Quel est le degré de mobilité du travailleur belge?

(19/12/2007)

27% n’ont jamais changé d’employeur au cours de leur carrière
71% des travailleurs déclarent ne jamais avoir pensé à changer encore d’employeur
62% des employeurs se méfient d’un candidat qui a eu plusieurs employeurs en très peu de temps

Le travailleur belge est assez casanier. Il est fidèle à son employeur. Il ne change pas fréquemment de travail et n’envisage pas de le faire à l’avenir. Par ailleurs, il estime que ses chances de trouver un autre emploi ne sont pas très élevées. Les employeurs ne considèrent pas non plus d’un œil positif les « jobhoppers ».
Compte tenu de la pénurie sur le marché de l’emploi, il est conseillé d’investir dans ses propres collaborateurs par le biais de la formation, du développement, de l’accompagnement de carrière. Les travailleurs y accordent énormément d’importance, mais n’en sont pas toujours satisfaits.

Le travailleur belge est loyal

Le travailleur belge est assez fidèle à son employeur: 27% n’ont jamais changé d’employeur. Aucune différence n’est à constaté entre les travailleurs masculins et féminins. Les ouvriers changent plus souvent de travail que les employés; les travailleurs titulaires d’un diplôme de l’enseignement inférieur changent plus fréquemment de travail que les collègues détenant un diplôme universitaire et les travailleurs plus âgés changent plus souvent que leurs jeunes collègues.

Dans l’ensemble, 71% n’envisagent pas d’encore changer d’employeur à l’avenir. Seize pour cent veulent encore changer une fois, 7% encore deux fois, 3% encore trois fois et 2,5% encore quatre fois ou davantage.

Cinquante-trois pour cent du groupe des jeunes travailleurs (les moins de 25 ans) déclarent ne pas avoir l’intention d’encore changer d’employeur. Dans le groupe des travailleurs plus âgés (les plus de 50 ans), 91% des intéressés indiquent qu’ils ne changeront plus jamais de travail (cf. graphique).

Selon les travailleurs, quelles sont leurs chances de trouver un nouvel emploi ?

SD WORX a réalisé un sondage portant sur les chances de trouver un nouvel emploi selon les travailleurs.
Bien que l’économie prospère et qu’il soit question de pénurie sur le marché de l’emploi, 63% des travailleurs pensent qu’il sera difficile de trouver un autre emploi (cf. camembert).

Dans les rangs des travailleurs titulaires d’un diplôme universitaire, 52% indiquent qu’il sera simple de retrouver un emploi. Quant aux travailleurs détenant seulement un diplôme de l’enseignement inférieur, ils estiment qu’il sera nettement plus difficile de trouver un nouvel emploi : 70% pensent que ce sera difficile.

Perception des « jobhoppers » par les employeurs

Parmi les employeurs, 62,10% considèrent d’un œil critique tout candidat qui a eu plusieurs employeurs en très peu de temps (cf. camembert).

Solutions possibles

Compte tenu de la pénurie sur le marché du travail, il est recommandé d’investir dans ses propres collaborateurs. Possibilités de carrière et d’évolution, formation et développement constituent des atouts déterminants dans ce cadre. Les travailleurs accordent beaucoup d’importance aux chances de promotion et d’évolution, mais n’en sont pas très satisfaits (sous la moyenne belge). Appel est donc lancé aux employeurs pour y consentir des investissements !

Enquête

Chaque année, SD WORX interroge plus de 3000 travailleurs d’entreprises publiques et privées constituant un groupe représentatif du marché du travail belge (en fonction du sexe, de la taille de l’entreprise, du statut, du diplôme, de la région linguistique, …). L’enquête est réalisée auprès de la population active et comprend des questions relatives à l’emploi du personnel.
SD WORX a réalisé un sondage sur l’intention de changer d’employeur chez les travailleurs.

Pour de plus amples informations, vous pouvez vous adresser à:
Veerle de Jong, SD WORX, tél. 03/220 22 69 ou 0478/26 26 19, veerle.dejong@sd.be
ou Liesbeth Rogiers, Trimedia, tél. 02/713 09 01, lrogiers@trimedia.be