Une poire pour la soif… sans déboires financiers!

16 août 2012

Des études démontrent que la consommation régulière de fruits est excellente pour la santé. On considère généralement que cet effet favorable intervient déjà lorsqu’on mange +/- 2 fruits par jour. De plus en plus d'employeurs envisagent dès lors de mettre des fruits comme encas à la disposition de leurs travailleurs. Mais… l’ONSS et le fisc sont-ils aux aguets?
Point de vue du fisc

Les fruits qui sont offerts gratuitement par l’employeur comme encas pendant les heures de travail constituent un avantage social exonéré pour le travailleur.

La condition est que les fruits doivent être mangés pendant les heures de travail sur le lieu de travail. Les fruits qui sont offerts gratuitement par l’employeur sous la forme de corbeilles de fruits, de grandes quantités de fruits, etc., dans l’intention de les consommer à la maison/en famille ne sont pas visés par cette exonération.

Les frais liés à cette distribution de fruits sont pour l’employeur complètement déductibles à titre de frais professionnels.

Point de vue de l’ONSS

La mise à disposition gratuite d’un encas sain ne répond pas à la notion de rémunération de l’ONSS. Une telle offre s’inscrit dans le cadre d’une politique de santé préventive, dans le cadre de laquelle l'employeur souhaite encourager son personnel à manger sainement, à commencer par les encas.
L’employeur octroie cet avantage en partie dans son propre intérêt.
Des cotisations de sécurité sociale ne sont donc pas dues sur la contre-valeur de cet avantage.

Conséquences pour l’employeur

Un employeur qui souhaite encourager ses travailleurs à manger plus sainement peut franchement leur offrir des fruits comme encas gratuit.

Lorsque ces fruits sont destinés à la consommation immédiate sur le lieu de travail:
• il s’agit d’un avantage social exonéré pour le travailleur
• qui est complètement déductible à titre de frais professionnel pour l’employeur
• et aucune cotisation de sécurité sociale n’est par conséquent due

Source: Circulaire n° Ci.RH.242/618.836 (AAFisc N° 27/2012) du 6 août 2012.
Point de vue de l’ONSS interrogé par téléphone le 7 août 2012.

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