La flexibilité dans les PME belges:

Plus l’entreprise est petite, plus la gestion des collaborateurs est flexible

(05/06/2008)

58 % des PME autorisent le travail à temps partiel

Anvers, le 5 juin 2008. Les PME belges font preuve d’une grande souplesse lorsque les collaborateurs doivent emmener leurs enfants chez le médecin. Il n’en va pas de même dans les situations « prévisibles », comme les chantiers routiers, les grèves des trains annoncées ou la garde partagée des enfants. De leur côté, les travailleurs des PME trouvent que leurs supérieurs se montrent flexibles à très flexibles pour ce qui est des jours de congé fractionnés et des retards matinaux. En revanche, plus de souplesse est souhaitée concernant les formations pendant les heures de travail et les changements du planning et des horaires. C’est ce qui ressort d’une vaste enquête consacrée par le consultant en RH SD Worx à la flexibilité dans les PME.

Vaste enquête

La flexibilité sur les lieux de travail est en passe de devenir un outil stratégique qui permet aux entreprises d’améliorer leurs performances. En effet, une approche flexible du travail attire les collaborateurs compétents et semble un excellent moyen de retenir les travailleurs.

En avril, SD Worx a mené une vaste enquête sur la durée du travail et la flexibilité dans les PME belges (auprès des employeurs et des travailleurs). 1 251 PME ont été interrogées sur plusieurs thèmes. Comment les PME gèrent-elles les congés de maladie, heures supplémentaires, vacances, retards et mesures permettant de concilier vie professionnelle et vie privée? Quant aux travailleurs, ils ont été questionnés sur la flexibilité de leur supérieur direct et les éventuels points à améliorer.

Résultats

Retards
Dans 8 PME belges sur 10, on s’attend à ce que le collaborateur prévienne en cas de retard. Mais on note cependant des différences régionales importantes. En Région wallonne, 92 % des entreprises veulent être averties contre seulement 78 % dans la région bruxelloise.
Plus l’organisation est petite, moins le collaborateur est supposé signaler chaque retard. Ainsi, le retardataire n’est pas tenu de prévenir dans 25 % des entreprises de moins de cinq travailleurs. Ce chiffre tombe à 18 pour cent dans les entreprises de 5 à 19 personnes. Et dans les grandes PME (50-99 travailleurs), l’obligation de se signaler est la règle dans 90 % des cas.

Lorsque le retardataire doit rattraper le temps perdu (ce qui est le cas dans 69 % des PME), il peut le faire au moment qui lui convient dans 87 % des PME bruxelloises. Par contre, dans 35 % des PME du Limbourg et de Flandre-Occidentale, c’est le patron qui en décide.

Maladie
70 % des PME estiment que leurs collaborateurs doivent présenter une attestation médicale pour 1 jour de maladie. Trois PME sur dix expliquent ne pas se tenir rigoureusement à cette règle. En revanche, les grandes PME de 50 à 100 travailleurs déclarent la respecter strictement, d’autant qu’elles savent qu’exiger une attestation médicale a un impact positif sur les chiffres d’absentéisme.

Temps partiel et télétravail
Une large majorité des PME (58 %) accèdent à la demande de leurs collaborateurs de pouvoir travailler à temps partiel. Le fait que 17 % des employés de PME prévoit effectivement de passer à cette formule de travail montre que cela répond à un besoin réel. Dans les grandes entreprises (> 500 travailleurs), ce chiffre n’est par exemple que de 13,6 %.
Les collaborateurs de PME wallonnes (23 %) sont plus nombreux que leurs homologues flamands ou bruxellois (13% dans les deux cas) à envisager de réduire leur temps de travail.

Le télétravail a aussi la cote et est autorisé dans 30 % des PME belges, et plus précisément dans 48 % des PME de la région bruxelloise et, respectivement, 33 % et 52 % de leurs consœurs du Brabant flamand et du Brabant wallon. Parce que les PME de Flandre-Occidentale et du Limbourg emploient souvent des collaborateurs originaires de la région, les pourcentages y sont nettement plus bas. Seulement 17 % des entreprises en Flandre-Occidentale et 16 % au Limbourg acceptent le télétravail.

Situations inattendues
Les conclusions sont également surprenantes pour ce qui est des situations inattendues qui exigent une certaine souplesse. Par exemple, 84 % des PME permettent à leurs collaborateurs de s’absenter pendant les heures de travail pour une consultation médicale et 73 % de rester chez eux garder un enfant malade. Par contre, celui qui veut emmener ses enfants à l’école pour leur premier jour de classe n’y sera autorisé que dans 43 % des entreprises.

D’une manière générale, on constate aussi que les PME belges se montrent moins flexibles en cas de situation « prévisible » telle que chantiers routiers, grèves des trains annoncées et garde partagée des enfants. Absences et retards ne sont pas tolérés dans 31 % des PME en cas de travaux routiers et dans 27 % des PME en cas de grève des transports publics. Les PME sont 36 % à ne pas permettre qu’un parent exerçant son droit de garde en alternance arrête le travail plus tôt la semaine où il garde ses enfants.

Un collaborateur de PME sur deux trouve que son chef n’est pas assez flexible 

En gros, 55 % des collaborateurs de PME trouvent que leur supérieur direct n’est pas assez flexible lorsqu’il s’agit d’accéder à des demandes individuelles relatives au travail. Ce faisant, ils ne jugent pas plus sévèrement leurs chefs que leurs collègues des grandes entreprises. Comme principal point à améliorer, 30 pour cent des travailleurs épinglent l’autorisation des formations pendant les heures de travail. Ils souhaitent aussi plus de flexibilité en ce qui concerne l’ajustement du planning ou des horaires (18 % des travailleurs), la prise de crédit-temps (15 %) et le télétravail (14 %).

Méconnaissance de la législation sur la durée du travail
Quant aux directeurs de PME eux-mêmes, ils s’expriment avec mesure sur la législation régissant la durée du travail. Néanmoins, ils sont 17 % à considérer que cette législation entrave leur travail de manière importante à très importante. Un constat étonnant ressortant de l’enquête est par ailleurs qu’une PME sur trois admet ne pas ou peu connaître la législation sur la durée du travail.

 

Séminaire SD Worx pour les PME sur la durée du travail et la flexibilité
Jeudi 12 juin, SD Worx organise le séminaire Au cœur de l’activité spécialement dédié aux PME. Sous la houlette d’Amid Faljaoui, trois orateurs spécialisés aborderont un sujet socio-juridique, un thème financier et une question de RH. Le séminaire sera centré sur la grande enquête SD Worx sur la durée du travail et la flexibilité qui a été organisé entre le 8 et le 25 avril 2008 auprès de 1 251 PME. Les résultats de cette enquête seront présentés par la consultante PME de SD Worx Cindy Rowe.

Le séminaire aura lieu au Château de Saint-Nicolas, à Liège. Un second séminaire se tiendra le jeudi 19 juin à Dolce, La Hulpe. 

Vous trouverez le programme détaillé et le formulaire d’inscription sur http://www.sdworx.be.

 

Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser à:
Dirk van Bastelaere, SD Worx, tél. 03/201 72 05 ou 0498/94 69 52, dirk.vanbastelaere@sd.be
ou Liesbeth Rogiers, Trimedia, tél. 02/713 09 01, lrogiers@trimedia.be