Chômage économique: que faire lorsque le travailleur rappelé ne vient pas travailler?

13 septembre 2011

Un employeur envisage de diminuer le nombre de journées de chômage économique initialement prévues en vue de faire face à une commande inattendue de la clientèle. L’employeur a le droit de rappeller certains travailleurs. Un travailleur rappelé allègue qu’il a pris d’autres dispositions durant la période de chômage économique et ne reprend pas le travail. Que l’employeur peut-il faire dans cette situation?
Il convient de distinguer deux cas de figure.

Soit le travailleur est à même de justifier son refus de reprendre le travail

Il a par exemple trouvé un travail temporaire auprès d’un autre employeur (il en a le droit, simplement il ne bénéficiera pas d’allocations de chômage, ni de rémunération à charge de l’employeur principal) ou bien il remet un certificat médical justifiant d’une incapacité de travail. Il s’agit d’une absence justifiée à traiter en tant que tel par l’employeur.

Soit le travailleur n’est pas en mesure de justifier son absence

Il s’agit dans ce cas d’une absence injustifiée passible de sanctions prévues dans le règlement de travail pouvant aller du simple avertissement jusqu’au licenciement pour faute grave.
Le fait que le travailleur ne soit pas joignable ne peut pas être considéré par l’employeur comme une absence injustifiée car le travailleur en chômage économique n’est plus à la disposition de son employeur.

La loi n’indique pas de délai minimum entre la notification à l’ouvrier de l’intention de l’employeur d’interrompre le chômage économique et le début des prestations.
L’employeur doit laisser un délai raisonnable à l’ouvrier afin que ce dernier puisse prendre ses dispositions. Dans la pratique un délai de 48 heures est considéré comme raisonnable.

Auteur: Marie-Claude Christiaens est consultant juridique chez SD Worx.

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