vers un parc de voitures de société plus respectueux de l’environnement ont donc été franchies. Pourtant, il faudra encore attendre environ quatre ans pour que ces mesures produisent un impact réellement visible. Ce retard est imputable à la durée du cycle de leasing.  « Les émissions de CO2 du parc de voitures de société baissent chaque mois », déclare Peter De Wreede, Manager HR Services et responsable de la flotte chez SD Worx. « De nombreuses entreprises ont en effet pris leurs responsabilités. Si toutes les entreprises conscientes de la nécessité d’une flotte plus écologique prennent les mesures adéquates, l’on pourra considérer que le parc belge de voitures de société sera nettement plus écologique dans trois ou quatre ans. »



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Lorenzo Andolfi, SD WORX, tel. 03/220.28.06 of 0479/79.17.73, lorenzo.andolfi@sdworx.com
ou Liesbeth Rogiers, Trimedia, tel. 02/713 09 01, lrogiers@trimedia.be